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[ajout le 27/10/09: attention pour ceux qui ne vont pas jusqu'en bas de la page -> il y a maintenant 6 pages de commentaires, avec les dernières infos et actions sur les 5-6ème pages]

Je sais que mes billets sur Labévière et Djaider n'intéressent pas grand monde, car certainement considérés comme le relai d'infos périphériques, voire - j'en entends déjà certains- partisans.
Hélas!
Les gens ne savent pas lire/entendre les signaux qui leur sont envoyés. A présent, ce sont 6 services de langues étrangères de RFI (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc, laotie) qui sont sur la liste des suppressions....économies obligent parait-il. Viennent ensuite la suppression de 3 langues étrangères sur les ondes, mais avec le maintien sur Internet (persan, chinois, russe). Mais que l'on se rassure, d'autres langues vont être renforcées, dont le haoussa et le swahili...cependant, les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.
Difficile de se mobiliser pour d'autres ondes-chappelles, mais laisser les uns disparaître ne garantit aucunement le maintient de la sienne.
MaB

article sur Bakchich: Encore une victoire pour l’audiovisuel extérieur français ! , avec une mention spéciale au dernier paragraphe intitulé: Une idée de génie : parisianiser l’antenne de la radio internationale…

Repères : audiovisuel extérieur frança…, crise à rfi, suppression d'emplois à rfi, suppression langues étrangèr…, association amis rfi-berlin, plan modernisation rfi, rfi, rfi en allemand, rfi en grève

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Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 31 Octobre 2008 à 17 07
PARIS, 30 oct 2008 (AFP) - Les syndicats de RFI ont apporté jeudi leur
soutien aux démarches entreprises par les rédactions de langues étrangères de
Radio France Internationale menacées de suppression, dans une lettre ouverte
envoyée à leurs ministères de tutelle.
Mardi, les chefs de service de neuf rédactions de la RFI ont écrit au
président Nicolas Sarkozy pour protester contre l'intention de la direction
d'arrêter la diffusion de programmes dans six des 19 langues dans lesquelles
elle émet (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien).
"L'émotion est grande face à ce projet qui est de nature à nuire au
rayonnement de RFI et de la France à l'étranger et aura des conséquences
sociales graves pour les personnels de l'ensemble de RFI", disent les syndicats
CFDT, FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT, dans cette lettre adressée aux ministères des
Affaires étrangères, de la Culture et à la Direction des Médias.
"Dans la période de crise actuelle, la première conséquence de la réforme de
l'audiovisuel extérieur français lancée par le président de la République
sera-t-elle le licenciement de salariés de RFI ?", s'interrogent-ils. Ils
demandent "un rendez-vous d'urgence" devant "la gravité de la situation".
Mdf/juc/DS
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 3 Novembre 2008 à 15 21
Voici la lettre envoyée par quelques sénateurs au Ministre des affaires étrangères

Lettre adressée à Bernard Kouchner le 30 octobre 2008

Monsieur le Ministre,

Nous souhaitons signaler à votre attention la vive émotion suscitée par l’annonce selon laquelle la diffusion des programmes, émis depuis Paris, en allemand, en albanais, en polonais, en serbo-croate, en turc et en laotien seraient bientôt arrêtées, au moment où le Gouvernement affiche une ambition nouvelle pour notre audiovisuel extérieur.

L’arrêt de ces émissions concernerait une cinquantaine d’emplois, puisque six rédactions sont menacées de fermeture pure et simple. Les conséquences humaines de ces licenciements, outre qu’elles sont extrêmement préoccupantes, risquent d’avoir des répercussions, en termes d’image et de relations bilatérales, sur les relations que nous entretenons avec ces pays où sont établis nombre de nos concitoyens et de nos entreprises.

S’agissant en particulier de la suppression des émissions vers l’Allemagne, le message envoyé à notre partenaire européen est pour le moins négatif. On annonce également que RFI ne serait bientôt plus accessible en Saxe, privant de nombreux francophones et francophiles de Dresde et de Leipzig du seul lien radiophonique français de cette région.

Nous tenons à exprimer notre soutien à l’entreprise RFI qui est un des atouts de notre audiovisuel extérieur.

