Écoutez la 1ère partie (19 min. et 31 sec.)


Écoutez la 2ème partie (26 min. et 31 sec.)


Sommaire

Atelier des médias, une émission réalisée par Simon Decreuze .




Membre de la communauté en vedette

Wilfrid Estève est notre membre de la semaine. Il est photojournaliste et enseignant. Il a été invité de l'Atelier des médias en avril 2009 pour parler des Pétits Objets Multimedias, les POM. Wilfrid est également Président de l'association FreeLens et vice-président de l'Union des Photographes Professionnels. (Photo V. Terrasse)

Quel avenir pour le photojournalisme?

Avec la chute des revenus dans la presse papier, les quotidiens, les magazines qui, tour à tour, déposent le bilan ou cherchent désespérément un énième repreneur, c’est toute l’industrie de l’information qui est touchée. Bien entendu, le photojournalisme et les photographes ne sont pas épargnés. Cette année l’agence l’oeil public a mis la clé sous la porte. Gamma, Rapho, Sygma connaissent des difficultés énormes. Pour certains, comme Neil Burgess, le photojournalisme est mort dans la mesure où les journaux et les magazines ne font plus de commandes de sujets photo, au mieux elles envoient un photographe pour illustrer un article. Pour d’autres, c’est tout le contraire. Le photographe Pierre Morel expliquait récemment sur son blog que ses confrères sont les mieux placés pour profiter de la révolution actuelle des médias et développer le personnel branding, la promotion d’une marque personnelle. Comment s’adapter à la nouvelle donne, quelle est d’ailleurs cette nouvelle donne? Qu’ont changé les nouvelles technologies dans le métier? Peuvent elles apporter des solutions d’avenir ? on en parle avec nos invités cette semaine.


Nos invités :


photo : Clément Debeir (SapienSapiens)


Jean-François Leroy est directeur général de Visa Pour l'Image. Depuis plus de 20 ans, il reçoit chaque année les grands noms de la photographie. Il accueille aussi de jeunes photographes que son festival permet de faire découvrir.


Samuel Bollendorff est photojournaliste. Il a été membre de l'agence l'Oeil Public. Il a réalisé plusieurs webdocumentaires. Il est président du jury pour le Prix France 24-RFI du webdocumentaire.


Olivier Laban-Mattei est photojournaliste. Il vient de quitter l'AFP pour devenir indépendant. C'est un des lauréats du Wolrd Press Photo 2010 pour son travail sur le mouvement vert en Iran. Il fait partie des photographes exposés à Visa pour l'Image 2010.


Gerald Holubowicz est un photojournaliste français basé à New-York. Il tient un blog réputé sur le photojournalisme. Il a publié en juillet dernier un ebook gratuit et très instructif intitulé Sortir du Cadre, le photojournalisme demain. (PDF)

Claire Burgain est photojournaliste et directrice éditoriale adjointe de SapienSapiens, une agence de reportage multimédia créée en mars 2010 à Toulouse.


Entretien avec Philippe Brault, co-auteur de Prison Valley


Ce mardi 30 août 2010, le prix France 24-RFI du web documentaire a été attribué à Prison Valley. Une co-production de la chaîne Arte et d’Upian une société de « diffusion plurimédia ». C’est la deuxième édition de ce prix qui récompense, à l’occasion de Visa pour l’Image, les œuvres audio-visuelles diffusées sur internet.
Pour ceux qui suivent de près l’actualité des nouvelles technologies, le choix de Prison Valley, n’est pas une surprise. Mis en ligne le 22 avril dernier (2010), l’œuvre qui mêle photographie, film et web participatif avait déjà reçu un accueil très favorable de la presse et du public. Ses auteurs, le reporter David Dufresne et le photographe Philippe Brault ont consacré presque deux ans à la réalisation de ce web documentaire. Ils ont d’ailleurs bénéficié d’un financement assez conséquent pour ce type de projets : 220 000 euros, dont 90 000 du Centre national de la cinématographie.
Prison Valley raconte l’histoire de Cañon City, une ville du Colorado spécialisée dans les centres pénitentiaires. En creux c’est l’injustice sociale et raciale des Etats-Unis qui est analysée et expliquée par de nombreux témoins. L’œuvre est innovante par ses outils interactifs : forum de discussion, blog, liens avec les réseaux sociau
x. Ce qui fait aussi sa force c’est une narration efficace et attrayante sous forme de road movie. Le jury, dont je fais partie, a également souhaité distinguer avec une mention spéciale Times of Crisis une réalisation des équipes de l’agence Reuters qui retrace et explique avec talent la crise économique qui a frappé le monde en 2008.



