Je viens de repondre sur RFI à une question sur la polyvalence du journaliste,
Je sais que ça faire jaser mais je reste fidèle à l'opinion que nous à Africa Reporters, nous nous faisons de la presse. Le mal de la presse africaine c'est que n'importe qui peut se lever et se faire appeler journaliste du jour au lendemain en Afrique exactement comment on devient vendeur de journaux.
Le journalisme est un sacerdoce et comme tel, ça implique de prendre des risques. Si on n'est pas prêt de prendre ces risques là on ne fait pas ce boulot. Là je parle bien sur de journalisme d'investigation. Moi je ne suis devenu journaliste pour me construire un château mais pour critiquer la construction des châteaux avec de l'argent puiser dans l'auge publique!
Et ce métier m'oblige à la vérité et à la démonstration; choses qui ne peuvent pas être possibles si je ne tiens pas compte de l'évolution de la technique et des comportements. Que ce soit donc le texte, le son où l'image, il faut savoir les manipuler, les orienter pour attendre l'impact souhaité. C'est ce que j'appelle, la gestion de l'effet de l'impact sans laquelle il ne sert à rien de se s'autoproclamer pompeusement journaliste parce que ce métier là justement ne s'apprend comme les autres: il est nourrit par la passion et entretenu par les échanges et l'expérience.
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