RFI en crise

[ajout le 20/06/10: attention pour ceux qui ne vont pas jusqu'en bas de la page -> il y a maintenant 11 pages de commentaires, avec en bas de la 6ème la dernière valeureuse action de la direction: le licenciement de la directrice de l'information, Isabelle Poiraudeau et au début de la 7ème le projet de réorganisation de l'information avec un projet de rédaction unique.]

Je sais que mes billets sur Labévière et Djaider n'intéressent pas grand monde, car certainement considérés comme le relai d'infos périphériques, voire - j'en entends déjà certains- partisans.
Hélas!
Les gens ne savent pas lire/entendre les signaux qui leur sont envoyés. A présent, ce sont 6 services de langues étrangères de RFI (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc, laotie) qui sont sur la liste des suppressions....économies obligent parait-il. Viennent ensuite la suppression de 3 langues étrangères sur les ondes, mais avec le maintien sur Internet (persan, chinois, russe). Mais que l'on se rassure, d'autres langues vont être renforcées, dont le haoussa et le swahili...cependant, les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.
Difficile de se mobiliser pour d'autres ondes-chappelles, mais laisser les uns disparaître ne garantit aucunement le maintient de la sienne.
MaB

article sur Bakchich: Encore une victoire pour l’audiovisuel extérieur français ! , avec une mention spéciale au dernier paragraphe intitulé: Une idée de génie : parisianiser l’antenne de la radio internationale…

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Commentaires

  • La situation semble se stabiliser...
    MaB

    Audiovisuel extérieur : "Chaque média conservera sa spécificité"

    Quatre mois après sa nomination à la direction de l'Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), qui regroupe France 24, Radio France Internationale (RFI) et Monte Carlo Doualiya (MCD), Marie-Christine Saragosse devrait soumettre, mi-février, son projet de plan stratégique de la holding à ses ministères de tutelle (affaires étrangères, finances et communication).

    Ce plan devrait servir de base pour la négociation du Contrat d'objectifs et de moyens (COM) qui sera prochainement signé entre l'Etat et l'AEF.

    Pour le rédiger, Mme Saragosse et ses équipes ont changé les méthodes de travail. A travers de nombreux "séminaires transversaux", ils ont écouté les personnels des trois médias "traumatisés" par deux plans sociaux et une fusion à marche forcée, menée par l'ex-PDG Alain de Pouzilhac, remercié à l'été 2012 par le nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

    PLUS PERSONNE NE PARLE DE FUSION

    "Il était fondamental de faire tomber les cloisons et revisiter les frontières", pointe un journaliste de RFI, qui a payé le prix fort pour sa résistance à la fusion et au déménagement avec le départ de deux cents salariés. "Tout avait disjoncté", poursuit un autre journaliste de France 24.

    Aujourd'hui, le calme est revenu. Les trois médias ont finalement été réunis sans heurts sur le même site à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), et plus personne ne parle de fusion.

    (...)

    pour lire la suite: Le Monde

  • Mardi 9 octobre 2012
    NOMINATION de Cécile Mégie

    Cécile Mégie est nommée Directrice de la rédaction de RFI. Elle prend ses
    fonctions à compter de ce jour.
    Cécile Mégie était depuis novembre 2008, rédactrice en chef, chargée de
    l’information.

    Journaliste à RFI depuis 1995, Cécile Mégie a été successivement reporter
    au service Europe, chargée des dossiers européens et de l’actualité
    nationale des pays anglo-saxons et scandinaves puis présentatrice des journaux
    du matin et de la mi-journée. Elle a ensuite été nommée rédactrice en chef
    adjointe en 2001, puis chef du service économie de 2006 à 2008.

    Cécile Mégie est diplômée du Cycle des Hautes Etudes Européennes de l'ENA
    (Promotion 2012) et du CHEDE, Cycle des Hautes Etudes du Développement
    Economique (Promotion 2008). Elle est également diplômée de l’Institut
    Pratique de Journalisme, titulaire d’une maitrise de lettres modernes et
    d’une licence d’allemand.

