À l’heure où les nouvelles technologies et les outils du web 2.0 se mettent au service des entreprises, des politiques et des ONG, ce serait accuser volontairement un retard regrettable pour une Organisation militante et très bien connue comme Amnesty de rester en marge de cette évolution.

La section burkinabè de ce mouvement de défense des droits de l’Homme s’est mise aux pas de cette évolution, en se donnant les moyens d’investir les médias sociaux. Alors que depuis quelques temps, la section comptait en son sein des blogueurs qui, de leur propre initiative individuelle, ont créé et animaient des blogs, désormais le mouvement mise sur une stratégie cohérente et intégrer à sa communication interne et externe habituelle.

C’est l’idée qui a été a l’origine d’un atelier de formation sur les médias sociaux, tenu ce jeudi 14 février 2013. L’objectif, étant  pour les membres du staff de découvrir les médias sociaux et comment ils peuvent contribuer au travail de mobilisation, de campagne et d’information tout court.

Pour le directeur de la section, il s’agit d’un premier pas qui sera suivi d’autres afin de renforcer la capacité de la section a intégrer les nouvelles technologies et les outils du web dans le travail quotidien, comme ce qui se voit ailleurs dans d’autres sections.

 Très tôt, le mouvement a pris conscience des possibilités qu’offrent les nouvelles technologies. Au Conseil International de 2011, le mouvement a placé le thème « Technologie et Droits Humains » dans son agenda pour réfléchir sur la façon dont la technologie peut être utilisée pour aider les défenseurs des droits humains à faire entendre leur voix, à faire le monitoring des violations des droits humains, et à mobiliser le public.

En Afrique et au Burkina Faso (138e au rang mondial) particulièrement, les jeunes sont assez présents dans réseaux sociaux comme Facebook (142240 utilisateurs selon les statistiques de socialbacker au mois de Fevrier 2013). Le défi reste de maîtriser ces outils et de les utiliser pour des cause telles que la défense des droits humains (toucher un large public et passer un message). Une formation sur les médias sociaux vient donc à point pour une section qui travaille depuis avec les nouvelles technologie (utilisation des ordinateurs, pétition en ligne, …) et dont des membres sont déjà actif dans les réseaux sociaux.

Dans un pays où les ONG manquent encore des stratégies de communication digitale ou de community management, on ne peut que saluer l’attitude de pionnier d’Amnesty Burkina.

Article publié sur mon blog Chronique Medias Tech

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