Slow News, l’info ne presse plus

Machine à écrire Japy par Jodaur via Flickr

Et si on prenait le contre-pied du règne de l’information instantanée et en continu du web?
C’est en tout cas ce que prône le mouvement américain Slow News, l’une des tendances 2013 à suivre selon l’institut de recherche GFK

Ecoutez la chronique de Marie-Catherine Beuth ci-dessous.

Le Slow Web serait “la prochaine étape dans l’accès à l’information”. La première révolution apportée par le numérique était de rendre plus d’informations accessibles en ligne. La deuxième révolution, de les rendre accessibles à un plus grand nombre de personnes. Aujourd’hui, toutes ces informations sont difficiles à ingérer, il faut donc trouver des outils capables de faire le tri dans ce bruit. Penser des moyens de ralentir le flot d’informations, et accepter le fait de consommer les informations selon son propre rythme, sans se retrouver esclave du temps réel en ligne.

En d’autres termes, le but du Slow News est de contrer les effets néfastes de “l’infobésité”, de lire l’information de façon réaliste. Plusieurs applications surfent déjà sur cette “troisième révolution”, elles permettent de reprendre le contrôle du flux d’informations que le consommateur reçoit. Instapaper, Pocket, par exemples, procèdent à une sélection d’articles pour les lire en temps voulu. D’autres applications plus éloignées de la consommation d’actualités, comme Little printer, une petite imprimante, permettent de garder une trace physique des contenus en ligne que l’on souhaite conserver.

Se développent ainsi des applications qui personnalisent l’information, des services qui ne référencent que les contenus les plus cités sur les réseaux sociaux, comme News.me et Undrip, explique la journaliste Alice Antheaume sur son blog. Paradoxalement, des services qui proposaient du “long form”, c’est-à-dire des articles longs, n’en produisent plus. C’est notamment le cas du Guardian.


A termes, comment va-t-on consommer l’information? Selon Alice Antheaume, “il ne s’agit pas d’arrêter le temps mais de produire des types de contenus adaptés à des habitudes variées – et des connaissances de l’actualité différentes selon qu’on est très connecté, moyennement connecté, ou pas du tout.”

Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est l'auteure du blog 
Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

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Commentaires

  • Wow

  • Une révolution très souhaitable, face à ce qu'on a appelé à juste titre infobésité. Je crois savoir d'ailleurs que Marie-Catherine Beuth est sur un projet en ce sens non? Avec les multiples outils qui permettent d'assurer la veillent, l’inconvénient est devenu de se perdre dans le flux d'information.  

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