Le Comité Ivoirien de Protection des Journalistes (CIPJ) a été saisi, de « l’agression physique, de Cybèle Athangba, journaliste au quotidien La Nouvelle,  le mardi 05 juin 2012, par deux individus en tenu de police.

L’agression physique de la reporter s’est produite devant le siège de la sûreté de Côte d’Ivoire, sis à Abidjan Plateau, autour de 13 heures, pendant que notre consœur couvrait une manifestation de policier en colère.

Le commissaire Jacques Amouchié Kadjané responsable du service Parc auto de la police nationale et l’adjudant Gan Hien ont été clairement identifié comme étant les agresseurs de la journaliste, selon des policiers manifestants.

Toujours selon eux, Jacques Amouchié Kadjané, est sorti des locaux de la sureté nationale, en tenue de policier,  pour essayer de calmer ses collègues qui manifestaient bruyamment devant ses locaux.  Plusieurs journalistes présents sur les lieux suivaient le déroulement des pourparlers quand le commissaire suscité, d’un geste brusque et ‘’brutale’’  a saisi le dictaphone de Cybèle Athangba qu’il essaiera d’arracher par la force.

Le lieutenant colonel de police aidé de l’adjudant Gan Hien, n’arrivera pas à ses fins grâce à l’intervention de policiers manifestants venu à la rescousse de la journaliste en détresse.

Notre consœur reste, jusqu’à ce jour, sous le choc psychologique de cette agression. La reporter du quotidien La Nouvelle   a pu protéger son instrument de travail de la furie du policier mais a eu malheureusement ses vêtements complètement en lambeau.

Le Comité Ivoirien de Protection des Journalistes (CIPJ) a aussitôt informé la hiérarchie de la police nationale par le biais de son porte parole.

Le Comité Ivoirien de Protection des Journalistes (CIPJ) dénonce cette agression injustifiable et barbare commise contre une représentante de la presse clairement identifié comme telle, dans l’exercice de sa fonction.

Pour rappel, le samedi 21 Avril 2012, une autre journaliste, M’mah Camara, correspondante de Vox Africa a été fauché à Man, délibérément, selon plusieurs témoignages concordants, par un chauffeur de la présidence à bord d’une 4×4 immatriculé D 10 978.

Notre consœur qui a eu la vie sauve grâce à l’intervention prompte du service de communicationprésidentielle, porte encore les séquelles de son agression et suit régulièrement des soins aux frais de la Présidence de la république. Le chauffeur n’a pas présenté d’excuses à sa victime encore moins manifesté un quelquonque remord, ni été inquiété, jusqu’à ce jour.

Le samedi 08 octobre 2011, une autre journaliste du groupe de presse La Refondation, s’en est sorti avec l’arcade sourcilière gauche ouverte, des contorsions sur tout le corps, la cheville droitdéplacée et son appareil photo endommagé après avoir été physiquement agressé, en présence des forces de l’ordre, lors d’un reportage sur une manifestation autorisée.

Le Comité Ivoirien de Protection des Journalistes (CIPJ) réclame que, cette fois-ci, des mesures immédiates et effectives soient prises face à cette attitude à la fois injustifiable, indigne et déshonorante pour notre police d’autant plus qu’elle a été perpétré par l’un de ses responsables.

Le Comité Ivoirien de Protection des Journalistes (CIPJ) exige en clair des sanctions exemplaires à l’encontre de ces ‘’agresseurs de journaliste’’ pour ne plus que soit encore porter atteinte à l’intégrité morale et physique d’un de nos confrères dans l’exercice de leur métier.

‘’Le Comité Ivoirien de Protection des Journalistes est une organisation apolitique et indépendante de défense de la liberté de presse en Côte d’Ivoire. Le Comité Ivoirien de Protection des Journalistes accompagne les acteurs des médias en difficultés dans l’exercice de leur fonction en Côte d’Ivoire.’’

Pour le Secrétariat Général du CIPJ

Stéphane Goué

+22540007010

 

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Commentaires

  • Pendant la crise ivoirienne, des éléments des forces de l'ordre se sont attaqué à des populations ciblées. Et certains parmi eux ne font l'objet d’aucuns soupçons  et restent  tapis dans l'ombre. C'est aussi face à certaines situations qu'ils sont découverts. Et tous ceux qui s’en prennent à ceux qui donnent l’information sont des mafieux et des criminels

    .

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