SENEGAL : CAP DES BICHES : LA BAIE EN DANGER

Située à l’entrée de la ville de Rufisque, la centrale électrique de Cap des biches plus connue sous l’appellation de C4, déverse chaque jour plusieurs litres d’une huile noirâtre dans l’océan. Rendant la baie de cette plage impraticable. Cette huile qui provient des machines de la centrale énergétique contribue beaucoup à la pollution de la baie de Cap des biches très prisée par les vacanciers, surtout en cette période estivale. Les habitants de ces environs ainsi que les usagers de la plage de kankoun, autre appellation de ce lieu, fustigent cette pollution, qui se fait aux vues et au su de tous. Abdoulaye Fall, jeune sportif, adepte de cette plage qu’il considère comme son lieu favori pour la pratique du sport, s’en désole : « Nous assistons tout les jours à cette scène de massacre de l’environnement. Cette huile que vous voyez couler sur la plage, provient des machines de cette centrale et c’est comme sa, chaque jour que Dieu fait. La pratique du sport est même devenue impossible à cause de cette huile noirâtre qui se déverse à la mer ». De l’avis d’un autre usager de cette plage, « cette situation dure depuis plusieurs mois, et les responsables de cette centrale sont pleinement conscients de la pollution qu’ils créent en déversant une importante quantité d’huiles issues des machines à la mer ». Les baigneurs aussi se plaignent de cette agression de la baie par la centrale électrique, car représentant une véritable menace à la santé publique. Selon Saliou Gaye Ndoye, expert en environnement, « le code de l’environnement, dans son principe interdit systématiquement de déverser ces eaux au niveau de la mer. Même pour les autres types de déchets, il faut un traitement préalable avant de le faire, mais pour certaines substances telles que ces huiles, sont formellement interdites par le code de l’environnement ». Une triste situation qui se répercute sur l’activité des pécheurs, car « les poissons provenant de cette zone ont un arrière goût après la cuisson » poursuit encore cet expert en environnement. A l’instar de cet expert, des associations écologiques comptent adresser une correspondance au ministre de l’environnement afin de lui rappeler son rôle de sauvegarde et de protection de la nature.

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