Voici les vraies raisons

Volonté politique affichée, structures sanitaires très endettées. Tel est  le contraste que présente la gratuité des soins, initiée sur trois mois, avril, mais, juin 2011 par le gouvernement ivoirien. Une réforme du système de santé évaluée à 378 milliards FCFA qui devrait également prendre en compte la question des ressources humaines ainsi que l’augmentation des structures de santé pour un meilleur accès des populations aux soins. Le constat ici, c’est que les dépenses publiques consacrées au secteur de la santé représentent à peine 5% du budget de l’Etat et 0,9% du Produit intérieur brut (Pib), contre 2,2 en moyenne dans tous les pays. Les structures sanitaires ont besoin d’intrants donc fournissent des factures, par exemple. Une détermination  qui démontre bien qu’un fonds spécial pour la gratuité devrait être créé.  Depuis le lancement de la gratuité des soins, le 15 mai 2011, des hôpitaux publics et parapublics n’ont reçu aucun centime comme compensation, or les Chu travaillent avec des privés, ce qui devient très difficile pour les gestionnaires. La situation est de plus en plus dégradante pour les hôpitaux généraux, les Fsucom (Formation sanitaire urbaines communautaires) et les Csucom (Centre de santé urbain communautaire), puisqu’ils parviennent à maintenir le cap, qu’en payant leur personnel sur leurs propres ressources. Tant que l’Etat n’aura pas remboursé la compense, les Fscucom et Csucom éprouveront des difficultés  pas payer leurs prestataires et agents.  Le point de la compense qui tourne autour de 200 millions FCFA selon les différents Chu est loin d’être atteint.
Les dons de médicaments sont faits en fonction de ce dont le donateur dispose comme produits (médicaments composés le plus souvent de produits de premières nécessités). Alors que dans les Chu et les grands hôpitaux, les besoins réels sont des médicaments et produits utilisés en urgence. Du coup, la demande des grands hôpitaux et des Chu est forte par rapport aux produits médicamenteux disponibles. Par rapport à la pharmacie centrale, les médecins n’ont eu que comme taux de satisfaction, de 4 à 5% de médicaments pour couvrir la gratuité. Un taux très bas lié, dit-on, aux dédouanements des médicaments. Les ruptures de stocks de médicaments sont très courantes. Sur 50 lignes de produits commandés à la Pharmacie de la santé publique (Psp), les médecins ne perçoivent que deux lignes de produits. Et ce, en termes de qualité et non de quantité. L’Etat doit songer à une rallonge financière supplémentaire qui pourra permettre aux différents centres de santé d’avoir une bouffée d’oxygène en matière de compensations.
                                                                                                  Sériba Koné 
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