Ils sont accusés d’avoir comploté l’évasion du maire de Massok Song loulou, Paul Hiol, ex détenu à New-Bell, alors interné à l’Hôpital Laquintinie.

 

Coup dur pour Ngwang, Kingue et Serges Odoh. Trois geôliers à la prison centrale de Douala. Ils ont écopé, chacun, de sept ans d’emprisonnement ferme du Tribunal de première instance de Bonanjo. Ils sont accusés de complicité d’évasion, à l’Hôpital Laquintinie, avec le maire Paul Hiol qui est détenu à la Prison centrale de Douala depuis août 2012 pour complicité de détournement de la somme de 800 millions Fcfa. Un verdict jugé lourd par leurs collègues malgré les arguments apportés par Ngangue Kingue, infirmier à la prison centrale de new-Bell, Godfied Ngwang gardien chef  et superviseur des gardes prisonniers et  du gardien de prison Philipe Odoh. Lesquels n’ont pas convaincu les juges dudit tribunal susmentionné.

Une condamnation qui n’a pas été du goût de leurs collègues et amis. Quand on sait que durant tout le procès de cette affaire, les trois gardiens de prison ont plaidé non-coupables et nié les faits qui leur sont reprochés. Toute chose qui n’a permis de les innocenter. « C’est une injustice grave. Ce n’est pas sérieux ce qui vient de se passer. Mes collègues n’ont rien fait. On ne peut pas condamner des gens comme ça pour rien. Moi aussi, j’ai été de garde à l’hôpital Laquintinie. Je vous rassure que c’est extrêmement compliqué. On ne peut pas demander à trois gardes prisonniers de surveiller onze malades internés à l’hôpital. C’est très difficile, puisque, les malades ne sont pas dans  le même pavillon. Il faut de temps en temps se déplacer pour aller vérifier. Donc ce n’est pas juste ce qui vient de se passer » déclare un collègue courroucé. Son acolyte Charles, un autre geôlier qui maitrise le dossier, explique désespérément : « Les gardiens de prison souffre beaucoup. Déjà nous sommes en sous effectifs  à la prison centrale de New-bell ce qui n’est pas évident vous comprenez donc que ce genre de chose peut arriver rapidement. A qui la faute ? À nous, ou à l’administration pénitentiaire ? Mes amis paient pour ce qu’ils n’ont pas fait alors que le problème aurait été évité si on avait un effectif considérable ».

Comment Paul Hiol a fondu dans la nature

Tout commence le 26 septembre 2012. Quand on signale la disparition de Paul Hiol de l’Hôpital Laquintinie. Cette évasion, avec la complicité des personnes non-identifiées, s’est faite à l’insu des gardiens de prison et gendarmes qui assuraient sa garde  ainsi que du personnel hospitalier. Le maire de Massok Song-loulou était gardé à vue dans cet hôpital depuis cinq semaines. Selon des déclarations concordantes, son épouse, avocate générale à la cour d'appel du Littoral et par ailleurs garde malade, est la dernière personne à l’avoir vu. Paul Hiol était interné pour cause de dépression nerveuse après avoir bénéficié d’une permission maladie. Selon certaines informations relayées lors de sa disparition, Paul Hiol avait « été abandonné dans la chambre VIP qu’il occupait au pavillon psychiatrique de l’hôpital Laquintinie de Douala avec tous ces vêtements ». D’autres soulignaient qu’il était gardé par cinq gardiens de prison et deux gendarmes.

Dans cette affaire ayant conduit Paul Hiol en prison figurait Françoise alias «mamy nyanga» et Kontchou épouse Kontchou Kouomegni, Pierre Mbianda, Amadou Tanko, (le fils de son père), Diffo Kamga, Eugène Ymelé et Théophile Nathan Kona. Ils avaient été interpelés pour enlèvement frauduleux des engins lourds au port autonome de Douala avec trafic de documents administratifs et imitation de la signature du secrétaire général de la Présidence de la République. Une opération qui visait à dédouaner les engins lourds sans frais payés au nom de la Présidence de la République. Avant qu’il ne fonde dans la nature, l’ex maire de Massok-Songloulou devait comparaître, la veille en compagnie des autres co-accusés, devant le juge d’instruction de la Cour d’appel. Le fugitif est toujours recherché jusqu’à ce jour.

Frank William BATCHOU

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