VETERINAIRE ET CONTROLE SANITAIRE AU CAMEROUN

La vie va au dépend de la santé. Et ça, l’on le sait très bien. L’électricien et mon père se sont fixés un rendez-vous l’autre jour dans la matinée. Mais en quittant la maison à huit heures, n’ayant pas vu le technicien, papa inquiet a déparqué chez lui avec un cou gonflé croyant qu’il s’est fait plaqué. Arrivé chez le technicien, il contacte plutôt que le monsieur est couché, souffrant d’une gastro-entérite. - Mais qu’as-tu mangé hier, mon ami ? Lui a demandé papa.- Juste la viande du porc que tu connais-là. A-t-il répondu.- Je pense que tu as été empoissonné !- Ah ! Non, mon ami.- Comment ça, non ? Allez ! Debout on va voir le marabout !- Mais non. Un marabout était déjà ici.- Vos faux marabouts que vous avez dans ce village, hein.- Et ce ton marabout qui est vrai.- Qui ignore Akoura le vieux marabout du village Ongola.- Ah ! Voilà… et si je te dis que c’est chez lui nous étions.- Alors, là ! On envoie un enfant voir Docta du carrefour. Il va trouver une meilleure solution pour toi.Les deux se sont embrouillés pendant plus de cinq mais la meilleure est venue finalement d’un médecin. Voilà pourquoi il faut éviter l’automédication. Aller plutôt dans un centre de santé qu’au poteau. Mais avant d’arriver chez le médecin. Si on essayait de contrôler ce que nous mangeons. A qui le contrôle de ce que nous alors ? A nous même ? « Non. Parce que nous, nous contrôlons déjà ce que nous mangeons à notre niveau. Le problème doit certainement venir d’ailleurs.» A déclaré mon père lorsque le médecin leur a conseillé d’éviter le non contrôlé (parlant de la nourriture de la rue). Le mal dont souffrait l’électricien était une intoxication alimentaire d’origine animale.Quelqu’un l’a si bien dit : « le médecin sauve l’homme mais le vétérinaire sauve l’humanité. » Très souvent, après une fête bien tapée, on passe un lendemain sur le lit à tourner, à se tortiller comme un ver de terre coupé en deux. On se déporte en vitesse chez le marabout le plus célèbre du village parce qu’on pense qu’on a était empoissonné. Lorsque le marabout parvient à détecter qu’il ne s’agit pas d’un empoissonnement, on se rend chez le médecin pharmacien de la rue parce qu’on pense qu’il s’agit alors d’un simple mal de ventre. Mais attention ! Le problème peut être plus sérieux que l’on n’imagine. Ça peut être une intoxication alimentaire due à une salmonella, pasteurella… L’aliment commencé a été fait à la veille ou la viande n’a pas subir un contrôle sanitaire et vétérinaire par exemple. Une interview fait auprès d’une population de Guider ville située à quelques kilomètres de la ville de Garoua la capitale de la région Nord, laisse entendre que Bon nombre de a déjà été victime d’une intoxication alimentaire. Dans cette région du Nord et même de sa voisine l’Extrême Nord où des problèmes de l’insalubrité se posent, où on entend chaque année parler de plusieurs morts de Cholera, Tuberculose, et autres maladies graves, on se demande si le contrôle sanitaire et vétérinaire n’a rien à y voir ?Vu l’état des abattoirs, des poissonneries, des boucheries… vu l’état et les conditions de travail dans ces structures, on ne peut que prier Dieu de continuer à nous protéger. C’est peut bien pour eux qu’une grande ville comme Yaoundé ne possède pas d’abattoir porcin moderne. Mais pour nous, c’est laid.Le contrôle sanitaire et vétérinaire est une grande importance que le camerounais qui le néglige n’imagine. Aujourd’hui, il existe beaucoup de victimes du non contrôle sanitaire et vétérinaire prêt de nous. Certains souffrent, d’autres meurent. Nous pensons à la sorcellerie parce qu’en Afrique, pour nous, c’est ça et rien d’autre. Parce que notre magie est faite juste pour détruire son frère. Et si on utilisait cette magie pour lutter contre