L'utilisation de Photoshop par des Etats ou des forces de police prouve que les images disponibles sur Internet ne nous montrent pas toujours la réalité... Autre actualité de la semaine : la Syrie avec la statue du poète Abou Ala al-Maari décapitée par les djihadistes.

Après l'histoire du vrai/faux singe spationaute, les autorités iraniennes se sont de nouveau retrouvées sous le feu des critiques pour une histoire de manipulation.

La semaine dernière, Khouz News, un site web iranien qui traite de la région iranienne du Khouzestan, publie la photo d'un F-313 survolant des montagnes enneigées. Mais suite à la publication de cette image, de nombreux experts en aviation affirment qu'un tel engin est trop petit pour pouvoir supporter la technologie que les autorités iraniennes lui prêtent. Des internautes ont finalement découvert le fin mot de l'histoire : le cliché était en réalité le résultat d'un montage sur Photoshop, et l'avion, qui est en réalité exposé dans un musée, avait été surimposé sur un paysage montagneux.

 

La police grecque, experte en Photoshop ?

 

Mais le Photoshopage n'est pas l'apanage des Iraniens. En Grèce,la police locale s'est amusée à modifier la photo du visage d'un homme accusé de vol à mains armées. Après son arrestation, ce dernier avait eu le visage tuméfié, avec un bel oeil au beurre noir. Mais sur la photo publiée sur le site de la police grecque, cette blessure avait disparu du visage du suspect. Ce sont ses proches qui ont dénoncé cette manipulation. 

 

La conclusion de ces deux histoires, c'est qu'il faut se méfier des images. Les bidonnages fait par des individus pour s'amuser sur internet étaient monnaie courante. Les cas iraniens et grecs révèlent que les internautes ne sont pas les seuls à s'adonner à cette pratique, même si nous avions du mal à imaginer qu'un Etat ou qu'une police allait se servir de Photoshop. Il faut donc rester vigilant et ne pas prendre pour argent comptant les photos disponibles sur Internet.


En Syrie, des djihadistes syriens s'en prennent à la statue d'un philosophe

 

En Syrie, la statue du poète syrien Abou Ala al-Maari a été décapitée par des djihadistes dans sa ville natale de Maarat al-Nou’man, au nord-ouest du pays. Ce geste est inquiétant et révélateur de ce qui se passe actuellement en Syrie : c'est une nouvelle preuve que ces groupes terroristes ont une part de plus en plus importante dans la révolution actuelle.

 

Dans la ville d'origine de ce philosophe syrien du Xe siècle, ils se sont permis d'aller couper la tête d'une statue, simplement parce qu'ils considéraient ses écrits supposés comme hérétiques. Un sentiment d'impunité accompagne donc les troupes de djihadistes qui, en plus de leur lutte contre l'armée de Bachar al-Assad, mènerait une campagne d’abattage systématique des statues, en vertu d’une application radicale de l’islam.

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