  • Grand ménage au sommet de l'Audiovisuel extérieur français

    Par Marie de Vergès, Le Monde

    Avant même que Marie Christine Saragosse ne soit confirmée par décret présidentiel à la tête de cette entité qui chapeaute France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya, plusieurs directeurs liés à son prédécesseur, Alain de Pouzilhac, sont poussés vers la sortie. Première à être écartée, jeudi 4 octobre : Nahida Nakad, directrice des rédactions de France 24 et du pôle arabophone Monte Carlo Doualiya. Frank Melloul, directeur de la stratégie de l'AEF et qui fut candidat contre Mme Saragosse pour en devenir le président, est aussi sur le départ.

    D'autres personnalités sont sur la sellette, entre autres la directrice des affaires juridiques, Véronique Katlama-Rouzet. Reste aussi à régler le sort de l'alter ego de Mme Nakad à RFI, Anne-Marie Capomaccio. Selon certaines rumeurs, elle pourrait se voir offrir un "placard  doré", à Washington par exemple.

    Ce coup de balai ne surprend personne. Tous ces cadres avaient été nommés par Alain de Pouzilhac, l'ancien patron de l'AEF, contraint à la démission en juillet dernier après avoir été désavoué par le nouveau gouvernement sur le projet de fusion des rédactions de RFI et France 24. Leur nom était définitivement associé à celui qui dirigea l'Audiovisuel extérieur pendant quatre ans, dans une atmosphère de coup d'Etat permanent.

    "QUAND ON CHANGE DE POLITIQUE, ON CHANGE DE PREMIER MINISTRE"

    Jusqu'au bout, Mme Nakad a conservé accrochés dans son bureau deux portraits d'elle aux côtés de M. de Pouzilhac. "Quand on change de politique, on change de premier ministre", indique Pascal Paradou, délégué du personnel à RFI. Marie-Christine Saragosse a été adoubée jeudi par les commissions culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat. Elle n'attend plus que le feu vert élyséen pour prendre officiellement ses fonctions.

    La future patronne de l'audiovisuel extérieur a promis d'œuvrer pour l'"apaisement" au sein de l'AEF. Une urgence après les plans sociaux à répétition – qui ont concerné quelque 300 personnes – et un climat de lutte permanente entre les syndicats et la direction.

    Pour les personnels de RFI et France 24, les dernières évictions n'entrent pas en contradiction avec cet objectif. "C'est cet encadrement qui a tenté de mettre en place le plan de fusion avec beaucoup de brutalité. Ils ne sont plus crédibles", dénonce Elisa Drago du syndicat SNJ-CGT RFI. De fait, Marie-Christine Saragosse a répété lors de ses auditions devant le Parlement que le projet de fusion était bel et bien annulé. "Il ne s'agit pas d'une vendetta, juste d'une étape logique avant son arrivée", assure son entourage.

    Parmi les nombreux chantiers qui attendent l'ancienne directrice de TV5 Monde, la redéfinition d'une cohérence éditoriale entre deux antennes distinctes. Un nouveau directeur de chaîne se verra nommé à la tête de chacune d'elles. Il lui faudra aussi mener à bien le déménagement de RFI dans les locaux de France 24, à Issy-les-Moulineaux. Celui-ci devrait avoir lieu fin 2013 / début 2014.

    Enfin, Mme Saragosse veut ouvrir une discussion avec sa tutelle pour la définition d'un contrat d'objectifs et de moyens (COM). Il sera notamment question du budget. L'enveloppe, 314 millions d'euros, a été épargnée par les derniers arbitrages budgétaires. Mais elle semble bien modeste au regard des ambitions d'un audiovisuel français à vocation mondiale.

     

    lire le portrait de Marie-Christine Saragosse sur Le Monde

  • Marie-Christine Saragosse, future patronne de RFI et de France 24

     

    Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a choisi, jeudi 6 septembre, Marie-Christine Saragosse, directrice de TV5 Monde, pour présider la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) et pour lancer la nouvelle organisation des rédactions de RFI et France 24, secouées par des années de crise.

