Les populations pour la majorité  enfermées chez elles durant 03 jours, sont sorties à la recherche de vivres. Hommes, femmes, enfants se ruent sur les rares commerces ouverts. De longues files se forment devant les boutiques et les boulangeries. Le sac de charbon passe à 20.000 Frcs, la sardine 500  Frs, le cube magie 50 frcs l’unité. Les boutiques des Mauritaniens se vident en un clin d’œil. Le Riz, les cigarettes, l’attiéqué et l’huile sont les produits les plus prisés. Des pilleurs, cette fois ci des riverains eux-mêmes se servent dans des boutiques. Certains marchés ont ouvert, les plus téméraires s’y dirigent, les FRCI y paradent parait ‘il. Aucun véhicule sur les rues, tous à la marche avec sur la tête ou à la main ses provisions. Le décor est triste, les vitres des  véhicules au bord des rues sont cassées, des corps sans vie jonche les rues, les impacts de balles s’aperçoivent sur les édifices. Un Libanais arpente la rue avec son enfant de 3 ans environ recouvert d’une serviette blanche sur l’épaule, il recherche une clinique. Midi approche, les rues recommencent à se vider. Les tirs reprennent, nous sommes terrés chez nous. Le silence règne à nouveau.

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