Nous vous prions instamment d’intervenir sur cette affaire qui ternirait le rayonnement de la radiophonie française, vecteur d’une expression spécifique de la France et d’échanges fructueux avec les pays concernés.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Claudine Lepage, Richard Yung, Catherine Tasca, Serge Lagauche,
Monique Cerisier ben Guiga, Roland Ries
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 4 Novembre 2008 à 14 16
Si vous voulez participez à la mobilisation pour sauver les rédactions en langues étrangères en général et en allemand pour ceux qui sont dans un pays germanophone, merci d'envoyer une petite phrase de protestation à:
mediateur@rfi.fr et courrier.auditeurs@rfi.fr avec pour ceux qui écrivent spécifiquement pour la rédaction allemande en copie carbone (cc) deutsche.redaktion@rfi.fr
Merci!

MaB
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 6 Novembre 2008 à 0 01
Lettre Ouverte de
L’Association des amis de Radio France Internationale – Berlin
à la Direction de la Radio à Paris

Mesdames, Messieurs,

Les membres de l’Association des amis de Radio France Internationale - Berlin sont choqués par les mesures annoncées par la Direction de Radio France Internationale de supprimer les émissions en allemand ainsi que les pages dans cette même langue sur votre site internet.

Nous demandons à Alain de Pouzilhac de reconsidérer cette décision grave.

Car il est en effet impossible de croire qu’elle soit liée à des considérations de meilleure comptabilité : Même si un Allemand seulement sur cent connaissait RFI, ils seraient encore 800 000 : le tirage du plus grand quotidien en France. Même si un habitant sur dix mille seulement écoutait les émissions allemandes de RFI, l’auditoire s’élèverait à huit mille personnes: le tirage de ces grandes revues culturelles généralistes en France pour lesquelles les Allemands vous envient.

Votre décision est donc une décision politique. Comment la comprendre ?

Il y a une hypothèse optimiste : Vous considérez qu’il n’est plus nécessaire d’œuvrer – comme RFI et sa rédaction allemande le font encore si bien – pour la compréhension mutuelle. Vous dites qu’il y a un acquis franco-allemand d’une solidité telle que votre décision n’aurait pas d’effets négatifs. Si tel était le cas, nous, à Berlin, vous répondons : Détrompez vous ! Rappelez-vous la pensée de Descartes, à savoir que la conservation d’une chose ne demande pas moins d’efforts que sa création même !

Reste une hypothèse pessimiste : Vous estimez que le monde nouveau né après la chute du Mur exige d’autres priorités. Vous considérez que la relation franco-allemande n’est plus une priorité, que Londres et Bucarest sont plus importants. Voici une nouvelle politique qui témoigne décidément d’une vision passéiste. Reportons-nous donc, comme on le propose souvent aujourd’hui, à cette première « grande » Europe des Etats-nations : Vers 1930, la droite française ne connaissait qu’une seule Allemagne, à jamais étrangère et guerrière ; la gauche différenciait entre deux Allemagnes éternelles, l’une bonne, l’autre mauvaise ; quelques-uns croyaient qu’elle était toujours insupportable sauf morcelée. Vous semblez considérer que l’Allemagne, à l’évidence paisible et républicaine même unie, peut désormais être abandonnée.

Mais ne faut-il pas s’avouer que toutes ces représentations définitives sont erronées. Nous-nous trompons, l’un sur l’autre, dès que nous en figeons les images. A cela, il n’y a qu’un remède : l’information continue et de qualité que vous fournissez – encore – tous les jours !

N’abandonnez donc pas l’Allemagne, ni en l’excluant de votre programme ni en la chassant de votre tête, afin que nous puissions continuer à disposer ici une représentation plus vraie et plus juste de la France !

Klaus-Peter Sick (Président) et les membres du Verein der Freunde von RFI – Berlin
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 6 Novembre 2008 à 21 48
Lettre de mobilisation pour la rédaction polonaise:

L'association des Amis de Radio France Internationale-Berlin se solidarise avec les auditeurs de RFI en langue polonaise.


