Lucas Menget est un "Mojo". Un quoi? Un "Mojo" (mobile journalist en anglais), autrement dit un journaliste multimédia qui travaille pour différents supports lorsqu'il est en reportage en Irak, en Birmanie ou au milieu de la mer rouge. Lucas Menget est journaliste à France 24 après avoir travaillé à RFI (où nous avons collaboré).

Dans la prochaine édition de l'Atelier des médias, Lucas Menget viendra nous rendre compte de la réalité de sa pratique professionnelle et il répondra à vos questions ou réagira à vos témoiganges. Peut-on faire à la fois de la vidéo, de la photo et du texte dans des contextes de reportages dangereux? Est-ce que les solutions techniques libèrent ou asservissent le journaliste? Travaille-t-on seul ou en équipe lorsque l'on est "Mojo"?

Vous pouvez adresser vos questions à Lucas Menget dans les commentaires de ce billet.

Nous avons déjà évoqué le cas des Mojos dans l'une des premières éditions de l'Atelier des médias en novembre 2007.

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Commentaires

  • Plutôt une remarque qu'une question, pour commencer : je ne crois pas utile -même si le côté flashy du nom attire- qu'il soit pertinent de multiplier à l'infini les catégories "socio-technico-web" du journalisme. Côté gestion de projet, on a déjà tellement de mal à faire passer de simples idées et supports comme le blog... J'imagine mes ouailles ou des éditeurs un brin "old school", à qui je présenterai le "mojo journalisme".

    Autre remarque : je pratique personnellement depuis 2003 plusieurs briques semblant constitutives du Mojo (informatique mobile, matos d'audio et de vidéocast, logiciels en ligne, CMS distant, etc.). A cette époque ce journalisme là était déconsidéré, ignoré, pire méprisé par l'ensemble de la presse et aussi par pas mal de "newcomers" ou "experts" qui se découvrent au monde depuis peu. Je rigole donc doucement devant des modes, noms et acronymes qui veulent réinventer ce qui existe déjà.

    En revanche, je suis à 100% pour parler concrètement des solutions testées, choisies et généralisées : nous en sommes là en fait. A un moment crucial où il ne s'agit pas que des rédactions ou journaux aient chacun "leur mojo". Mais où les composants de ce nouveau journalisme soient connus et pratiqués du plus grand nombre. A trop faire de catégories, on finit par les noyer...

    Ma question est plus basique pour finir : est-ce qu'on vit bien de ce journalisme là? quelle grille de tarifs pratiquer pour un travail à plusieurs facettes? forfaits tout en un, détails menus?
  • Bonjour,
    J'ai suivi au jour le jour votre utilisation de twitter, youtube, flickr et les articles postés sur le blog. Intéressant.
    - Croyez-vous que le mojo est un journalisme foncièrement différent ou une simple valeur ajoutée, un complément ?
    - En Irak, vous avez été limité techniquement (vidéos très basse qualité/actualisation du compte twitter par SMS). Est-ce dû à un manque de moyens alloués par France24 ou à l'impossibilité de faire mieux compte-tenu de la difficulté de se connecter à Internet ?
    - Vous n'avez pas utilisé twitter dans sa possibilité conversationnelle. Idem pour les commentaires aux vidéos sur YouTube/photos sur Flickr. Est-ce pas manque de temps ? Pensez-vous qu'un mojo ait besoin de travailler conjointement avec un autre journaliste (à distance) pour exploiter à 100% les possibilités offertes par les médias sociaux ?
    - Avez-vous côtoyé d'autres mojos lors de reportages à l'étranger ? Les journalistes français sont-il en retard dans l'utilisation des nouveaux médias ?
    Merci !
  • Bonjour
    Par expérience, je dirai que le journalisme multimédia est très passionnant. Je le suis depuis 7 ans et je prends du plaisir à rendre compte d’un même événement par plusieurs supports. En plus, il réduit les coûts de production pour les médias et évite la perte de temps. Le mojo sait ce qu’il veut et va droit au but.
    Je suis journaliste de radio à la base. Et après 9 ans de radio, j’ai rejoint l’agence Reuters comme JRI. Et c’est Reuters qui m’a poussé vers multimédia. J’y ai vraiment pris gout en 2005 à la mort du président Gnassingbé Eyadema. J’ai couvert la crise qui s’en est suivi à la fois en vidéo, photo. J’ai aussi écrit pour des journaux et j’ai fait des piges radio.
    En cette période, je me suis rendu compte tous les supports étaient prioritaire et les demandes avaient les mêmes degrés d’importance. Mais c’était difficile parfois à gérer. J’ai eu le même problème l’année dernière à l’occasion de l’élection présidentielle aux USA que j’ai couvert en multimédia. Ma question, à quel type de média accordez vous plus de priorité ? Est-ce la photo, la vidéo, le son pour la radio ou le texte ?
    En plus du téléphone, du laptop, de l’appareil photo et de la caméra, que mettez vous d’autres dans votre sac à dos ?
    Entre le Began et le Livewire lequel est plus performant selon vous pour la transmission sat à partir de la l’Afrique?
    Quelle est l’importance d’une formation spécifique sur la couverture des événements dans un environnement hostile dans le travail d’un mojo ?
  • Re Bonjour,

    Dernière question : " Ne rencontrez-vous pas des difficultés pour vous concentrer sur les aspects techniques d'un reportage tout en dirigeant une conversation ? Ne rencontrez-vous pas des difficultés pour faire une entrevue tout en filmant ?"
  • Bonjour,

    1. Quels matériels utilisez-vous régulièrement pour vos reportages ? (Matériel et caractéristiques techniques du matériel ).

    2. Quelle configuration matérielle minimale proposeriez-vous à un "Mojo débutant"?

    Merci.
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