REFUSER LA MISERE...

Refuser la misère.Pour parler du refus de la misère, il nous faut toujours faire référence aux rejetons de notre société d’abord, notamment les enfants qui en ont les principaux victimes de ce dit fléau qui ronge presque toutes les sociétés actuelles et après les misérables ce sont eux des parias et doublement victimes. Et dans les messages d’espoir du Révérend Père Joseph WRESINSKI, le Fondateur du Mouvement International ATD Quart Monde, stipulant : le refus de l’exclusion s’exprime par la violence de ne jamais se laisser étouffer totalement par la laideur de la cité. On pense bien que notre relation avec nos petits frères et sœurs ayitiens comme pourrait dire les autres volontaires du mouvement notamment notre frère du Burkina Faso Mr. Simon TIENDREBEOGO et pourquoi pas nos progénitures de Lakou, du Camp CFEF et sans oublier ceux (enfants) de Delmas via l’Organisation Socio Communautaire pour le Développement Durable dit (OSCODED) dans son programme de ‘’Bibliothèque-mobile-timoun et d’alphabétisation’’ tend quand même à nous identifier à eux en nous abimant dans la représentation collective, dans un idéal commun apprendre aux enfants et aux adultes qui n’ont pas eu la chance de fréquenter le banc de l’école pour apprendre à lire et à écrire leurs noms ou dans un geste commun où des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis le 17 octobre 1987 à Paris. Ils ont rendu hommage, aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction. Que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux et celles qui luttent à travers le monde pour la détruire : « Là où des femmes et des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’Unir pour les faire respecter est un devoir sacré ».On doit aussi souligner que c’est la Collectivité qui dit « NOUS » et qui sent l’autre à côté de soi et non en face de soi. C’est aussi la collectivité, le vouloir de Vivre Ensemble des enfants qui s’établit nécessairement d’exemple flagrants des enfants de Lakou notamment : dans leurs chansons d’espérance ce samedi 17 Octobre où : Schneider Guillaume, Aime Davidson, Fritz Junior, Jean Fritzner, Lesly Alexis, Wilguens Flerzil et notre petit Junior Saintilus ont exprimé leur rêve le plus cher : « celui de trouver quelqu’un pouvant les aider à sortir de leur situation cruciale ». Les droits de ces KOKORAT (les enfants rejetés ou méprisés des rues) comme bon nombre de gens et même au sein de certains mouvements dits humanitaires travaillant au profit de ces enfants ou prendre la couverture de ces enfants pour gagner de l’argent, voler et même piétiner leurs espoirs (Se chak fwa gen jounen entenasyonal Dwa timoun ak lè gen lajan ki debloke pou menm timoun sa yo, yo konnen ke yo egziste. Men se kèk grenn ki kapab petèt rive jwenn yon ti kichòy! ), sont aussi des droits de l’homme et pourquoi pas universels et inattaquables: « Mwen pa KOKORAT non, se MOVE fanmi ke Mwen genyen ki fè ke mwen nan lari… » a stipulé un de nos petits de Lakou lors d’une animation du mardi. Mais comme l’a si bien dit une des animatrices de l’activité de la bibliothèque des rues ou de la rue du nom de Mlle. Marie Ange POLICE en reprenant les paroles du P. Wresinski sur le savoir lors d’une entrevue avec un media écrit de notre chère Ayiti : Savoir, c’est comprendre ce que l’on est, ce que l’on vit et pouvoir le partager avec d’autres. C’est pouvoir faire des expériences dont on ne sorte pas humilié mais fier. Et l’activité de la bibliothèque de la rue est plus qu’intéressante comme l’a si bien dit notre ami et frère Junior Saintilus pendant la clôture à Lakou en juillet dernier. Et si l’on nous demanderait quels sont les moments où nous éprouvons des relations plus intenses avec autrui où ces enfants exclus et marginalisés de cette société complexée et pourrie se basant seulement sur le clientélisme et la corruption, nous répondrions assez facilement dans l’amour et l’amitié : A travers l’intimité et la proximité d’une autre personne aimée ou dans la camaraderie, nous pensons à juste titre trouver une relation essentielle avec les enfants et on pense que les handicapés aussi devraient y avoir une place de choix dans cette manifestation exemple Mme. Julianie. Et c’est une façon de dire que l’éducation est le seul chemin de s’en sortir, sortir de l’ignorance, sortir de l’obscurité et accéder à l’éclatante lumière de la révolution. Cette lumière dont on vient de faire référence ici n’est autre que notre ‘’Mentalité’’ qui mérite d’être changée et surtout nos ‘’mesquineries-calomniatrices-quotidiennes’’ sur nos frères et sœurs en se faisant passer soit pour le plus gentil ou le plus juste et il y a qu’à l’école qu’on peut lire tout le temps. Or l’activité de la bibliothèque de la rue est une des solutions vers cette nouvelle Ayiti dont rêve les enfants de Lakou, du Camp CFEF et de ceux du bas Delmas.En somme, nous devons travailler avec notre courage et notre bonne volonté, en mettant de cote nos préjugés ridicules et nos réticences injustifiées. C’est ce type de pensée, cette manière de voir l’humanité divisée ou encore notre chère Ayiti bafouée, tiraillée et divisée en classes qui est créatrice de ghettos dit continuels, beaucoup plus le seul fait que des familles vivent dans des mal citées d’urgences, des bidonvilles ou des taudis. Et nous ne devons pas nous éterniser à fredonner ce concept qu’est la misère, nous devrions la surpasser et travailler sur notre mentalité c’est-à-dire répondre au défi, répondre au difficulté en prenant des mesures d’action positive, changer le focus de pensée, à l’aide d’humour et surtout d’acceptation pour qu’on ait l’Autre Ayiti tant rêvée comme l’a si bien dit notre ami et frère Anax POMPILUS de l’Université Palm Beach de la Floride au cours d’un séminaire de formation sur la Récupération des Traumatismes. Hommage vous soit rendu, Révérend Père Joseph WRESINSKI et à vous aussi accompagnateurs et volontaires de tous pays qui avez accompli ce prodigieux Mouvement International qui n’est autre ATD Quart Monde visant à participer pleinement à la défense des droits de l’Homme et surtout celle des enfants.Vive les enfants méprisés, Vive la jeunesse et Vive Ayiti… Snold JOSEPHEtudiant Finissant en Sciences Politiques (Gouvernance)
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