Appel pour le maintien des émissions de RFI en polonais

Nous, intellectuels, hommes politiques, étudiants, artistes, hommes d'affaires et employés polonais et français, accueillons avec un sentiment d’incompréhension et de regret le projet de suppression des émissions de Radio France Internationale en langue polonaise.

La société polonaise a toujours prêté une attention particulière à la voix de la France qui, plus d'une fois, et dans les heures décisives d'une histoire tourmentée, sut lui apporter encouragement, soutien et information. Que ce fût en septembre 1939, durant la guerre froide ou dans les années 1980, cette présence a consolidé le lien unique et exemplaire qui, depuis si longtemps, unit nos deux pays : jamais ennemis, souvent alliés et désormais rassemblés au sein d'une Europe faisant face pacifiquement et fraternellement aux défis du XXI siècle.

A l'heure où les nouveaux moyens technologiques permettent de multiplier les contacts entre les individus et les peuples, la suppression de ce pont reliant la France à la Pologne que constituent les émissions de RFI en langue polonaise, disponibles par satellite et à travers un remarquable portail Internet, nous apparaît comme un pas en arrière, à l'encontre de nos intérêts communs et, parmi eux, du rayonnement de la langue et de la culture françaises, en faveur duquel ces émissions œuvrent sans relâche.

Au nom de notre avenir commun, nous tous, amis de la France et de la Pologne, nous appelons les autorités compétentes à revenir sur ce projet malencontreux.

Apel o utrzymanie audycji RFI w jêzyku polskim
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 20 Novembre 2008 à 17 12
Dans Libération:
Dix-neuf langues vitales de RFI
"(...) Six rédactions sont menacées de fermeture pure et simple : la polonaise, l’allemande, la serbo-croate, l’albanaise, la turque et la laotienne. Les liens d’amitié liant la France et la Pologne, la nécessité de promouvoir la francophonie, plaident en faveur du maintien de ces émissions. Pour la rédaction allemande, il serait étrange de se priver d’un trait d’union indispensable entre les deux partenaires du couple leader de l’Union européenne, surtout en ces temps de tensions et de malentendus. S’agissant du serbe et du croate, il paraît essentiel de conserver par la radio un lien privilégié entre la France et les Balkans, zone toujours instable, mais qui aspire à intégrer l’UE et l’Union pour la Méditerranée chère à la présidence française. Le maintien des émissions en albanais est indispensable, non seulement pour accompagner le rôle pacificateur de la France présente militairement au Kosovo, mais aussi pour conforter les liens avec l’Albanie, maillon essentiel de l’Union pour la Méditerranée. Pourquoi les émissions turques sur Internet doivent-elles disparaître malgré l’importance géostratégique d’un pays balançant entre Orient et Occident, sans parler de la très importante diaspora turque installée en Europe. Nos auditeurs du Laos auraient bien du mal à comprendre qu’on les prive d’émissions qui n’ont d’autre but que de promouvoir la démocratie et l’ouverture. (...)"

Regrets polonais
"l’ancien président de la république, Aleksander Kwasniewski, la prix Nobel de Littérature Wislawa Szymborska, l’écrivain Marek Halter, l’ancien ministre des Affaires étrangères Wladyslaw Bartoszewski, les cinéastes Roman Polanski, Agnieszka Holland, Jerzy Skolimowski, le chef d’orchestre Marc Minkowski, les metteurs en scène Jacques Lassalle et Krzysztof Warlikowski, de la Comédie française Andrzej Seweryn, la scénographe Malgorzata Szczesniak, les professeurs Ewa Letowska (du Conseil constitutionnel), Maria Delaperrière, Hélène Wlodarczyk, Michel Maslowski, Georges Mink, une quinzaine de députés au Parlement européen dont Jacek Sariusz-Wolski (président de la commission des Affaires étrangères), Jan Kułakowski (principal négociateur de l’adhésion de la Pologne à l’UE)… (,,,)"
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 16 Décembre 2008 à 21 20
Bonne ambiance à RFI!
Je ne savais pas que les journalistes devaient rétablir "LA vérité" quand il interviewait quelqu'un...c'est un nouveau métier que l'on devrait nous apprendre: celui de pourfandeur des contre-vérités officielles...il faudrait juste songer à se réveiller et à se secouer un peu à RFI!!!
RFI : la direction intervient auprès d'un journaliste

NOUVELOBS.COM | 11.12.2008 | 16:34

Le président de Radio France Internationale, Alain de Pouzilhac, est intervenu auprès de Frédéric Rivière après son interview de Noël Mamère. Il lui aurait reproché "d'avoir laissé dire des contrevérités", notamment sur la réforme de l'audiovisuel.

