Je ne sais pas si vous vous en êtes rendus compte (nous, pas vraiment) mais deux ans sont passés depuis la première édition de l'Atelier des médias.

Le 29 octobre prochain nous fêterons le 2e anniversaire et la 100e de l'Atelier des médias. Deux occasions conjuguées de faire la fête (plus d'infos en bas de ce billet sur le lieu de l'enregistrement de cette émission spéciale).

En deux ans, de l'eau est passé sous les ponts. Des journaux ont disparu; des sites d'info sont apparus; le paysage des médias a subi des bouleversements dont nous avons essayé de rendre compte semaine après semaine.

Pour cette 100e édition de l'Atelier des médias, nous allons essayer d'imaginer ce que seront les médias dans 2 ans. Un exercice de prospective auquel vous êtes tous conviés à participer.

Dans deux ans, y aura--t-il encore des quotidiens? Les médias seront-ils payants ou gratuits? AUra-t-on encore besoin des journalistes? Ecoutera-t-on massivement la radio sur son iPhone? Y aura-t-il encore un journal de 20 heures à la télé? Les rédactions seront-elles délocalisées dans des pays à faible coût de main d'oeuvre? Google deviendra-t-il un média? L'information internationale sera-t-elle produite par des ONG?

Nous attendons vos idées, vos réflexions dans les commentaires de ce billet. Que vous viviez en France, en Afrique ou ailleurs, faites-nous part de votre vision des médias dans 2 ans?

Nous sélectionnerons les contributions les plus intéressantes pour vous faire participer à cette émission anniversaire pour ceux qui ne pourront pas être présents sur place.

Pour ceux qui seront à Paris, venez nous rejoindre le jeudi 29 octobre à partir de 18h30 à la Cantine, passage des Panoramas, 75002 Paris. Le nombre de place est limité. Inscription préalable nécessaire sur Facebook.

[Photo: oskay via Flickr]

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Commentaires

  • Dans les pays du Sud je vois une hausse de la consommation des journaux papiers mais aussi le passage direct à une information électronique

    Je pense qu’il y aura des supports numériques universels du même type qu’au Nord mais sans doute produits de façon moins onéreuse. J’imagine aussi des échanges d’informations hyper locaux et décentralisés, notamment Nord / Sud, avec les diasporas .

    Une génération de digital native lorsqu’elle aura 40 ans, aura pris l’habitude de consommer l’information de façon collaborative, sociale et active.

    Aux acteurs et groupes que nous connaissons devraient s’ajouter des nouveaux groupes de bloggeurs associés en marques média.

    Les marques s’adresseront de plus en plus en direct à leur public, sans passer par leurs sites mais en s’intégrant aux réseaux sociaux.

    Les personnes qui produiront ces supports seront des managers entrepreneurs journalistes d’une part et d’autre part des amateurs et des experts ; Cela en particulier dans le domaine du loisir et des passions.

    La radio et la télévision vont fusionner et rejoindre un service multimédia.
    Les télévisions de masse ne seront plus suivies que pour des événements particuliers en alliant en direct le feedback des réseaux sociaux. Ces médias audio-visuels seront disponibles à la demande.

    Dans 20 ans je vois le marché de l’information devenir hyper-spécialisé et multisupport.
    Les marques actuelles de la presse quotidienne et hebdomadaire seront devenues des sites internet de flux + un hebdomadaire support publicitaire de qualité gratuit.

    Pour l’information locale les quotidiens et hebdomadaires locaux seront concurrencés par des sites bloggeurs hyper-locaux sans doute liés aux collectivités locales.

    L’information de loisir sera devenue hyperspécialisée sous la forme de sites communautaires reliés aux réseaux sociaux.

    Même phénomène que pour les marques la notion de site internet s’effacera pour laisser place à une intégration complète dans les réseaux sociaux.

