StainsBeauWebdoc

Stains, 20 collégiens qui font du cinéma dans « un film qui n’a ni début ni fin », c’est StainsBeauPays. Une expérience collective dirigée par Simon Bouisson et Elliot Lepers. Scénettes, portraits, micros-trottoirs et séquences documentaires forment un récit « subjectif et délirant » de la vie d’adolescents dans une petite ville de banlieue parisienne.

L’Atelier des médias était présent fin mars au Festival international du grand reportage d’actualité et du documentaire de société (Figra). Entre deux projections, nous avons rencontré Simon Bouisson et Elliot Lepers, les réalisateurs du webdocumentaire StainsBeauPays, qui a remporté le prix Varenne récompensant la meilleure production interactive au Figra.

Une aventure collective

StainsBeauPays débute par une proposition faite à Simon Bouisson et Elliot Lepers, deux jeunes réalisateurs, d’encadrer pendant un an un atelier audiovisuel dans une classe de 3ème du collège Joliot Curie de Stains. Ils acceptent mais transforme leur atelier en projet collectif.


Ce n'est pas notre métier d'enseigner. Mais ça nous plaisait d'y aller alors on s'est dit qu'on voulait faire une œuvre collective, avec les élèves. Et je pense que c'est ce qui a fait la réussite du projet. On est venu le vendredi, une semaine sur deux, pendant un an. On a créé une multitudes de petits films. (Simon Bouisson)

On a réussi à créer un rapport différent avec l'école. On était dans une création collective, 25 personnes à produire. (Elliot Lepers)

Un film « infini »

L’idée d’une production pour internet, interactive, s’impose tout de suite. Cependant, il restait à trouver comment faire s’articuler toutes les petites séquences tournées pendant l’année : scénettes, portraits et micros-trottoirs.

On a fait un tour de table avec les élèves. Ils ne voulaient pas être contraints dans la durée. Et l’interaction nous a permis ça, faire un film infini. Quand l'internaute saisit le cercle et le lâche, un premier film va se lancer. Il y a une multitude de débuts possible et il n'y a pas de fin. (Simon Bouisson)

On a décidé de joindre les deux bouts de la timeline (ligne de temps) du film. Ce qui forme un cercle. StainsBeauPays, c'est un cercle. (Elliot Lepers)


Une « frontière » à briser entre la capitale et sa banlieue

Une des problématiques de StainsBeauPays est de changer le regard des autres sur Stains, une ville de banlieue, en Seine-Saint-Denis. En cours d’année, les deux réalisateurs proposent à quelques élèves l’idée d’un micro-trottoir au coeur de Paris sur la vision de la banlieue qu'ont les Parisiens.

Je pense que la plupart des Parisiens ont dû découvrir Stains avec les émeutes en 2005 alors qu'aujourd'hui c'est en train de devenir presque Paris avec le projet urbain du Grand Paris. Cette question de la frontière entre la capitale et sa banlieue est récurrente, elle est présente dans notre travail. (Simon Bouisson)

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