La société des journalistes de RFI a condamné jeudi 11 décembre une "intervention" du président de la radio, Alain de Pouzilhac, auprès d'un journaliste. Il lui aurait reproché "d'avoir laissé dire des contrevérités" au député Vert Noël Mamère lors d'une interview.
Mardi, Frédéric Rivière, qui conduit l'interview du matin sur RFI depuis trois ans, a reçu, après son entretien avec Noël Mamère, la visite d'Alain de Pouzilhac et de la directrice de l'information, selon un communiqué de la SDJ.
Le journaliste "s'est vu reprocher 'd'avoir laissé dire des contrevérités' à l'antenne". "Il ne fait aucun doute que ce sermon fait suite aux propos extrêmement critiques tenus par le député de la Gironde sur la réforme de l'audiovisuel français et sur la gestion de actuelle de RFI", affirme la SDJ.
Au cours de cette interview, Noël Mamère a parlé de RFI et critiqué une "présidence incestueuse politiquement, puisque c'est l'épouse du ministre des Affaires étrangères (Christine Ockrent et Bernard Kouchner, ndlr) qui est en charge de l'audiovisuel extérieur de la France et donc de RFI".

"Il est normal de rétablir la vérité"

Interrogée par l'AFP, la directrice déléguée de RFI, Geneviève Goëtzinger, a précisé que Christine Ockrent n'était "pas présidente de RFI" et que cette "erreur aurait dû être relevée à l'antenne". Christine Ockrent est directrice générale déléguée de RFI.
Selon la direction, Alain de Pouzilhac veut "défendre l'image et les intérêts de l'entreprise".
Dans son interview, Noël Mamère a également parlé de "la fermeture de tout ce qui concerne RFI et la Russie", ce dont, selon Geneviève Goëtzinger, il n'a jamais été question. "Quand vous entendez dire sur votre propre entreprise quelque chose qui est faux, il est normal de rétablir la vérité", juge-t-elle.
A ce sujet, au cours de son interview du député Vert, Frédéric Rivière était intervenu en soulignant que "la décision concernant la suppression d'un certain nombres de langues (n'était) pas encore officiellement arrêtée".
La SDJ "condamne cette intervention de la présidence de RFI" et "rappelle que la séparation des pouvoirs est un principe nécessaire à la crédibilité de notre média". (avec AFP)
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 15 Janvier 2009 à 18 03
PARIS, 15 jan 2009 (AFP) - La direction de Radio France Internationale (RFI)
a présenté jeudi au comité d'entreprise un "plan de modernisation" qui prévoit
la suppression de 206 postes
sur un total d'un millier, et la création
"possible" de 34 emplois, selon une communication interne aux salariés.
Confrontée à de "très graves difficultés" d'audience et financières (9
millions d'euros de pertes en 2008), RFI va engager un "plan global de
modernisation" avec des "conséquences sur l'emploi" et la "suppression envisagée
de 206 postes et la création possible de 34 emplois", explique la direction dans
ce document dont l'AFP a obtenu une copie.
Cela reviendrait à une suppression nette de 172 postes sur un total de
1.040, a précisé à l'AFP Marc Thiébault, délégué CFDT, lors d'une interruption
de séance.
Ces réductions d'effectifs, qui doivent se faire dans le courant 2009,
toucheront "une petite centaine de journalistes", dont 67 dans "les rédactions
de langues" étrangères
, a détaillé M. Thiébault.
"La direction ne parle pas encore de plan social. Elle cherche à limiter les
licenciements secs et nous a proposé un accord de méthode pour négocier des
conditions favorables de départ (claude de conscience, retraites anticipées,
etc)", a-t-il ajouté.
RFI a confirmé jeudi le projet annoncé en octobre d'arrêter la diffusion de
ses programmes en six langues
(allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc
et laotien), faute d'audience.
Ces langues "ne sont plus pertinentes au regard des évolutions
géopolitiques". L'anglais, le portugais et "bientôt" le swahili seront en
revanche développés afin de répondre aux "priorités géopolitiques et aux cibles
qu'il faut privilégier, notamment en Afrique", explique la direction.
RFI fait partie, avec France 24 et TV5Monde, de la holding AEF présidée par
Alain de Pouzilhac.
Selon la direction, l'entreprise est "en danger" du fait de ses "pertes
récurrentes que la subvention (98% de son budget, ndlr) pourra de moins en moins
couvrir du fait des restrictions du budget de l'Etat".
Créée en 1975, RFI est la première radio française d'information
internationale en continu. Basée à Paris, elle émet dans 74 pays, atteignant 45
millions d'auditeurs dans le monde. 400 journalistes et producteurs sont basés à
Paris et 600 correspondants sont sur le terrain.
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 20 Janvier 2009 à 23 00
APPEL DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS DE RFI,

