Vanessa Rousselot a 28 ans, elle vient de partir en Cisjordanie pour achever un documentaire qu’elle a commencé en 2006 sur l’humour et le rire. Une manière décalée de parler d'une des régions les plus troublées de la planète. La jeune réalisatrice a choisi de traiter ce sujet avec des blagues racontées par des gens de la rue ainsi que des rencontres avec des comiques locaux ou des spécialistes de la société palestinienne. Vanessa Rousselot et ses producteurs ont beaucoup misé sur le web pour permettre au documentaire de voir le jour. Plusieurs extraits ont circulé sur la toile et un groupe facebook a été créé pour soutenir le film. Le projet innove aussi par son mode de financement puisque les producteurs du film se sont associés à touscoprod.com, un site français qui invite les internautes à financer des films, pour rassembler une partie du budget. Cédric Kalonji a rencontré Vanessa Rousselot juste avant son départ en Palestine à l'occasion d'une conférence de presse dans un café parisien. Vous pouvez écouter son reportage et posez vos questions dans les commentaires de ce billet.

Ecoutez le reportage (6 min. et 52 sec.)

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Ziad Maalouf est journaliste, producteur de l'Atelier des médias RFI

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Commentaires

  • je l'encourage et qu'elle multiplie les efforts pour d'autres de manière à faire toujours de bonnes choses durant toute sa vie... Moi en particulier je voudrais vous demander à vous dans l'atelier de medias si vous supportez les etudes de ceux qui n'ont pas de possibilité comme moi j'attends votre reponse pardon...BESINGI ALEXIS
  • Bravo , c'est une bonne initiative, bon courrage vanessa pour ce travail ,continue ..........
  • La conclusion de Vanessa est que les blagues sont une perspective, un ultime espoir pas encore perdu.
    J'ajouterai que c'est une forme de résistance : les blagues à caractère politique ou social (se moquer des puissants, de la la corruption...) sont une forme de critique par la dérision. Les despotes et dictateurs manquent d'humour, c'est bien connu. C'est aussi, je pense une forme de résistance psychologique des peuples à leurs malheurs et difficultés de tous les jours sur le mode "mieux vaut en rire", un échappatoire.

    Allez, je vous livre une blague de Zarganar, le "Coluche birman" citoyen d'une solide dictature.
    Un Birman ordinaire lit son journal, et soudain tombe de sa chaise violemment, comme électrocuté. Commentaire : la seule fois où le citoyen ordinaire a la preuve que l'électricité fonctionne dans le pays, c'est en parcourant du doigt le journal [pour la compréhension : le journal d'Etat fait fréquemment l'éloge de l'inauguration de telle centrale électrique par tel ministre, qui n'existe sans doute que sur le papier puisque la lumière n'est toujours pas parvenue dans pas mal de villages et campagnes]
  • super!génial de ta part;Prions que cette entreprise ait des lendemains meilleurs et qui chantent;il faudra simplement se battre jusqu'au bout.Chaque jour est une vie;la vie est un éternel combat.Super de ta part
  • Bravo Vanessa pour cette idée assez originale. Un reportage ou un documentaire sur l'humour et le rire, cela peut paraître banal, mais ses résultats pourront étonner. Pour un peuple dont on ne parle sur les médias qu'à l'occasion des événements funestes, un documentaire de ce genre permettrait de renouveler le regard que l'on porte sur les palestiniens. Je m'attends à ce que l'entreprise ait un énorme succès parce que beaucoup de bonnes informations peuvent être obtenues lorsque l'atmosphère de l'enquête anthropologique ou journalistique est détendue. Je vous encourage Vanessa à mener à bien ce travail que vous avez déjà commencé. Et puis, juste un partage, voici une pensée qui m'a été envoyée il n'y a pas longtemps, elle dit peut-être un peu la place que tient le rire dans la vie d'un homme : "J’ai, messieurs, grande crainte des personnes qui ne savent pas rire. J’ai toujours aimé ces fous rires, qui montrent l’âme grande ouverte". Jean COCTEAU (cité sur le mur de la station de métro Pasteur). Salut
  • je tenais d'abord à examiner l'aspect du commentaire et l'état d'esprit qui s'y traduit à bon scient. le blague est une source qui nourrit l'esprit, le déborde. on peut voir dans la joie se dégager une certaine zèle de grâce. or dans son interviewe, l'examen de ce débordement est bien distingué. j'en profite pour dire que le monde aurait aimé voir un peu le genre de son documentaire. cela le passion. l'humour, le blague; certes il y a un temps de folie, mais qui corrige.
This reply was deleted.

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...