    Si sa candidature est retenue par l'Elysée, Mme Saragosse remplacera Alain de Pouzilhac, contraint de démissionner de la présidence de l'AEF le 12 juillet, désavoué par le nouveau gouvernement, qui désapprouvait son projet de réorganisation. Le CSA explique qu'il "s'est fondé sur la compétence reconnue de Mme Marie-Christine Saragosse, son expérience professionnelle, sa connaissance approfondie du secteur audiovisuel et des questions internationales, ainsi que sur son analyse de la situation et de l'avenir de la société" publique.

    (...)

    GRÈVES

    Mme Saragosse arrivera au sein de l'AEF dans un contexte très tendu, puisque M. Pouzilhac a engagé en début d'année une fusion juridique de RFI (Radio France international), de sa filiale arabophone MCD (Monte Carlo Doualiya) et de la chaîne France 24 qui passe mal auprès des rédactions et des syndicats. La fusion, entérinée en février, prévoit le déménagement de RFI à Issy-Les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), dans les locaux de l'AEF, ainsi que le rapprochement des rédactions.

    Si le rapprochement des rédactions ne semble plus à l'ordre du jour, le déménagement reste d'actualité. Une partie du personnel a déjà déménagé, mais les rédactions de RFI se trouvent toujours dans les locaux de la Maison de la radio, à Paris. Des mouvements de grève sont prévus la semaine prochaine pour protester contre le déménagement de la rédaction, prévu dès le 14 septembre.

    Mme Saragosse devra aussi mettre en place une nouvelle organisation de l'AEF reposant sur des rédactions distinctes, comme le propose Jean-Paul Cluzel.

    L'ancien patron de RFI et de Radio France, sollicité par le gouvernement pour réfléchir à l'avenir de l'AEF, préconise dans un rapport "sans revenir sur la fusion des sociétés, de reconstituer deux directions d'antenne distinctes" afin de réaffirmer fortement l'identité et la spécificité de France 24 et de RFI. Dans un deuxième scénario, M. Cluzel propose un adossement de France 24 à France Télévisions et celui de RFI à Radio France. Dans une troisième solution, il propose la transformation de France 24 en une filiale de l'Agence France-Presse.

  • "La France peut-elle se passer de RFI ?"

    Tribune de Jean-Pierre Boris, journaliste à RFI, rédacteur en chef

    Comprendre les enjeux réels du débat sur l'avenir de l'Audiovisuel extérieur de la France impose de remonter à la genèse de cette affaire. A l'hiver 2006, Jacques Chirac voulant une CNN à la française, une chaîne de télévision à vocation internationale fut lancée. Elle prit pour nom France 24.

    Comme l'Etat français n'avait pas les moyens de ses ambitions, un curieux montage financier mêlant capitaux privés et publics fut mis au point. La direction de la chaîne fut confiée à un publicitaire, Alain de Pouzilhac, dépourvu de la moindre connaissance des métiers de l'information, des médias et encore moins des médias internationaux. A côté de quelques journalistes chevronnés, il entreprit de recruter des équipes rédactionnelles, pour la plupart très inexpérimentées, auxquelles il était enjoint, lors de leur recrutement, de ne pas se syndiquer.

    La création de cette chaîne vint compliquer l'architecture de l'audiovisuel français à vocation internationale, déjà fort de plusieurs chaînes et agences de télévision et d'une radio à l'audience et à la compétence reconnue, RFI, présente en Afrique mais pas seulement, s'exprimant dans une vingtaine de langues et un des principaux instruments de l'influence française dans le monde.

    Le premier gouvernement venu se serait ému d'une telle prolifération de structures, se serait demandé s'il ne convenait pas de les rassembler pour augmenter leur force de frappe et réduire les dépenses publiques. C'est ce qui se produisit en 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy. Décision fut prise de rassembler les deux principaux éléments de cet ensemble, RFI et France 24, au sein de l'AEF, l'Audiovisuel extérieur de la France, codirigé par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent.

