Reportage/ Descente musclée des Frci à l’Oic

 

                La direction et les employés n'ont pas apprécié la manière dont les éléments des Frci sont intervenus à l'Oic. Ici le Cdt Wattao dont les éléments étaient commis à l'opération (Ph: Dr)

Comment le Dg Bakayoko Abdul Dramane a été injustement débarqué

-Les explications du capitaine des opérations (Angelo)

Le vendredi 3 juin 2011, la direction et les employés de l’Oic ont été interdits d’entrée à leur siège sis en zone portuaire d’Abidjan. C’est le constat fait par notre reporter.

Le film d’une terrible journée à l’Oic

Les employés de la direction de l'Oic (Office ivoirien des chargeurs) continuent de se poser la question sur ce qui leur arrive. Tant les éléments de la Frci (Force républicaine de Côte d’Ivoire) conduits par le capitaine, connu sous le nom de Angelo de la section Anancoda de la Gr (Garde républicaine) basée à Treichville ne leur ont pas fait de cadeau. Arrivée au siège de la direction de ladite entreprise aux environs de 9h, le vendredi 3 juin dernier sur instruction du Commandant Issiaka Ouattara, dit Wattao,  les Frci ont intimidé l’ordre aux employés de sortir. Armes aux poings et sans explications préalables, la cinquantaine d’employés présents, avec à leur tête le directeur général, Bakayoko Abdoul Dramane, s’est exécutée. Laissant derrière elle documents administratifs, téléphones portables pour certains, véhicules personnels pour d’autres etc. Pourquoi une opération aussi vigoureuse ?  Pourquoi le capitaine Angelo qui est connu à l’Oic comme « l’homme de la sécurité du siège » peut-il faire une telle descente ? A ces interrogations, le capitaine donne sa version des faits document à l’appui. « Le militaire, ce sont des ordres. Le militaire n’est pas un enfant de cœur. Nous avons exécuté des ordres selon les règles et les lois qui régissent notre corporation », se justifie t-il. Ajoutant par ailleurs que, « la semaine dernière, nous avons, sur ces mêmes ordres du commandants Wattao, repoussé et mis hors d’état de perturbation, le même groupe pour qui nous avons reçu la réquisition de la Force républicaine. Nous ne sont contre personne, nous sommes-là pour vous, les populations». En effet, dans le document concernant la réquisition de la Force républicaine statuant sur ce qui a été qualifié de : Affaire Bley Anondo Michel C/Bakayoko Abdoul Dramane, signé d’un huissier de justice….et adressé au Commandant des Forces républicaines de la zone portuaire d’Abidjan (Cdt Wattao), il est écrit : « L’Etat est tenu de prêter son secours à l’exécution et d’autres titres exécutoires. La formule vaut réquisition directe de la Force publique. La carence ou le refus de l’Etat de prêter son concours engage sa responsabilité ». Et ce, en vertu des articles 41 et 42 du code des procédures simplifiées de recouvrement des voies d’exécution (OHADA). C’est derrière le portail en fer du siège, faisant face à la rue menant à la direction générale du Paa (Port autonome d’Abidjan) où les infortunées se sont attroupées qu’ils vont se perdre en conjecture. « Nous ne comprenons pas ce qui se passe », s’interrogent la direction et les employés. Les journalistes arrivés quelques instants après, sont sans interlocuteur. L’atmosphère est confuse. Notre reporter est dépossédé de son appareil photo, pour avoir filmé la scène. Des va-et-vient de la cour du siège de l’Oic au portail traduisent bien l’état de siège qui règne en ce lieu tenu par les éléments de la Frci de la section Anaconda. Vers 13h, les choses commencent, plus ou moins, à se préciser. Et pour cause, le capitaine Angelo, devant le personnel et ses éléments donnent publiquement des instructions fermes : « tout est scellé. Tant que le commandant ne vient pas, ou s’il n’a pas donné d’ordre, personne ne rentre, personne ne sort». C’est sur ces mots qu’il prend congé des lieux et regagne sa base avec une dizaine de ses éléments.

Installation d’une nouvelle administration dans la soirée

Sous le coup de 16h, au moment où l’on s’y attendait le moins, le nom de l’administrateur tombe. Derrière un portail toujours « scellé ». Ouattara Abou-Bakar, expert comptable, prend la place de Bakayoko Abdoul Dramane précédemment Dg provisoire, en qualité d’administrateur provisoire (voir ordonnance n°1997). En qualité, selon le document signé de Blé Antoine, Président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau, de mandataire judiciaire de l’Oic avec pour mission, dans un délai de un mois, à compter de la présente ordonnance, de : gérer et administrer les ressources financières et humaines de l’Office ivoirien des chargeurs et faire un état des lieux de ladite société. Aux dernières nouvelles, depuis le lundi 06 juin dernier, le directeur général de l’Oic, Bakayoko Abdul Dramane a rejoint son bureau avec son personnel.

De ce qui précède, chaque parti s’est appuyé sur un fait pour agir. Vivement  que nos autorités s’engagent le plus rapidement possible, à pourvoir les postes de gendarmeries et les commissariats de police, afin que chaque corps joue son rôle selon ses attributions dans le respect strict de l’éthique et la déontologie qui régissent son corps de métier.

                                         Sériba Koné (Le Nouveau Navire)

                                            seriba67@yahoo.fr

                      

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