    Nous devrions ne plus avoir de revues de presse mais une revue des réactions des internautes et des réseaux.
  • dans deux ans c'est vrai que y'aura forcement la radio y'aura, nécessairement les quotidiens a mon il y'aura même plus d'organe le journal de 20h sera beaucoup plus amélioré mais la question qu'il faudra se poser c'est de savoir si on en aura besoin?es-ce que les journalistes ne seront pas remplacés par les blogueurs? mystère
  • Je salue tes analyses Bertrand et te félicite pour le travail que tu essaies chaque fois à l'atelier. Cela dit, loin de vouloir dissiper ma peur face à ce tableau pas très reluisant, je reste persuadé que nous trouveront les moyens et les solutions adéquats pour contourner certaines des difficultés en vues.
    Courage et bonne continuité.
  • En outre , je confirme ma sincérité par l'envoi des photos à l' Atelier pour approuver mon Devoir la semaine prochaine et encore dans les mois qui restent de l'an 2009 ...Merci ....En attendant une réponse personnelle .
    A.M. PANG TING TU
  • Bonjour ,
    Le phénomène Internet-Téléphone portable me serait très important . Probablement dans certain cas de déplacement . Pour un journaliste passant ou autre entrepreneur de qualité , c'est pour ce motif que je suis attaché...Étant citoyen du Viêt-Nam , je voudrais sans cesse révéler aux Grands Gouverneurs des pays d' Europe et des États-Unis , enfin qu'ils jettent un coup d'oeil sur ce que je veux exprimer et demander un soutient monétaire pourque tous les peuples de minorités ethniques puissent vivre selon les codes du Droit de l'Homme < HUMAN RIGHT > si vous voulez ...Plus je demande plus on ferme les oreilles....Je ne comprends pas ....ANTOINE MARIE PANG TING TU
  • D'ici deux ans le journaliste n ' existera presque plus ce sera maintenant de nouveaux médias ainsi que l 'homme de la rue , le passant , le témoin d'une scène qui feront presque l'information. Certaines grandes chaines de télévision(CNN) le démontrent en envoyant des sms info chaque fois qu'une actualité en vaut la peine.C est au tour du récepteur de cliquer sur le lien envoyé dans le sms .
  • anniversaire adm 2 ans



    L’UNIVERS DES MEDIAS EN 2012

    A quoi ressemblera l’Univers des médias dans les deux prochaines années ?

    A l’évocation de cette question quatre phénomènes me viennent directement à l’esprit :
    - Le phénomène Google,
    - Le phénomène Internet-Téléphone portable,
    - Le phénomène de la remise en cause du profil du métier de journaliste,
    - Le phénomène « Internet is broken ».

    GOOGLE

    Le 31 janvier 2009 vers 16H Google est victime d’un bug ou plutôt d’une erreur humaine: pendant 40 minutes tous les sites web sont signalés dangereux ce qui entraîne une chute du trafic internet de 80%. Cela donne à réfléchir .
    Google , c’est un trillion d’url recencées et deux milliards de requêtes quotidiennes.
    Google , c’est une « hyper régie publicitaire ».
    Google multiplie les services : Google c’est Gmail, Google waves, Google Map, Google Earth, Google Books, Google Chrome, Google Adsense et j’en passe.
    Google avance sur tous les fronts et tente ,avec apparament beaucoup de succès, de devenir un « hyper-média ».
    Cependant il y a de fortes chances qu’il soit confronté dans les prochains mois à des difficultés liés aux droits de propriétés intellectuels sur les œuvres qu’ils diffusent mai s aussi très probablement à des charges d’abus de position dominante qui peuvent lui être reprochées ( … Microsoft).
    Les deux prochaines années seront des années de batailles juridiques pour Google et cela va jouer profondément sur l’univers des médias en 2012.
    NB. Google aide officiellement à la censure des médias sur Internet notamment en Chine.

    INTERNET – TELEPHONE PORTABLE

    Internet c’est plus d’un milliard d’utilisateurs. Internet c’est le Réseau des Réseaux, le Réseau qui offre le plus de visibilité, le Réseau sur lequel tous les autres médias viennent se greffer, le Réseau à intégrer. Tout média qui n’intègrera pas Internet sera désintégré.
    Des techniques de recherche en passant par la mise en forme et la diffusion de l’information, toute activité médiatique devra intégrer l’Internet, l’incontournable !