sida, détournements de fonds publics, vols, coup d’Etat, corruption, pauvreté… n’est-ce pas une bonne chose ? Et si le vétérinaire de plus en plus corrompu pensait un peu aux vies dont il est sensé protéger, n’est-ce pas une très bonne chose ?Partout, n’importe où, n’importe comment, ils sont nombreux ces gens qui à la recherche de leur vie, mettent celles des autres en danger. Ce sont ces vendeurs ambulants de viande ou du poisson ou d’autres produits d’origine animale cuits ; ce sont ces mamans qui vendent en bordure de route la nourriture préparée chez elles ; ce sont ces restaurants et tourne-dos situés le longs des rues de nos villes et villages ; ce sont ces messieurs et dames qui grillent la viandes ou poissons dans les coins de nos carrefours ; ce sont ces poissonneries et boucheries de nos marchés ; ce sont ces supermarchés et boutiques de nos quartiers ; ce sont ces abattoirs de nos communes…qui sont responsables des intoxications alimentaires. Ils vendent les cuisines mal faites ; des cuisines qui ont fait plusieurs jours et qu’on a réchauffées le matin ; des poissons et viandes en putréfaction, des viandes étouffées ; des produits périmés… Mais faute à celui-là qui a la charge de veiller sur la qualité de ces produits d’origine animale destinés à la consommation de l’homme. Oui, la faute au vétérinaire ; cet agent assermenté. A lui et rien qu’à lui seul. Une enquête auprès de ces gens qui font dans le domaine animal, laissera voir que très peu détienne le certificat médical ; généralement même, des certificats faits au quartier, auprès d’un oncle, d’une tante ou d’un ami.Dans un pays comme le Cameroun, n’existerait-il pas par exemple de vétérinaire ? Il en existe. Malgré que beaucoup sont au quartier en chômage comme Denis, il y en a quelques uns intégrés mais qui se laissent pour la plupart corrompre. Ces vétérinaires ne sont pas très différents de ces douaniers qui laissent entrer en au pays ces produits dangereux pour notre santé. Un vétérinaire qui laisse vendre par exemple sur un marché un bovin malade met la vie des milliers de camerounais en danger tout comme le douanier qui laisse entrer un carton de faux produits met la vie des milliers d’autres camerounais en danger.Non à la corruption ! Oui au respect de la loi ! Que le vétérinaire protégé par la loi fasse son travail sans crainte. Que le boucher ne t’intimide plus quand il dit : « Cet animal m’a valu huit cent mille francs. Si je le perds, je perds tout mon capital. Ou tu prends cent mille francs et tu me laisses tranquille, ou alors je te fais un truc que tu vas regretter... » Rempli de peur, le vétérinaire prend l’argent.Ils sont plusieurs anciens dans le corps de vétérinaire camerounais qui disent étaient déjà victimes des menaces faisant suite à leur travail. Ils racontent qu’ils ont eu à perdre certains collègues suite à des très courtes maladies, accidents… « Ils tombent et meurent comme ça. » ; « Vous étiez ensemble hier, ce matin on t’appelle et on te dit qu’il est mort. » ; « Quelqu’un devient subitement paralysé. » « Il se couche hier en bonne santé et il ne s’est plus réveillé ce matin. » Trop d’histoires à faire fuir le métier de vétérinaire se racontent par anciens du domaine. Beaucoup de vétérinaire témoignent que ce leur peur fait suite à des menaces des bouchers, éleveurs, grands propriétaires de poissonneries… qu’ils commettent ces actes néfastes. Ils préfèrent donc sauver leur vie et mettre celle des autres en danger. Ils oublient qu’ils ont dit « oui » de protéger ce gens. Pourtant si nous mourrons pour une bonne cause, Dieu nous reconnaîtra comme bon.Vétérinaire, fais ton bon travail car la santé des hommes en dépend.Vétérinaire, protège la santé de l’homme car sa vie en dépend.
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