Quelle géopolitique pour les TIC, les technologies de l'information et de la communication? C'est à cette question que nous avons tenté de répondre à l'occasion d'une table ronde co-organisée par l'Atelier des médias à Grenoble dans le cadre du festival de Géopolitique 2012. Une rencontre très riche en compagnie de Francis PisaniPierre BuhlerOlivier Kempf et Jean-François Fiorina à écouter et télécharger dans ce billet. 
Quand on sait que la première capitalisation boursière au monde est apple, une entreprise d'informatique.

Quand on sait que la première fortune mondiale est mexicaine et bâtie dans les télécommunications, je parle de Carlos Slim.

Quand comme chacun on a pu assister aux révolutions iranienne en 2009 puis tunisienne, égyptienne, libyenne, yéménite, syrienne. Quand, comme moi, on a suivi en direct des manifestations à Tunis, HomsNew York, filmées sur un téléphone portable ou twittées.

Quand à la Défense, à Wall Street, à Madrid, à Athènes, à Bucarest, à Washington, à Belgrade, des groupes manifestent avec les mêmes slogans, les mêmes outils, les mêmes références notamment Stéphane Hessel pour les indignés et l'auteur anonyme de l'insurrection qui vient pour les #occupy.

crédit


Quand on réalise que si Facebook était un Etat, il représenterait le troisième du monde avec sa population de 800 millions d'utilisateurs derrière la Chine et l'Inde. Un Etat particulièrement bien documenté sur sa population, c'est le moins qu'on puisse dire.

Quand on pense à la relation tumultueuse entre Google, une entreprise, et la Chine, un Etat. Une relation ponctuée de batailles, d'attaques, de menaces une relation entre entités souveraines et puissantes.

Quand enfin on songe aux câbles sous marins et terrestres d'internet qui sont devenus une des données indispensables à la compréhension et l'analyse du monde actuel et de son économie.

Quand on envisage tout cela et des dizaines d'autres faits et phénomènes, on comprend l'importance pour la science géopolitique d'intégrer ces nouvelles réalités dans ses analyses et on s'étonne de la place encore trop modeste accordée aux TIC dans cette discipline. Profitons donc de cette rencontre pour poser quelques éléments et contribuer à une géopolitique des technologies de l'information et de la communication.


Écoutez ou téléchargez la table ronde (73 min. et 00 sec.)

De gauche à droite : Jean-François Fiorina, Olivier Kempf, Pierre Buhler, Francis Pisani et moi-même (photo Manu Pochez)


Nos invités étaient

  • Pierre Buhler diplomate de carrière, professeur de relations internationales. Il vient de publier La puissance au 21 ème siècle un essai sous titré Les nouvelles définitions du monde aux CNRS éditions .
  • Olivier Kempf militaire de formation et de carrière, géopolitologue et enseignant à Sciences Po Paris. Blogueur sur EGEA. Il a dirigé récemment un ouvrage collectif sur la cyberstratégie.
     
  • Jean-François Fiorina directeur de l'Ecole Superieure de Commerce de Grenoble, blogueur et auteur d'une lettre hebdomadaire d'information sur la géopolitique. 

Vues : 912

Balises : géopolitique, r/évolutions dans les médias, émission

Commentaire de Essamba ibohn Marie Danielle le 22 mars 2012 à 15:23

Si vous le dites...

Commentaire de Maguy EHAN le 23 mars 2012 à 9:48

Salut à tous!

Ce qui est bien, c'est que Ziad, son émission et ses invités font réfléchir les uns et les autres sur les NTICs. Leur émission est une introduction au débat et à la réflexion. La preuve, c'est toutes ces interventions lues ici.

Je préfère couper la poire en deux : nous devons nous former et nous informer continuellement. L'Afrique fait partie du monde. Elle est résolument tournée vers l'avenir. Elle ne doit pas renier ni occulter son passé, mais elle ne peut qu'avancer vers la lumière, la connaissance, le progrès.

Nous avons dans nos village, des gens qui se battent pour le pain quotidien. Parmis eux, certain ont un téléphone GSM avec radio, appareil photo et caméra! Ils ont, de ce fait, accès à plus d'informations de même qu'ils peuvent être initiateurs de l'information aussi. Ce qu'il faudrait, c'est leur faire prendre conscience des outils formidables à leur disposition pour prévoir leur futur et gérer leur quotidien; c'est leur apprendre en plus des usages fréquents, les possibilités à un niveau plus avancé.

Il n'y a pas de bons et des méchants en matière d'avancées technologiques. Toute nouvelle découverte est à l'avantage de l'humanité. Maintenant, à chacun de savoir comment s'en servir et pour quoi faire.

Bonne journée à tous.

Commenter

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Atelier des médias

Podcasts

La vie de la communauté

Photos

Chargement en cours…
  • Ajouter des photos
  • Tout voir

Mondoblog

© 2014   Créé par Philippe Couve et Simon Decreuze. Coordonné par Ziad Maalouf.

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation