Un peu partout au Togo, on constate que les populations ont pris l'habitude d'adopter les sachets plastiques comme le principal emballage ou sac. Elles les utilisent pour emballer  les aliments (même chaud), aller au marché, emballer les vêtements et tout produit de magasin ou de boutique. Après usage, ces sachets sont jetés à même le sol, ou pas forcement dans les poubelles. Bouchant les carnivaux et jonchant les dépotoirs, ces sachets s'éparpillent dans l'environnement au moindre souffle du vent. Les études scientifiques nous révellent que ces sachets produits entre 10 et 15 minutes, tenez vous bien, ne sont entièrement dégradables que  plus de quatre cent mille ans (400 000) après. Ils sont en partie ou presque responsables des maladies dont souffrent les populations et des catastrophes naturelles fréquentes dans le pays; telles que les inondations du fait de leur longévité (400 000 ans) , les sachets plastiques, en s'enfouissant dans le sol, empêchent les eaux de pluie de s'infiltrer dans la nappe phréatique, engendrant ainsi la stagnation progressives qui abouti à une inondation.

Sachets plastiques sur des dépotoirs sauvages à Lomé

 

 

Conscient de ce phénomène, le gouvernement togolais a signé le 5Janvier 2011 le décret N* 2011-003/PR fixant les modalités de gestion des déchets et emballages plastiques au Togo, assorti d'un moratoire de 6 mois aux importateurs et de 9 mois aux producteurs. Après l'arrivée à échéance de ces moratoires; le dernier le 5 Octobre passé, le Togo à opter pour l'usage des emballages plastiques biodégradables. Mais, plus de 9 mois après la signature de ce décret interdisant la production et l'importation, la distribution et la commercialisation des sachets et emballages plastiques non-biodégradables,  rien a évolué à ce sens. Ces emballages et sachets  plastiques gardent toujours leur valeur sur le marché togolais. Pis, aucun programme de recyclage n'a été mis en place; du moins sur le terrain, pour diminuer le nombre ou la quantité des déchets plastiques dans le pays.

Au delà des discours et des décrets,le gouvernement togolais doit passer à l'acte, en effectuant des contrôles fréquents sur le marché national et sanctionner ou poursuivre les contrevenants audit décret en justice. Cela permettra d'exiger  un environnement sain pour tous; l'un des droits les plus reconnus à tout être humain et dont l' état est le premier garant ; comme le stipule l'article 41 de la constitution togolaise du 14 Octobre 1992.  

 L' Etat togolais peut par exemple mettre en place une commission, spéciale, pour faire des campagnes de sensibilisation autour du sujet, et mettre sur pieds un organisme de recyclage des déchets plastiques qui se chargera de la collecte des sacs et sachets plastiques non bio dégradables.

Un comportement citoyen est aussi nécessaire de la part de la population togolaise qui doit inscrire l'utilisation des sachets plastiques dans ses habitudes quotidiennes. Nous devons tous savoir que la question d'un environnement sain n'est pas seulement une affaire des gouvernants, mais de nous tous; nous en tant qu'être humains

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Commentaires

  • C'est le même constat partout dans les villes africaines. Ici à Ouagadougou c'est problème assez préoccupant. mais personne, politicien ou association, ne s'y intéresse à fond. 

    Nous devons peut-être regarder du côté de l'éducation pour essayer de susciter une nouvelle génération de citoyen écolo avec des habitudes qui protègent l'environnement.

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