L’économie béninoise qui a été pendant longtemps plombée par des pratiques peu orthodoxes, doit désormais se consolider avec l’avènement du Programme de vérification des importations (PVI) de la Nouvelle génération. Ce programme qui renforcera les performances du Port de Cotonou, secteur important de l’économie nationale, transformera également à coup sûr le vécu quotidien des populations. Pourtant, il se trouve encore des béninois pour vilipender cette innovation qui met à mal leurs intérêts personnels. Il est temps que les personnes de bonne foi rompent le silence chaque fois que des initiatives salutaires pour le développement du Bénin veulent être étouffées par des intérêts égoïstes...

L’intégration du PVI dans les activités portuaires apportera de grands bouleversements positifs dans les activités économiques nationales. Selon des analystes économiques, cela est incontestablement établi. D’abord, en lieu et place de la valeur consensuelle qui viole les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en matière d’opérations de dédouanement, elle permettra la mise en œuvre de la valeur transactionnelle. L’application de la valeur consensuelle appelant à une subvention indirecte des importations par l’Etat qui est une véritable menace pour la production nationale, cette mesure ne peut que dynamiser l’économie nationale. Ensuite, en favorisant la relance de la production, le programme aura un impact très apprécié sur les populations qui auront désormais droit à des produits nationaux de prix abordable. Ce sera le quotidien des populations que la réussite du PVI aura transformé à terme à travers la suspension des produits importés.


Le PVI/Nouvelle génération, un vecteur de transparence 

 
Le programme que doit mettre en œuvre la société Bénin Contrôle Sa et décrié par des mauvaises langues, apporte pourtant des méthodes innovantes dans les procédures de dédouanement. Il existe en effet, l’inspection avant embarquement des marchandises qui imposera à l’avenir une vérification physique et documentaire des marchandises commandées. Une mesure qui pourra éviter les sous-facturations et fournira une base réelle de liquidation des droits de douanes. Il y a aussi l’inspection par scanner qui reste un procédé technologique de visualisation des marchandises importées par conteneur sans les ouvrir. Avec cette méthode, l’opérateur économique cessera de payer les frais de manutention et les faux frais mais s’acquittera des frais liés au scanning. Une véritable bouffée d’oxygène pour ces acteurs portuaires. Par ailleurs, l’opération escorte douanière sera remplacée par le suivi électronique du transit sur les principaux corridors reliant le Bénin aux pays voisins. La gestion automatisée des magasins et des aires d’exportation de dédouanement et de scanning des bagages ainsi que l’inspection pour la certification des poids ou quantité des biens débarqués en vrac au Port de Cotonou sont également d’autres actions qui changeront profondément l’activité des importations au Bénin. L’autre mesure déterminante que concrétisera Bénin Contrôle Sa, constitue l’inspection pour la certification des valeurs en douane, des poids ou quantités des biens importés par les frontières terrestres. L’incidence financière de cette opération, doit-on souligner, qui se réalise sur la base des factures fractionnées ou non, est assurée par l’Etat.

Le PVI, une réforme indispensable 

Avec ce programme, c’est le poumon de l’économie nationale qui doit retrouver toute sa force. Le Port de Cotonou sera débarrassé des pratiques malsaines souvent encouragées par des individus véreux et des milieux obscurs aux intérêts inavoués. En retenant Bénin Contrôle Sa suite à un appel d’offres international dans des conditions de transparence établies, le Bénin a fait le meilleur choix. Le gouvernement ne saurait donc reculer face aux supputations et aux agitations stériles visant à mettre à mal l’ambitieux projet pourtant déjà exploré par des pays de la sous-région. Plusieurs pays tels que le Togo et la Côte d’Ivoire l’ont en réalité expérimenté et l’ont réussi. Le gouvernement « aura commis une lourde faute » si le PVI ne prospérait pas, car il demeure l’un des outils déterminants capables de permettre au Bénin de mener une lutte implacable contre la mauvaise gestion. Les recettes douanières augmenteront et pourront servir au financement des grands programmes d’investissements. Le PVI doit donc être maintenu et se voir plutôt renforcer.


C’est le moment de changer !

« Gouverner c’est choisir, si difficiles que sont ces choix », rappelait souvent lors de ses interventions un ancien président de la République du Bénin. Cette phrase est parfaitement d’actualité pour apprécier la décision du gouvernement du Président Boni YAYI d’installer un dispositif performant de contrôle des importations aux portes d’entrée du pays. Préoccupé par l’amélioration des performances du port de Cotonou et de l’économie nationale, le gouvernement de la Refondation a décidé d’adopter le Programme de vérification (PVI) des importations nouvelle génération. En effet, la mise en œuvre imminente dudit Programme est devenue l’un des sujets de préoccupation de l’heure, mettant en verve les acteurs portuaires et les chantres du gouvernement de la Refondation. Chacun y va de sa manière et de ses arguments pour exprimer son avis sur la chose. D’un côté, il y a ceux qui sont favorables à la réforme, et de l’autre les contestataires, la plupart issus du milieu portuaire. Dans un tel contexte, les réactions que le sujet soulève rendent l’opinion publique méfiante des effets attendus. Mais devrait-on s’en méfier ? A vrai dire, il ne devrait en être question. Il y a plusieurs raisons d’espérer que le PVI produira des effets positifs. La toute première raison, c’est que dans tout pays, toute réforme produit toujours des changements et le Bénin devrait en profiter positivement. Il y aura des changements qualitatifs et quantitatifs qui favoriseront la création de richesses sans lesquelles, l’Etat ne peut pas poursuivre ses efforts de développement. Le nouveau dispositif présenté comme le meilleur moyen de lutte contre la fraude, permettra à l’Etat de maximiser ses ressources afin de faire face aux besoins de la population. Les réformes sont souvent de nature à être rejetées, tant qu’elles n’auraient pas fait leurs preuves, mais quand elles émergent des critiques, elles sont applaudies par tous. On se dirige lentement vers un tel scénario et sous peu, les opinions défavorables et méfiantes se transformeront en soutiens. Il faut un peu de temps pour y arriver. Mais pendant que la question soulève la polémique, il faut admettre que c’est une occasion de changer de comportement. La société de consommation de produits importés que nous constituons doit être transformée en une société tournée vers les produits locaux, si tel est que les denrées importées coûteront plus cher avec le nouveau système. C‘est une chance pour la production locale où l’Etat doit mettre certes plus de moyens pour la soutenir et la ramener à un niveau plus vendable. Il y a de véritables motifs d’être optimiste. Le PVI transformera l’économie nationale quelque peu désarticulée. L’agriculture surtout y trouvera son compte et de nouveaux riches émergeront de ce secteur. A l’étape actuelle du débat, la question n’est plus de savoir si le PVI nouvelle génération sera maintenu malgré les protestations. Il s’agit plutôt de se demander ce qu’il va induire comme changement. Ce qu’il faut souligner, c’est que le cliché de la cherté de la vie avec inflation des prix des produits de première nécessité qu’on présente de la situation, coïncide avec la période de carême musulman. Une situation récurrente chaque année. Cependant, si c’était le cas après le ramadan, les consommateurs certes en souffriront, mais ils n’ont qu’à limiter les excès vers les produits étrangers et corriger les vieilles habitudes.


Source : Le Matinal & Farougou

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