réunis à l’initiative des syndicats CFDT, FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT de RFI, le 20 janvier 2009


206 suppressions d’emplois sur un total de 945, 6 rédactions de langues fermées sur 17, la moitié du personnel technique et de réalisation évincé, tous les secteurs touchés : voilà le plan que la direction de RFI veut imposer avec l’aval des Tutelles.

Alain de Pouzilhac, PDG de RFI, avait affirmé en prenant son poste : « Je ne viens pas pour licencier ! » Mme Albanel, ministre de la Culture, avait déclaré : « On ne touchera pas à RFI ! » Les conseillers du ministre des Affaires étrangères et de l’Elysée avaient dit : « On ne veut en aucun cas démanteler RFI, on veut développer l’audiovisuel extérieur. » Ils nous ont menti.

Jeudi 22 janvier, à 14 heures, nous irons manifester à l’Elysée[*] pour dire :

Non au démantèlement de RFI !

Non aux suppressions d’emplois !

Maintien de toutes les langues !

Aucun licenciement !

Retrait du plan !

Nous en appelons à nos collègues de France Télévisions, de Radio France, de l’INA : Nous sommes parmi les premiers touchés, mais la menace pèse sur l’ensemble de l’audiovisuel public. Déjà, 135 salariés de la régie publicitaire de France Télévisions ont été licenciés, au moins 1000 départs à la retraite ne seront pas remplacés à France Télévisions entre 2009 et 2012. Défendons nous ensemble. Soyons unis pour dire :

Non aux licenciements ! Non aux suppressions d’emplois ! Halte à la casse du service public !

[*] Parcours : Pont de l’Alma – Rond Point des Champs Elysées
Malik Berkati Commentaire par Malik Berkati le 24 Janvier 2009 à 0 24
Les actions de l'Association des Amis de RFI-Berlin résumées également sur rfiriposte

Voilà la lettre que nous venons d'envoyer à M. de Pouzilhac

Verein der Freunde von RFI - Berlin
Association des Amis de RFI – Berlin
Klaus-Peter Sick (président)
Micheline Bruhin (vice-présidente)
XXXXXXXXXXXX
XXXXXXX Berlin


Objet : Fermeture de la rédaction allemande de RFI



Monsieur de Pouzilhac
Président Directeur Général 116 av. Du Président Kennedy
Radio France Internationale
75016 Paris


Cher Monsieur,

Jeudi dernier, vous avez présenté un plan global de modernisation de RFI qui, dites vous, est « vital » pour la continuité de l’entreprise dans son ensemble et qui, pour cette raison, doit prendre la dimension d’une véritable refondation.

Motif majeur de ce plan, RFI connaît de « très graves difficultés » sur le plan de l’audience et financier. Difficultés qui empêchent désormais la radio de procéder aux investissements dont elle aurait besoin pour survivre.

