Après avoir tenu une première rencontre des femmes et jeunes filles artistes, activistes, femmes entrepreneuses et celles de médias organisée ce samedi 27 Février 2016 dans l’enceinte de Yolé!Africa autour du thème « Dignité, force et puissance de la femme face à ses obstacles au quotidien », c'est les étudiants de l'ULPGL/Goma qui ont jouit de ce programme de Yolé!Africa ce 30 Mars 2016, par le biais du comité facultaire de Droit.

Les discussions ont été axées sur deux sous-thèmes à savoir, la représentation de l’image de la femme dans la société et les défis auxquels la femme fait face ». Un minimum de cent étudiants ont donc étaient réunis pour échanger autour de ce thème, de la philosophie et la démarche de Femme dans l’art, dans le souci de promouvoir la femme et la jeune fille mais aussi et surtout pour discuter sur les mécanismes de son autonomisation.

Dans ce contexte, des films documentaires courts-métrages ont été projeté à l’intention des participants pour leur dévoiler les exploits de celles qui ont brisé les traditions et se sont lancées dans des travaux prétendus réservés aux seuls hommes.

La première de ces vidéos a partagé l'expérience d'une lavadrice, féminin de lavader, un jargon gomatracien désignant les laveur des motos et automobiles. Pour elle, s'il n'y a pas de sot métier, il ne faut pas non plus chercher à lié le métier au sexe. Elle ne se rallie pas non plus à la conception selon laquelle les hommes sont physiquement plus forts que les femmes car il est prouvé que lors de l'accouchement, les enfants filles sont plus résistants que les enfants garçons, soutient-elle.

La deuxième vidéo quant à elle, souligne les exploits de Charlaine, la toute première femme chauffeur à intervenir dans le secteur du transport commun dans la ville de Goma. Faut-il encore souligner qu'elle projette ouvrir une agence de transport où elle va employé rien que des femmes. Ayant déjà été vendeuse, serveuse et caissière, elle ne trouve plus d'inconvénient à son nouveau job et sent prête à poursuivre son idéal.

La troisième vidéo projeté a été Jazz Mama, un film réaliser par Petna NDALIKO à Kinshasa. Cette vidéo loue la pagne, habit traditionnelle de la femme congolaise en particulier, africaine en général. Elle parle aussi des quelques femmes qui parviennent à subvenir aux besoins de leur famille par des activités d'auto-prise en charge, dont Mme Nelly, licenciée en sciences sociales, vendeuse des pagnes, scolarise ses enfants et nourrit sa famille, y compris son mari que l'Etat ne paie plus, pourtant elle ne touche que 52 000fc le mois à la fonction publique, un équivalent de 55$ US, affirme-t-elle.

Selon le coordinateur du Centre culturel, Ganza Buroko, cette activité s'inscrit dans le cadre des ciné-clubs (des projections films et débats),les Baraza (rencontre d’échange, discussion et réflexion organisées par Yolé!Africa sur des sujets d’actualités socioculturelles, politiques, économiques, etc.) autour d’une thématique principale de « La participation active de la femme dans le processus de paix, de la sécurité et du développement », visant à montrer l'image positif de la femme qui, le plus souvent est montré en tant que victime de tel ou tel autre mal.

Pour Eric KAMBALE, président du comité des étudiants de la faculté de Droit de l'ULPGL, cette activité est opportun dans une institution universitaire pour conscientiser les élites, les intellectuels,  au moyen de l'art, du théâtre, des films, sur les maux qui rongent la société en vue de capitaliser le potentiel et les talents des jeunes universitaires en les mettant au service du peuple car souvent ils restent indifférents en se faisant observateurs pourtant ils doivent être des acteurs incontournables de la prise de conscience.

Réagissant à cette activité, les étudiants de l'ULPGL se disent satisfait de voir qu'à la femme peut être lié une autre image pas toujours celle de victimes des toutes sortes de violence mais celle d’héroïne, nous confie Mlle Lucienne. Renchérissant, Dieu-donné encourage les femmes qui effectuent les travaux qui jusque là semblait revenir exclusivement aux hommes. Cela signifie qu'elles comprennent déjà ce qu'elles sont appelé à accomplir dans la société, se réjouit-il. La parité ne se limite pas aux niveau des travaux insignifiants mais à l’intériorisation des facultés d'action qui font jouir la femme pleinement de la considération sociale, conclut Geneviève.

https://curemorale.wordpress.com

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Né le 22/09/1994 à Goma, Jean-fraterne Ruyange est par passion: Blogueur, artiste poète. Et par formation: Juriste en gestation. Quand passion et formation font bon ménage, nait le plaisir de servir.

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