    D’un autre côté, nous avons le téléphone portable , très largement répandu, qui est devenu plus polyvalent qu’un couteau suisse : mon portable me sert d’horloge, de réveil, d’agenda, de téléphone, de calculatrice etc … Demain il me servira à consulter les informations, les magazines et autres journaux… il me suit partout.
    Les médias de demain orienteront leur diffusion via Internet vers ce terminal de prédilection qu’est le téléphone portable.
    Les prévisions pour ces deux prochaines années laissent entrevoir une multiplication des logiciels et des services pour téléphone portable via internet.

    LE JOURNALISTE EST MORT, VIVE LE JOURNALISTE !

    Cent journalistes du très célèbre New York Times, un des fleurons de la presse américaine, perdront leur emploi cette année 2009 a annoncé le quotidien américain ce lundi. Un peu partout dans le monde entier, on assiste à un net recul de l’audience accordée aux médias traditionnels et à une série de compression du personnel Les uns y voient une conséquence de la crise financière mondiale, d’autres l’expression d’une crise de confiance du crédit accordé aux médias, d’aucuns enfin accusent Internet et Google d’être les fossoyeurs des médias traditionnels. Qu’en est-il exactement ? Le métier de journaliste sera-t-il amené à disparaître comme le proclament certains ?
    Pour ma part, je pense que le problème du journalisme a évolué en trois phases :
    1. L’information (son,image,vidéo,texte) a été converti sous une forme compréhensible par des équipements informatiques qui peuvent effectuer toute sorte de traitements automatiques sur cette information.
    2. Les équipements de traitement de l’information ont été vulgarisés. Tout le monde ou presque possède un ordinateur, une téléphone portable , un PDA ou du moins la possibilité de louer les services d’un ordinateur dans un cyber-café par exemple.
    3. L’outil internet a permis la libre diffusion de l’information. Tout le monde peut créer son site, son blog ,son média ; on parle de plus en plus de média personnel.
    La conséquence directe de l’évolution de cette situation est que le journaliste n’a plus le monopole de l’information qui se retrouve « à terre ». Le journaliste n’a plus également le monopole du traitement de cette information et de sa diffusion. Quel avenir donc pour le journaliste ?

    Contrairement à un avis largement répandu je pense que le journaliste a encore de beaux jours devant lui s’il sait s’approprier les nouveaux modes de collecte, de traitement et de diffusion de l’information créés par l’outil Internet. (« Un métier, ça ne meurt pas comme ça ! »)
    Le journaliste doit s’adapter à la nouvelle donne Internet tout en s’assurant d’être le garant d’une information crédible traitée avec professionnalisme.
    La première émission de l’Atelier Des Médias il y a deux ans durait 19 minutes. Deux ans après, malgré le programme de compression au sein de RFI, l’ADM passe à une 1h30 de diffusion et élargit son équipe. Je crois que nous avons là un bel exemple d’adaptation du métier de journaliste à étudier. Les deux prochaines années verront une évolution du CV des journalistes qui seront orientés vers les nouvelles technologies.

    LE PHENOMENE « INTERNET IS BROKEN »

    Le Dr. Francis PISANI nous a confié dans l’émission 82 de l’Atelier des Médias que les américains de la Silicon Valley ont coutume de dire : « Internet is broken ». Une manière de dire qu’Internet n’a pas été conçu pour l’usage que l’on en fait et qu’il subit en permanence des travaux de maintenance.
    Le nombre d’internautes va croître avec la population mondiale ces deux prochaines années. Le trafic internet en provenance des pays en voie de développement également, du fait de la vulgarisation de l’outil. Les applications et autres logiciels vont fleurir sur le Net. Les utilisateurs de plus en plus nombreux voudront de plus en plus de débit.
    Question : Le Réseau est-il prêt à supporter tout ce trafic ?