    Ces deux personnalités, fascinées par le monde de l'image, firent précéder leur prise de fonctions de déclarations dans lesquelles elles disaient tout le mal qu'elles pensaient de RFI. Cette radio avait pour principal tort de ne pas être une télévision. Elle appartenait au service public, fort décrié. Elle était peuplée de journalistes d'expérience, très spécialisés, et la vie sociale y était très agitée, les syndicats très puissants.

    Un modèle "dépassé", aux antipodes de celui existant à France 24, chaîne dépourvue d'expérience et de spécialistes, de syndicalistes et plus encore d'audience. Dès lors, les dirigeants de France 24, encouragés par le gouvernement Fillon et par le président Sarkozy entreprirent de construire leur télévision en démantelant RFI, en dépit de l'importance de cette station pour l'image de la France dans le monde. A RFI, le mépris affiché et les plans sociaux. A France 24, les paillettes et les recrutements en dépit d'une guerre des chefs déstabilisante.

    Au cours de ces cinq années, le dogmatisme et la violence avec lesquels le rapprochement entre RFI et France 24 a été conduit a poussé les personnels de la radio à s'opposer à cette politique, dont le principal résultat a été d'affaiblir notoirement l'un des principaux instruments de l'influence française dans le monde et de dilapider des sommes inconsidérées pour construire une télévision dont les résultats et la réputation sont loin d'être à la hauteur de ceux proclamés par une communication emphatique.

    Encore aujourd'hui dirigé par une équipe fidèle aux pratiques managériales d'Alain de Pouzilhac, l'Audiovisuel extérieur de la France jette, chaque jour qui passe, une pelletée de terre supplémentaire sur RFI. Mais couler cette radio ne suffira pas à développer France 24.

    Pour deux raisons. D'abord parce que pirater le budget de la radio ne suffira jamais à financer les énormes besoins financiers d'une télévision ambitieuse. Ensuite parce que, privé des compétences des journalistes de RFI forcés au départ, l'Audiovisuel extérieur est voué à l'échec. Si télévision internationale il devait y avoir, il fallait la construire autour et à partir de RFI, pas contre RFI. Il est trop tard.

    Cependant, au moment où ces lignes sont écrites, il est encore possible de sauver RFI. Les décisions des jours à venir seront cruciales. L'Etat devra oublier les raisonnements technocratiques, aller au-delà des premières annonces et se poser, au regard de la situation financière du pays, les seules questions qui vaillent : "La France a-t-elle les moyens de se priver de RFI ? La France a-t-elle les moyens de se doter d'une télévision internationale digne de ce nom ?"

