La Presse Ivoirienne dans son ensemble a totalement mise de côté, sa vocation première qui est d'informer en se conformant à une déontologie que certains journalistes semblent avoir oubliés.

On appel désormais journaux Bleus, tout organe de Presse proche du Front Populaire Ivoirien (FPI) de l'ex-président Laurent Gbagbo, journaux verts, les organes proches du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) du second président de la République après Houphouet Boigny, monsieur Henry Konan Bédié et enfin, journaux oranges, les organes proches du parti au pouvoir Rassemblement Des Républicains (RDR) du Président Alassane Ouattara.

Du coup, les journalistes Ivoiriens laissent derrière eux, leurs métiers et font de la presse partisane.

Les journaux sont transformés en de véritables mouvements de soutiens aux leaders et formations politiques, faisant alors de l'information une réelle publicité des hommes politiques et leurs partis.

Il est tout à fait juste de publier une information d'une action posée par un acteur politique qu'on l'aime ou pas, mais cela ne doit pas être visible dans cette publication.Un journaliste doit relater les faits tels que vécu. Il n'est pas donc saint pour ce dernier de faire du journalisme partisan.

La dernière en date c'est un groupe de journalistes qui ont lancés un appel à soutenir ce que l'on est désormais appelé à nommer "L'appel de Daoukro". Bonne ou mauvaise initiative? .

Nous ne sommes en guerre contre aucun parti politique. Seulement, lancer un appel aux journalistes Ivoiriens afin qu'ils fassent leur travail et non se transformer en mouvement de soutien aux partis politiques. 

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