Personne dans le débat actuel autour de la réforme de l’audiovisuel ne remet en question la nécessité d’une réforme. Mais nous tenons à vous dire une nouvelle fois que cette réforme a tort de remettre en question l’existence de ‘RFI en allemand’.

Vous affichez votre volonté de préserver l’image de RFI comme étant celle d’une radio mondiale. Croyez vous vraiment qu’elle peut l’être en écartant l’Allemagne du champ de ses ambitions ?

Nous ne le pensons pas et vous exprimons donc à nouveau notre critique quant à ce qui apparaît comme l’élément le plus clair de votre nouvelle politique des langues: Une géopolitique culturelle pour la France qui privilégie l’Afrique (aussi non-francophone) au détriment de l’Europe centrale et orientale.
Vous recourez dans ce contexte au vocabulaire militaire – ou au moins de la compétition internationale – propre à la géopolitique : vous parlez de « cibles », de « stratégie », de « bassins de populations ». Une telle méthode et un tel contenu ne peuvent se comprendre en effet que si l’on part du postulat d’un conflit d’intérêts entre les différents peuples avec pour enjeu les ressources limitées d’une « concurrence » – comme vous le dites vous-même – entre les nations pour s’assurer les meilleures conditions de vie.

Or, il ne s’agit pas dans votre structure hiérarchique, comme vous voulez le (faire) croire, d’une simple prise en compte d’ « évolutions géopolitiques » étrangères à l’individu qui décide: C’est vous qui optez. C’est vous qui voulez que les 100 millions d’Européens qui parlent ou qui comprennent l’allemand (ou les 45 millions qui parlent le polonais) « ne soient plus pertinents ». Ce qui inquiète dans ce propos, ce n’est pas la blessure d’amour propre infligée aux Allemands et aux Polonais. C’est le fait d’une politique culturelle qui semble vouloir dire que la France ne doit pas gaspiller ses ressources dans des contrées où „les faits“ lui interdisent de rivaliser avec sa voisine germanique. En outre, celle-ci affirme que l’intérêt de la France est de focaliser son effort en vue de mettre en œuvre une politique « mondiale » sur sa présence en Afrique et sur la latinité. Aussi parce qu’une telle politique renforcerait sa position au sein de l’Europe.

Nous sommes convaincus qu’il existe un réalisme moins pessimiste en politique culturelle étrangère : une politique qui dirait que c’est à la France et à l’Allemagne ensemble – et non pas l’une contre l’autre – de rendre l’Europe plus européenne, d’être européens en Afrique, d’être plus forts et pour cette raison même plus responsables au sein de l’Europe des Vingt-sept d’aujourd’hui.

C’est également pourquoi nous sommes d’avis que vous pourriez conserver et reconquérir une audience outre-Rhin, si seulement vous vouliez y fournir un effort plus important. Depuis des années, la Medienanalyse démontre outre-Rhin que des radios comparables, comme le Deutschlandfunk, peuvent considérablement augmenter leur audience par des stratégies qui ressemblent au nouveau dynamisme que vous appelez : nouveaux formats, nouveaux sujets, nouvelle publicité.

Les derniers mois ont montré d’une manière particulièrement aiguë combien un flux d’informations rapide, continu, de qualité est important pour qu’Allemands et Français continuent à s’entendre, à se comprendre, à s’estimer. Oui, si RFI en allemand n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer ces mois-ci! Et si votre service germanophone sur Internet avait existé depuis plus longtemps déjà, on aurait sans doute pu y constater une croissante consultation du site correspondant à la croissance des frictions.

Nous n’aurons de cesse de vous rappeler que nous considérons votre décision comme une grave erreur. Et nous espérons – comme nous voulons espérer que vous l’espérez vous-même – que votre décision sur la cessation de « RFI en allemand » ne remettra pas en question le droit d’émettre sur FM 106,0 à Berlin. Car alors, ce ne seront plus seulement les Allemands attachés à la France et au pluralisme médiatique qui regretteront votre décision du 15 janvier, mais les milliers et milliers de Français et de francophones de la région de Berlin et du Brandebourg qui vous écoutent tous les jours.

Dans l’attente d’une réponse, nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement et nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.


L’Association des Amis de RFI à Berlin

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