    Jean-Pierre Boris, journaliste à RFI, rédacteur en chef

  • France 24/RFI: Pouzilhac contraint de démissionner de la présidence de l'AEF (Prev) (Article) Par Bertille OSSEY-WOISARD
    PARIS, 12 Jul 2012 (AFP) -  Alain de Pouzilhac, président de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a été contraint jeudi de démissionner, désavoué par le nouveau gouvernement qui désapprouve son projet de fusionner les rédactions de France 24 et RFI, chapeautées par la holding AEF. "Je prends acte du fait que l'Etat, notre actionnaire, souhaite une nouvelle présidence pour l'Audiovisuel Extérieur de la France. Je considère donc que ma mission est terminée", écrit-il dans une lettre aux salariés dont l'AFP a obtenu copie. "Il ne faut surtout pas que je sois une entrave au développement de l'entreprise que nous avons contribué à créer et à faire réussir face à des concurrents de plus en plus performants", poursuit M. Pouzilhac, 67 ans. "Sachez que je pars avec beaucoup de tristesse. On ne quitte pas ceux qu'on aime sans chagrin", conclut-il. Appelé par Nicolas Sarkozy en 2008 pour piloter le rapprochement de RFI et France 24 au sein de l'AEF, M. de Pouzilhac souhaitait fusionner les rédactions de Radio France Internationale (RFI), sa filiale arabophone MCD et la chaîne d'information en continu France 24, une option à laquelle s'opposent les syndicats. Mercredi, la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti s'était également prononcée contre une fusion des rédactions, "pas envisageable", selon elle. Un désaveu pour M. de Pouzilhac qui, dans sa lettre, continue de défendre cette fusion : "Il est peut-être trop tôt pour la réaliser mais j'ai la conviction personnelle qu'elle est l'avenir d'un AEF fort et capable de rivaliser avec les plus grands groupes d'information internationaux".   Peu après la démission du patron de l'AEF, le conseil d'administration de la holding a chargé Pierre Hanotaux, actuel directeur général délégué de l'AEF, d'assurer provisoirement "la continuité du fonctionnement de l'entreprise". Le CA a par ailleurs appelé de ses voeux une "nouvelle organisation" de la holding chapeautant RFI et France 24, reposant sur des "rédactions distinctes". L'ordre du jour de ce CA était la présentation du rapport de Jean-Paul Cluzel. L'ancien patron de RFI et Radio France avait été sollicité par le gouvernement pour évaluer le rapprochement en cours entre France 24 et RFI. Les conclusions de ce rapport "préconisent, sans revenir sur la fusion des sociétés, de reconstituer deux directions d'antenne distinctes", selon la direction de l'AEF. Le rapport, dont l'AFP a obtenu copie, suggère un deuxième scénario prévoyant un adossement de France 24 à France Télévisions (France 2, France 3...) et celui de RFI à Radio France (France Inter, France Info...). Troisième solution proposée par M. Cluzel, la transformation de France 24 en une filiale de l'Agence France-Presse. Enfin, le gouvernement envisage de transférer les 49% du capital de la chaîne internationale francophone TV5 Monde, détenus actuellement par l'AEF, à France Télévisions. La fusion entre RFI et France 24 a été entérinée le 13 février. Elle prévoit le déménagement de RFI à Issy-Les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), dans les locaux de l'AEF, ainsi que le rapprochement des rédactions. Une partie du personnel a déjà déménagé, mais les rédactions de RFI se trouvent toujours dans les locaux de Radio France, à Paris.

    L'Audiovisuel extérieur: saga d'une holding controversée
    Par Laurent HOUSSAY
    PARIS, 12 Jul 2012 (AFP) -  Grèves, motions de défiance, guerres des chefs et, jeudi, éviction du président Alain de Pouzilhac: l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), la holding qui coiffe notamment RFI et France 24, a connu depuis sa naissance en 2008 une histoire tourmentée.   NAISSANCE ET PERIMETRE - D'abord baptisé France Monde, l'AEF est créé en avril 2008 à la demande de Nicolas Sarkozy, qui nomme à sa tête Alain de Pouzilhac. Ce dernier est chargé de regrouper des entités aux statuts très différents, l'historique Radio France Internationale (RFI) et sa filiale arabophone Monte Carlo Doualiya (MCD) rejoignant la chaîne mondiale d'information en continu France 24, start-up de trois ans d'existence lancée par TF1 et France Télévisions, qui émet en français, anglais et arabe. S'y ajoute une participation de 49% dans TV5 Monde, chaîne mondiale francophone codétenue avec d'autres actionnaires publics français, canadiens, suisses et belges. Longtemps dans le flou, la tutelle de l'AEF est finalement confiée au ministère de la Culture et de la Communication, associé au quai d'Orsay. Quatre années ont été nécessaires à ce regroupement et la publication de son cahier des charges.   CONFLIT, FUSION ET DEMENAGEMENT - Le projet de fusion des rédactions de France 24 et RFI, et le déménagement de la radio dans un immeuble voisin de la chaîne de télé à Issy-Les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a été à l'origine d'innombrables conflits, grèves et batailles de procédure jusque devant les tribunaux de commerce, les instances administratives, pénales ou prud'homales. Qualifiée par certains de mariage de la carpe et du lapin, la fusion voulue au nom de synergies notamment rédactionnelles tente de marier des métiers différents. Lancée par les salariés de RFI, une pétition contre la fusion recueillera des milliers de signatures, dont celle de François Hollande alors candidat. Fervent défenseur de cette fusion des rédactions, M. de Pouzilhac est contraint de démissionner jeudi, le nouveau gouvernement étant opposé à un rapprochement des rédactions.   GUERRE DE CHEFS ET ESPIONNAGE - Peu après la mise en place de l'AEF, des dissensions apparaissent entre Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, numéro deux et épouse du ministre des Affaires étrangères d'alors, Bernard Kouchner. Le tandem devra essuyer tour à tour critiques des syndicats, motions de défiance et bronca de directeurs, avant que Christine Ockrent ne claque la porte au printemps 2011, au lendemain d'une rocambolesque affaire d'espionnage informatique au sommet de l'AEF. Après des gardes à vue et des perquisitions, la justice a fini par mettre en examen sa plus proche collaboratrice et un informaticien. L'enquête est toujours en cours.   RAPPORTS MULTIPLES - Depuis sa création, l'AEF a fait l'objet d'une attention soutenue des politiques, des parlementaires et des institutions. De multiples rapports, audits, bilans et évaluations se sont succédé, dont certains très critiques. Mission parlementaire, Cour des comptes, Inspection des finances ont épluché le fonctionnement, les finances et les projets de l'AEF. Les mots sont parfois cruels et on y lit pêle-mêle "défaillance de pilotage", "irrégularité de gestion", "incapacité à formaliser un contrat d'objectifs et de moyens"... Le dernier en date sur la fusion RFI/France 24 a été remis au gouvernement à la fin juin. Confié à Jean-Paul Cluzel, fin connaisseur de RFI pour en avoir été le président pendant près de neuf ans, le rapport propose différentes options au gouvernement, dont le scénario d'un maintien de deux rédactions distinctes: d'un côté RFI, de l'autre France 24.

