Avec un score de 53,13 %, en vertu des résultats provisoires proclamés par la Cour constitutionnelle, Boni Yayi candidat à sa propre succession est donné vainqueur dès le premier tour de la présidentielle 2011. Une victoire inédite qui au-delà du signal fort qu’il constitue pour l’ensemble de la classe politique béninoise vient mettre fin à une époque. 


Boni Yayi est donné vainqueur dès le premier tour avec 53,13 % par la Cour constitutionnelle contre 35,63 % pour Adrien Houngbédji. C’est la première information qui reste pour l’heure à la une de l’actualité nationale béninoise. Si pour nombre de Béninois, c’est une historique victoire qui restera gravée dans les anales de la politique béninoise, les analystes politiques y voient d’abord la fin du clivage entre l’électorat urbain et celui rural. Les militants qui pour la plupart sont des ruraux ont pour une première fois opéré et assumé leur choix. Dans un passé récent, c’est le citadin, politicien ou non qui imprime à ses parents du village le comportement électoral à adopter. Ce qui faisait même dire que la décision de vote était exclusivement réservée aux citadins car celui qui est en ville a le pouvoir économique qu’il exerce dans le cadre de la solidarité communautaire. Mais le style et la gouvernance Yayi ont rompu cette chaine notamment dans l’occupation permanente du terrain par le chef de l’Etat par le contact physique, mais aussi par les offres de services à forte valeur ajoutée dans la captation et l’entretien de la clientèle électorale. Avec la micro finance par exemple, c’est peu dire que de faire le constat que dans les zones rurales, les données ont bien changé avec la qualification dès le premier tour de Boni Yayi. Cette fois-ci les populations rurales auront à elles seules opéré le choix qui leur convient.

A bien y voir, c’est Boni Yayi qui ayant bien compris a eu le dynamisme d’une campagne intense. En se mettant tout le temps au contact des populations depuis la base, le leader des émergeants a su relever leurs diverses préoccupations et proposer les solutions adaptées. Lesquelles solutions se sont vues renforcées et vulgarisées par les nombreuses actions de communication qui aujourd’hui semblent avoir payé. Le résultat ne pouvait donc en être autrement quand on sait que c’est sous l’ère du changement que les femmes ont bénéficié du microcrédit et de la césarienne gratuite. Les étudiants, du moins les plus nécessiteux n’oublieront jamais que c’est sous Boni Yayi que leur inscription au campus est désormais gratuite. Les soins gratuits aux enfants de moins de cinq ans, les recrutements dans tous les corps professionnels, le doublement de la masse salariale dans le secteur public, les nombreuses réalisations infrastructurelles, et bien d’autres encore restent à l’actif de l’homme.

A l’évidence donc, on se rend compte que c’est le candidat le plus contesté quoiqu’on dise de la ville qui a été plébiscité dans les campagnes, et les zones périurbaines. Ce qui remet donc sur la voie de disparition la vieille classe politique qui apparemment jouent ses dernières cartes. Au-delà des critiques et des contestations, ce qui convainc aujourd’hui le peuple, ce sont les réalisations objectives. L’intrus qui se disait ne pas connaitre la maison vient de prouver au commun des Béninois que sa déclaration sur l’état de la nation à l’occasion de la fête de l’indépendance dernière n’était qu’une ironie qui visiblement a fait dormir sur leurs lauriers ceux qui y ont cru. Boni Yayi vient donc de démontrer au peuple béninois une nouvelle façon de faire de la politique. Non pas celle politicienne mais plutôt la constructive.

Source : Adjinakou
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