Une rentrée sous le signe du numérique

Pilier du XXIe siècle, le numérique s’immisce peu à peu dans l’univers de l’éducation. Cette année encore, il poursuit son évolution et est la star de la rentrée 2016. Appareils numériques dans les écoles, formations dans le numérique, e-learning et plateformes d’orientation, le digital s’impose pour la rentrée 2016.

Ce n’est plus un secret pour personne : l’avenir est dans le numérique. Big data, Cloud, tablettes et smartphones, s’ils sont des barbarismes pour certains, envahissent toujours plus l’univers des jeunes générations. Le monde professionnel s’adapte, et celui de l’éducation aussi. Les formations spécialisées dans le web se développent, les écoles s’équipent en tablettes, et le savoir s’ouvre en ligne. La rentrée 2016 débute sous le signe du numérique !

L’éducation numérique

Aujourd’hui indispensable dans la plupart des carrières professionnelles, le numérique fait partie intégrante de notre société. Les populations doivent s’éduquer, quel que soit l’âge et la manière. En autodidacte, à l’école, en formation professionnelle, via les blogs… les possibilités sont nombreuses.

Le numérique est porteur d’emploi, et son éducation, une priorité. Dès la rentrée 2016, le gouvernement a labélisé plus de 200 formations, « Grande Ecole du Numérique ». Cette initiative, permettra à des élèves de tous les profils (jeunes, non-diplômés, professionnels, etc.) de se former aux métiers du numérique.

L’objectif, pour l’année scolaire 2016-2017, est de former 10 000 personnes aptes à travailler dans le numérique. La rentrée s’organise sous les auspices du numérique, avec la multiplication des formations web. Privées ou publiques, gratuites ou payantes, sélectives ou facilement admissibles, l’éducation suit la tendance. Les écoles du web émergent et forment chaque année de futurs professionnels.

Parmi les gratuites, on trouve notamment l’école 42, Simplon ou encore la Web@cdémie qui proposent des formations allant de six mois à trois ans. Les écoles privées, telles que Digital Campus, EEMI, Subdeweb, web School Factory dispensent, elles, des formations de trois à cinq ans, pour une moyenne de 6500 euros par an. Ces écoles préparent les étudiants au codage, au design, au développement, mais aussi aux métiers du e-commerce et du marketing. Outre les formations spécialisées, aujourd’hui, la plupart des formations de l’enseignement supérieur s’adaptent aux mutations du numérique.

Secteur qui bouge constamment, chaque rentrée scolaire amène son lot de nouveautés. Nathalie Raveau, directrice de programmes en stratégie medias et communication à l’ISCPA, concède que « la grande difficulté pour les écoles avec le numérique, c’est de trouver des enseignants innovants. Les écoles sont obligées de bouger et d’être à l’écoute ».

Appareiller les écoles

Bien plus tôt encore, le monde de l’éducation cherche à implanter le numérique. Le 7 mai 2015, François Hollande a lancé « le plan numérique » : tous les collégiens devraient être dotés d’un équipement numérique, notamment pour pallier le problème des sacs trop lourds et favoriser l’autonomie. Peu avant le lancement, un sondage Syntec-Odoxa annonçait, en février 2015, que 87% des Français y étaient favorable, car l’enseignement du numérique favorisait l’insertion professionnelle des élèves.

Récemment, le 15 septembre 2016, dans le prolongement du plan numérique, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé renforcer l’implantation numérique dans les collèges ruraux. La ministre communique sur « près de 2000 collèges » retenus en milieu rural depuis le début de l’action numérique. Pour la rentrée 2016-2017, elle annonce poursuivre les projets d’équipement, en effet, « trop peu d’établissements ruraux figurent parmi les collèges déjà sélectionnés. C’est pourquoi il apparaît essentiel de renforcer la place des collèges ruraux dans une logique d’égalité territoriale et en cohérence avec les engagements pris en faveur de la ruralité (…) », selon un communiqué du ministère. Ce ne sont pas moins de 25 millions d’euros qui seront consacrés à l’équipement numérique dans les établissements ruraux.

Le ministère détaille les modalités : « ce financement apporté par le PIA (Programme d’investissements d’avenir) sera plafonné à 25 000 euros par collège. (…) Ce nouveau dispositif contribuera à atteindre l’objectif de 50% de collèges numériques à la rentrée 2017-2018. » Enfin effectif cette rentrée 2016, diverses écoles, collèges et lycées seront sous le signe du numérique.

Au programme : enseignement du code informatique dès la classe de cinquième, éducation aux médias et à l’information, intégration du numérique aux EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires).

S’orienter en ligne ?

Si le numérique a sa place dans la formation et l’éducation, il en a aussi une dans l’orientation. Chaque rentrée amène son lot d’étudiants sans formations ou déçus de leur choix. D’autres ne savent tout simplement pas où s’orienter. Même si le gouvernement cherche à communiquer autour du numérique, les formations ne sont pas toujours très bien répertoriées.

Relativement récentes, les parcours du web ne sont pas toujours renseignés auprès des jeunes. Des plateformes d’orientation en ligne comme Diplomeo, se proposent des les aider. Souvent jeunes start-ups, elles ont bien compris les besoins numériques du XXIe siècle et l’orientation online. Rentrées décalées, écoles du numérique, formations professionnelles, alternances…

Les étudiants peuvent avoir accès à toutes les informations pour s’orienter au mieux. Désormais, les rentrées scolaires voient des formations se numériser, une société se digitaliser et l’orientation se dématérialiser.

Le e-learning : quèsaco ?

La rentrée préoccupe les étudiants et les jeunes élèves, mais pas que ! Beaucoup d’adultes s’intéressent au numérique, par nécessité professionnelle ou simplement dans l’idée d’acquérir des compétences supplémentaires.

Pour faire face à une forte demande de formation, les plateformes de e-learning explosent. Pour preuve, Openclassrooms, site français de e-learning vient récemment de faire une levée de fonds de six millions d’euros. Le ministère de l’Enseignement supérieur possède lui aussi, un site de MOOC en ligne, avec fun-mooc.fr (France Numérique Université), destiné à former tous types de profils au numérique, à l’informatique ou encore au management.

En janvier 2015, la start-up Educatis avait mené une étude auprès des Français, pour avoir leur point de vue sur le e-learning. 92% d’entre eux considéraient le concept intéressant et digne d’intérêt. Ces dernières années, le e-learning a le vent en poupe, et permet à tous de se former seul. Sébastien, 24 ans, est développeur web en freelance. Il a appris son métier seul, « Aujourd’hui n’importe qui a accès au savoir grâce à internet. La seule règle, c’est la motivation ». Numérique et éducation sont plus que jamais liés.

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