    Au terme de ce billet, je voudrais souhaiter un joyeux anniversaire à toute l’Equipe de l’Atelier des médias mais également à toute la Communauté de l’ADM. Puisse le Créateur nous garder encore ensemble ces deux prochaines et nous accorder plus d’heures de diffusion sur la Radio Mondiale.
  • On dit toujours qu'en Afrique, Internet est le principal problème à cause des prix, mais ces derniers sont plus abordables dans la téléphonie mobile. L'information par SMS représente un avenir certain, habitant à Madagascar, j'ai plus utilisé le SMS info plus qu'aucun autre média à cause de sa rapidité. Maintenant, je pense que les périphériques mobiles sont un moyen de connaitre l'information, mais les médias seront toujours là pour l'analyse en profondeur.

    Je suis absolument contre l'info payante, car elle doit être accessible à tous, mais certaines parties confidentielles peuvent être payantes. Il est évident que les ONG seront des médias intermédiaires, et on le voit dès aujourd'hui, notamment dans les pays sensibles, où ils sont les seuls à dresser des rapports objectifs.
  • Les médias constituent l'excellent véhicule de l'information. Bien exploité, il apporte le bonheur et mal exploité, c'est la malheur et à cet effet, il devient important de former premièrement l'auditeur qui recoit, d'informer les communications qui vehiculent l'information sur l'importance et le bien fondé de leur métier. Ainsi, on pourra à partir même de l'information changer les choses et même le monde pourquoi pas !!!

    Quant au type de média, il devient difficile de se prononcer parce qu'en Occident, la culture de l'information est omniprésente, il y'a internet, les tabloïdes, les radiodiffusions, les télévisions etc... Chaque personne se bat afin d'obtenir la meilleure information sans passer par radiotrottoir. En Afrique, à peine, on a accès à l'internet, parce que c'est encore très cher, les tabloïdes ne sont pas à la portée du premier venu pour les mêmes raisons et quand bien même on parvient à se procurer un journal, le titre ne reflète pas le contenu. Si les politiciens ne s'étripent pas parfois en utilisant certains journaux, ce sont eux qui s'attaquent aux vies privées en communiquant des informations sans fondements et sans investigations et parfois même éronnées. Les nombreuses stations de radiodiffusion pour la plupart du temps des boites à musiques, quant aux télévisions, on sent au moins venir le professionnalisme dans certains pays mais le problème reste les promoteurs qui n'aiment pas payer les meilleurs journalistes au détriment des clochards de la communication. Face à ce constat, radiotrottoir fait son bonhomme de chemin et la mauvaise information passe mieux que la bonne.

    Il devient alors essentiel pour les associations de communicateurs de sensibiliser, d'orienter et de resserer l'étau autour des clochards qui se sentiront soit obligé de changer ou d'abandonner. Regroupé en association, ils auront plus de poids afin de faire pression également sur les promoteurs de presse, écrite, parlée ou télédiffusée. Plus la communication se professionnalise, mieux le public devient sensibilisé face à l'info ou à l'intox.
  • La révolution dans les médias est dû en grande partie à l'évolution des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Cela veut dire qu'il y a un effet d'entrainement entre ces deux notions: Médias et TIC. C'est dire simplement que les médias évoluent à la même vitesse que les TIC.
    Dans deux ans, le paysage médiatique au sud et beaucoup plus au nord,sera démystifié et ne sera plus forcément l'apanage des professionnels de l'information. En Afrique déjà beaucoup de quotidiens relayent leurs propres informations sur leur site Internet, d'autres envoient carrément des exemplaires dans les radios pour lecture de leurs unes. Le journal de 20h, même si il ne disparaitra pas, perd déjà de l'audience à cause des éditions en boucles de la journée. Vendre dans deux ans de l'information relèverait d'une originalité ou d'une exclusivité sans pareille. Dans deux ans, les organes presse tout support confondu qui voudraient vendre, doivent s'orienter vers le journalisme d'investigation, dans le "dépouillement" des dossiers classés, des affaires politiques et économiques ténébreuses à mettre au grand jour. Comme dans beaucoup d'autres domaines, les TIC, ont révolutionné le monde des médias. De nos jours c'est l'information qui va vers les cibles et non le contraire. Beaucoup de choses se passeront dans deux ans dans le monde des médias et on est pas encore proche de la surprise!...
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