  • "script de léchange ce matin sur France Inter entre Aurélie Filipetti^et Patrick Cohen.


    - Rfi doit déménager dans moins de trois semaines. Vous vous êtes régulièrement opposée à la fusion des rédactions entre rfi et France 24. Ce déménagement doit il avoir lieu, Aurélie Filipetti ?

     La question cest pas tant le déménagement () Cest surtout la question de ce que lon veut faire de RFI et de ce que lon veut faire de RFI, de France 24 et en général de lAudiovisuel extérieur de la France. François Hollande, pendant la campagne électorale, avait signé la pétition contre la fusion de RFI, et donc nous prendrons les mesures nécessaires pour que RFI puisse retrouver sa mission, qui était notamment en Afrique avec une large audience, qui était appréciée de tous ces peuples qui avaient besoin d avoir une info indépendante

    - Mais pardon... Sil y a déménagement la fusion sera effective ?

    Mais vous savez sur ce déménagement il y a beaucoup de choses qui ont été racontées, avancées, et je pense, pour mêtre bien renseignée, que ce déménagement nest pas inéluctable, en tous cas quon peut faire revenir les choses en arrière. Et en tous cas ce ne sera certainement pas pour une question de locaux, une question matérielle quon se sentira les mains liées pour la fusion de RFI avec France 24. Rfi cest une Radio, une radio multilingue, une radio de grande qualité avec des personnels de grande qualité, et il serait donc plutôt logique quon arrête cette procédure qui a conduit à faire parfois de la radio sur la télévision ou de la télévision sur la radio.

    - Alain de Pouzilhac continue de piloter lAudiovisuel extérieur de la France ?

    La question des personnes sera réglée plus tard. Encore une fois la priorité cest dabord la ligne stratégique quon veut définir et lindépendance de ces grandes structures indépendantes de laudiovisuel. "

     

  • Pétition pour sauver l'émission "Carrefour de l'Europe" de Daniel Desesquelle sur RFI!

    "Carrefour de l’Europe, l’émission européenne de débat et de découverte est menacée de disparition.
    Carrefour de l’Europe n’apparait plus dans la nouvelle grille de RFI qui sera mise en place fin mai / début juin. "

    Pour signer

     

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