Philippe Brault (ci-dessus) était notre invité pour cette émission. Nous avons discuté de son web documentaire mais également de son métier de photojournaliste (il a fait partie de l'Oeil Public et vient de rejoindre l'agence VU) et de sa vision de l'avenir.

La vie de la communauté


Nous sommes aujourd’hui 7530 membres sur l’Atelier des médias. Ceux qui nous suivent de près auront remarqué que notre activité a baissé pendant les vacances mais grâce à la vitalité de la communauté, le site est resté bien vivant. Merci à Malik, Ali, Bertrand et Bertin qui nous aident à accueillir les membres et à éviter les rares débordements. Mention spéciale à Bertrand Kogoé qui a réalisé une émission à lui seul l’espace Médiatelier à écouter sur l’atelier des médias: toute ressemblance avec un programme de rfi n’est pas fortuite ;-)

Écoutez le résumé du Médiatelier n°1 (4 min. et 21 sec.)



Bravo aussi à notre membre Noël Tadegnon qui a rendu célèbre malgré lui un coopérant français qui menaçait un journaliste togolais. Noel a filmé la scène et l’a postée sur youtube. Plus de 750000 vue à ce jour et plus de 2000 commentaires aussi!



Le lieutenant-colonel Romuald Letondot que Noel a piégé dans cette vidéo a été rappelé en France et sanctionné pour ses propos et ses menaces déplacés.

A lire aussi sur l’atelier pendant les vacances des billets signés :
Sylvio Combey, Guejopalgnane, Antonio Torrenzano, Eric Mwamba, Edith Ya Brou ou Dahé Kessé.
Mention spéciale à Simon qui a publié un billet d’ambiance et un diaporama sur Visa pour l’Image 2010.

Concernant le concours Mondoblog, nous avons reçu plus de 250 candidatures, ne
vous inquiétez pas, nous n’avons pas encore choisi les 100 blogueurs qui feront partie de cette plateforme. Chacun des participants sera informé en temps et en heure.

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Ziad Maalouf est journaliste, producteur de l'Atelier des médias RFI

