Le Salon de l'agriculture "Katanga Agrimines Expo 2014", s'est tenu à Lubumbashi du 5 au 7 juin 2014. Dès le premier jour, les conférenciers et participants ont parcouru la question de l'agriculture, son apport et son importance au Katanga et en RD. Congo, voire au monde. Parmi les défis soulignés, l'on a insisté sur la nécessité de créer une banque ou un crédit agricole au pays. C'est ce qui m'a le plus marqué à ce salon! Voilà pourquoi j'y reviens...

Quelle serait la nécessité d'une banque agricole? Tout le monde s'accorde qu'elle servirait à accroitre le développement agricole en RDC, et à donner à l'agriculteur et son métier une véritable place dans la vie économique et alimentaire du pays. Toutefois, la création de cette banque devrait être l'œuvre de l'État car dans les pays où l'agriculture se développe, le crédit agricole a été institué par l'État qui est aussi le soutien des agriculteurs.
L'agriculture en RDC souffre aujourd'hui du manque de financement, entre autres. Pourtant l'industrialisation voulue entraine aussi d'autres difficultés notamment à cause de faibles moyens des agriculteurs qui obtiennent parfois des machines agricoles gratuites mais sont incapables de les entretenir ou les réparer une fois en panne. Bizarre qu'un tracteur se jette pour une simple crevaison! C'est ici, entre autres, qu'interviendrait le soutien d'un crédit agricole.

Aujourd'hui l'agriculture est vue comme un secteur de seconde zone alors qu'ailleurs celle-ci obtient un privilège particulier. La RDC où 1,5 milliard de dollars américains partent dans l'importation alimentaire, a plus que des raisons d'investir dans le financement de l'agriculture. Ceci garantirait nécessairement au pays une certaine indépendance alimentaire.
L'agriculture est une activité à potentialités illimitées tant que les ressources sont entretenues et les agriculteurs sont soutenus et encadré, bien que c'est encore l’apanage des paysans chez nous. Cependant, il faudra aussi inculquer au cultivateur la culture bancaire.

Les questions supplémentaires à résoudre par l'État seront aussi l'instauration de la culture de l'épargne et de l'assurance agricole pour la sécurité de l'agriculteur et de son investissement, l'institution des coopératives agricoles, etc.

Les opportunités sont énormes, reste à l'État d'ouvrir les yeux et voir ce que le peuple attend qu'il voit. Tenez bien : Sur toutes les banques installées dans la province du Katanga, par exemple, une seule dispose d'un crédit agricole avec des conditions pas toujours abordables pour le petit agriculteur. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com

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