Comment sera l’après départ du contingent tchadien de la Centrafrique ?

Le ministre tchadien des affaires étrangères Moussa Faky Mahamat a annoncé depuis Bruxelles lors du 4ème sommet Union Européenne-Afrique, le retrait du contingent tchadien de la MISCA. Cette annonce est un peu plus surprenante dans la mesure où les besoins sont pressants en Centrafrique. Le nombre des tchadiens s’élève à 800 hommes ce qui fait de ce contingent l’un des plus important. Pour les autorités de Ndjamena, c’est suite aux différentes campagnes malveillantes à l’égard de ses forces et de sa population que cette décision est prise.

Les dirigeants tchadiens sont-ils conscients des conséquences de ce retrait ? Visiblement oui puisque pour le l’instant c’est un contingent qui occupe des zones hautement sensible comme le nord qui est supposé être majoritairement musulman.

La Centrafrique peut-elle compter sur l’EUFOR Centrafrique pour combler le vide ?

C’est dans cet effondrement que l’Europe a annoncé l’envoi 800 hommes de l’EUFOR, la force européenne. Une mission européenne qui n’est pas approuvée à 100% par les pays européens comme l’Allemagne qui est jusque là réticente. Cette force européenne interviendra en compensation ? C’est la question qui difficile à répondre dans la mesure où les occidentaux ont du mal à mobiliser les militaires. La situation en Centrafrique est un peu plus compliquée qu’on le pense. On a l’impression que la lecture des évènements est mitigée selon les intérêts de chaque contingent. Si la force européenne peut en nombre ou en moyen logistique faire l’affaire, la question d’adaptabilité sur le terrain va se poser. Le contingent tchadien connait le mieux ce champ d’intervention.

Peut-on craindre une répression au nord du pays ?

Toute porte à croire que le nord de la Centrafrique est musulman. A l’état actuel des choses c’est le contingent tchadien qui sécurise cette partie du pays. Les musulmans peuvent se sentir plus en insécurité et cela risque d’avoir des conséquences fâcheuses. Ils peuvent aussi créer des milices de défenses encore que les gens sont conscients qu’une partie des ex-séléka se sont retranchés là bas. Maintenant qu’on a poussé les autorités tchadiennes à bout, il faudrait que les forces qui viendront après soit à mesure d’assurer en tenant compte de ces détails.

Le Centrafrique est dans une situation peu confortable dans la mesure où elle n’a presque pas de moyen pour tenir face à cette situation. Elle doit compter de plus en plus sur ses frères du Sud puisque les pays du Nord ont des énormes difficultés économiques. Les africains doivent pour cela être plus présent dans ce pays. Les conditions de gestion peuvent rendre sensible les autres régions.

 

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