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Commentaires

  • @guejopaalgnane
    merci pour cette contribution édifiante
  • j'ai cherché une définition du concept et j'ai trouvé deux propositions dans le net:Wikipédia dit que "Le photojournalisme est une approche du journalisme usant du support photographique" En ce sens l'avenir du photojournalisme est très flatteur car, à ce qu'il me semble l'homme moderne a envie de voir le maximum possible et dans la plus grande transparence possible.
    Dans un article publié le 23/08/2009 à RFI, Marion Urban définit le concept en ces termes:« La distinction entre le photojournalisme et les autres formes de photographie tient en une image. Le photographe qui prend des photos d’un mariage a un but : plaire à son client. Le photojournaliste a un mandat public : il fournit des informations précises, honnêtes c'est-à-dire situées dans leur contexte, en images. Il est redevable des informations qu’il transmet via ses photos devant les citoyens. Pour de simples raisons techniques, le photojournaliste prend souvent plus de risques que le journaliste qui écrit. »Ce qui constitue donc l'élement fondamental distinctif entre ces deux acteurs effectuant la même tâche avec le même instrument ne serait-ce que du point de vue du genre, c'est l'éthique:l'éthique du beau et l'éthique du vrai ou alors du naturel.En ce sens,un média pourrait faire de la photo ou de la vidéo des supports sans être dans le photojournalisme.Car tout médias ou alors il existe beaucoup de média dont les produits sont assimilables à des "morceaux de sucre" qui vendent dans le marché comme tout autre produit.Or pour acheter, il faut d'abord attirer et plaire:plaire par le contenu ou par la forme de l'information ou de la nouvelle.D'autre part,le pouvoir de transformation,de dénaturation y comprise de l'image, est tellement grande aujourd'hui dans les médias qu'on peut se demander est-ce du naturel ou de l'artificiel ou une synthèse du naturel et de l'artificiel.En ce sens donc il y a moins de photojournalisme qu'il y a de médias qui font de l'image un support.Nous voyons beaucoup d'images dans les journaux,à la télévision, au net...certaines d'entre elles peuvent être étrangère au contenu écrit.
    Dans Wikipédia nous lisons ceci:"Les photojournalistes des années 1960 sont les héros qui parcourent les champs de bataille, du Viêt Nam au Biafra, du Pakistan à l’Irlande du Nord."Etait-ce seulement pour gagner de l'argent ou pour se faire un nom?Je ne connais pas leurs motivations profonde,mais puisque cette période est aux environs des années 58, une ère d'exigence de transparence et de vérité,on peut supposer qu'ils furent dans le terrain des faits pour présenter la vérité de la manière la plus naturelle ou la plus vraie avec le minimum d'artifice.La plupart des images actuelles sont fausses car en général soit elles rendent la réalité plus atroce soit elles la rendent plus belle.Si nous partons de ces pionions il me semble que l'on peut également distinguer le photojournaliste par son engagement à lutter contre la dénaturation des faits et contre la dénaturaturation de l'histoire.C'est pourquoi je crois que bien que faisant le même travail relativement,le photographe ou le caméraman d'une chaîne d'information est différent du photjournaliste qui lui jouit d'une plus grande liberté de manoeuvre.C'est lui qui choisit le fait et il est toujours à mon avis un journaliste qui lutte pour une cause qu'il achoisie,ce qui n'est pas le cas chez celui qui est dans une équipe de média.Je ne sais pas comment le définir mais il me semble que le photojournalisme est plus une philosophie, une manière de cpaturer l'histoire et la transmettre et de la conserver qu'un métier au sens moderne du terme,une philosophie dont le principe éthique fondamental est la proximité maximum des faits.
    Selon un autre auteur,« Ah, j'allais oublier, nous vivons à l'ère d'Internet. Des photos gratuites. Des sites gourmands en vidéo et son. Créatif, certes, mais, du coup, caméra embarquée oblige, alors qu'aucun modèle économique ne permet au photojournaliste électronique de subsister. Si le photojournalisme n'est pas mort, le photojournaliste, lui, certains soirs, est bien harassé. » Tribunes - le 9 Septembre 2009
  • @Ziaf merci à toi aussi.
    on est ensemble.
  • @Parfait merci beaucoup
    @Philip vous avez entièrement raison, l'expression prête à confusion
  • Je pense qu'il est plus correct de dire que Noel a pris sur le fait le lieutenant-colonel, "piégé" ne reflétant pas la réalité des faits. Merci
  • je remercie vivement Monsieur Jean-François Leroy, pour avoir cette bonne idée, et toute l'équipe de l'Atelier des Médias pour ce reportage.
    Je pense que le monde de la photographie aujourd'hui est entrain de rendre la tâche plus facile au défenseur des droits de l'homme. On voit que grâce aux photos envoyées sur le net ont permis d'avoir un vision claire sur ce qui se passe dans cette prison.
    Bon van à l'émission.
    Parto.......
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