Yopougon, Abobo, Cocody-Riviera…

Voici les nouvelles gares à Adjamé

Plus de trois mois après le mot d’ordre du Cdt Koné Zakaria concernant le désengorgement des principales voies d’Adjamé, obstruées par les stationnements anarchiques de minicars (gbakas) et taxis intercommunaux (wôros-wôros), les grandes avenues d’Adjamé respirent un peu.

De la Gare Nord dite " sous le pont " à la Gare Stif, jusqu’à l’agence Cie, en face de l’ancien siège du Parti ivoirien des travailleurs (Pit), en passant par la gare de train, premier et deuxième feu, non loin de l’immeuble Mirador, aucun chauffeur de minicar (gbaka) ou de taxi communal (wôro-wôro) n’a le droit de parquer son véhicule. C’est défendu, sous peine, pour les conducteurs, de se voir arracher leurs pièces de véhicules par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), en alerte maximale sur la voie principale. Les effets de ces mesures et nouvelles dispositions sont également visibles sur le boulevard Nangui Abrogoua où les hommes du Cdt Koné Zackaria ont réussi à débarrasser la voie principale des vendeurs. En effet, depuis le mois de juin 2011, les différentes réunions tenues entre le Cdt Koné Zackaria et le président de la Coordination nationale des gares routières de Côte d’Ivoire (CngrCi), Touré Adama, se sont soldées par des mesures concernant des sites précis où les gbakas et wôros-wôros doivent stationner, désormais. De fait, la démarche a pris en compte l’identification de trois sites. A savoir, l’espace Gbêba (derrière la gare Stif), l’ancienne station Mobile, au niveau de la ferraille, à l’entrée d’Adjamé, en sortant d’Abobo-Gare et le secteur de « Washington », aux encablures des Martyrs. Et, de façon subsidiaire, un autre espace en face du camp Agban. L’ensemble des propriétaires de véhicules, syndicats de transporteurs et tous ceux qui sont partie prenante dans le milieu des transports routiers ont donné leur accord. Pour Moustapha Diaby, chef de ligne Riviera III-Selmer, les gbakas en provenance des communes de Yopougon, Cocody et Abobo-Gare stationnent juste derrière la gare Stif, à l’espace dit Gbêba. «Les chauffeurs sont obligés de respecter cela», indique t-il. « Il a été décidé que les chauffeurs de gbakas et wôros-wôros quittent  la voie de la gare « Renault » pour se familiariser avec les nouveaux sites », a-t-il précisé. Cette même disposition est prise au niveau de l’échangeur, non loin de l’ancien siège du Pit, en face de la Cie. Ici, l’espace reçoit les gbakas en provenance  de Cocody, Riviera et Bingerville. Il y a une nette organisation, les véhicules sont bien rangés et les départs se font en fonction de l’arrivée et de la programmation faite par le chef de ligne. Diomandé Brahima dit « Warrios », du Syndicat national des transporteurs de Côte d’Ivoire (Synatraci) et son collaborateur, Dosso Djakaridja dit « Sirikiba», sont formels. « Nous veillons au grain ici », se défendent-ils. En revanche, les wôrôs-wôros qui font les lignes de Koumassi, Treichville, Marcory et qui font usage des trottoirs, représentent un réel danger.

 SERIBA KONE

seriba67@yahoo.fr
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