« Un bol de riz pour grandir » est une opération initiée par un français résident au Burkina Faso. Elle consiste à donner un plat de riz à des enfants nécessiteux du secteur 13 de la ville de Ouagadougou. Depuis bientôt trois ans, il offre un déjeuner à une centaine d’enfants repartis au centre d’écoute des jeunes de Zogona et à la maison des jeunes sur l’avenue Bambaguida de Ouagadougou.

Il est 12h 34 lorsqu’une fourgonnette arrive au Centre d’écoute des jeunes de Zogona. Des enfants accourent. C’est la voiture qui transporte leur repas. A peine le repas déchargé qu’ils se mettent en rang pour se laver les mains à tour de rôle aidés par des « moniteurs ». Puis chacun vient prendre son bol de riz sauce-légumes des mains de « tantie Maria », la cuisinière. Pendant que les enfants mangent, Maria fait l’appel pour vérifier les présents.

« Je viens chaque jour ici pour manger du riz gras ou riz sauce. Je suis contente », nous a confié Jeanine en classe de CP2. Comme Jeanine, ils sont environ cent enfants nécessiteux, de trois à neuf ans, qui prennent leur déjeuner chaque jour de classe grâce l’opération « un bol de riz pour grandir ». Chaque midi, ils viennent manger avant de repartir à l’école. Cela a un impact positif dans la vie des enfants puisqu’ils mangent à leur faim tous les midis. Au-delà cette fonction nutritionnelle, l’opération a également un aspect social.

« Nous avons eu le témoignage d’un parent qui est venu nous remercier. Pour ce parent, le fait que les enfants mangent ensemble, ils forment un groupe et s’épanouissent », a affirmé l’initiateur.

L’opération « un bol de riz pour grandir » a été initiée depuis 2009 et a vu le jour en février 2010. Des associations qui œuvrent dans le domaine  ont aidé l’initiateur dans l’identification des enfants nécessiteux. Et la  commune de Nong- mansom lui a donné son aval et des conseils pour cette œuvre. Daniel a été frappé par le nombre d’enfants qui mendient dans les rues et a décidé de faire un geste. Aujourd’hui, il a une « profonde satisfaction » lorsqu’il voit tous ces enfants prendre leur repas de midi sainement. « Je me dis que je fais œuvre utile. Cela sert au développement de l’enfant et m’encourage à poursuivre ». Mais il est conscient que cela n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. C’est pourquoi il encourage d’autres personnes à emboiter son pas. Car selon lui « ce n’est pas compliqué ». « Il faut juste un peu d’argent. Quand je vois les grosses voitures qui circulent dans la ville de Ouagadougou, je me dis que beaucoup peuvent le faire. Je voudrais que des initiatives similaires se développent dans d’autres quartiers», a-t-il soutenu. Daniel dépense « seulement » 200 000 F CFA par mois pour venir en aide à ces enfants, soit 2 millions de F CFA par an. Il est aidé par son épouse mais aussi par Hervé qui lui procure des légumes. Maria assure côté cuisine.

« Je prépare pour au moins cent enfants du quartier. Aujourd’hui, j’ai préparé du riz sauce. Il y a des jours où je prépare du riz gras, d’autres du haricot. Je trouve vraiment du plaisir à faire cela. Le patron fait aussi une bonne utile ».

A celle-ci, il faut ajouter le chauffeur et un autre aide pour avoir le personnel de Daniel au complet. Avec peu de moyens, il arrive à nourrir cent enfants. Il continuera tant que ça marchera. Mais il voudrait surtout que d’autres personnes s’engagent à soutenir les enfants qui sont dans le besoin. La préparation et l’organisation sont relativement simples, et les moyens financiers à la portée de nombreux citoyens burkinabè. Cette œuvre permet ainsi de nourrir des enfants mais aussi les permet de suivre les autres tranquillement.

 

 

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