SORTIE HISTORIQUE DES JOURNALISTES DE LA MACA (Fin)

Une question à…

Anassé Anassé, membre du comité ad’hoc du Cipj (Comité ivoirien pour la protection des journalistes)

Anassé Anassé, membre du comité ad’hoc du Comité ivoirien pour la protection des journalistes (Cipj), la seule organisation des journalistes présente à la Maca le 27 juillet 2010 lors de la libération des journalistes incarcérés depuis le 13juillet, a fait la déclaration suivante au nom du Cipj :

"Le Cipj soutient la liberté de la presse"

"Notre premier sentiment, c’est la satisfaction totale. D’abord de leur libération, parce qu’effectivement il y a la loi sur la presse, et c’estcette loi-là qui devrait être appliquée, et le juge l’a dit hier. Nousle félicitons et nous nous réjouissons de libération de nos camarades.De deux, nous saluons la solidarité des journalistes nationaux etinternationaux autour des trois confrères et le patron des directeurs depublication, Patrice Pohé, qui est par ailleurs le chargé decommunication du Procureur Tchimou. Pourquoi ? Parce qu’évidemment, celaallait faire jurisprudence en Côte d’Ivoire et pour un oui ou pour unnon, on pourrait invoquer des faits fallacieux pour jeter desjournalistes en prison. Donc,le Cipj tient à réaffirmer son soutien total et indéfectible à laliberté de la presse, et à le faire respecter garantir par tous moyens. Raisonpour laquelle, nous nous sommes mobilisés le vendredi 23 juillet 2010devant le palais de justice pour organiser un grand sit-in qui a été,certes, réprimé par la police, sur ordre du Procureur de la République,mais nous avons tenu ferme. Et aujourd’hui les résultats sont là, noustenons à saluer tous les confrères de la presse nationale etinternationale pour leur mobilisation. Leporte-parole de ceux qui ont fait leur travail et qui ont étéinjustement jeté en prison l’a dit, le Cipj est un mouvement qui vaprospérer et qui va se battre de façon légale sur le terrain par tousmoyens pour protéger et préserver le droit des journalistes aussi bienen Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur du pays. Parce que le journalisten’est pas la cinquième roue de la charrette, les journalistes ont faitdes études. Si vous lisez la loi sur la presse de 2004, vous verrez quepour être journaliste en Côte d’Ivoire, le minimum, c’est la licence oula maîtrise, c’est-à-dire un Bac+3 ou un Bac+4. Il y a des journalistesqui ont des doctorats et qui sont dans des rédactions. Les journalistesne sont pas les brebis galeuses de la société. Nous faisons notretravail, et si des gens peuvent aller détourner descentaines de milliers de milliards de Fcfa pour affamer nospopulations, je suis désolé, on ne va pas coudre nos bouches, casser noscaméras, fermer nos micros et casser nos plumes. Nous allons lesdénoncer, quel que soit ce que cela doit nous coûter, même au prix denotre vie".

Propos recueillis par Sériba Koné

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