Lu ce matin sur le site de Business Week. Un papier de prospective qui parle de "nouvelles expériences en ligne qui pourraient sauver les journaux". Bigre, en 2009, poser que nous en sommes encore au temps des expériences, c'est déjà fort! Encore plus fort est l'exemple livré en ouverture : celui d'un journal local qui a tôt (en 2005) parié sur le lancement de son propre réseau social en ligne, pour rajeunir sa base d'utilisateurs. Ce qui du coup a motivé les annonceurs à venir chez eux plutôt que chez les confrères.Une autre "expérimentation forte" serait celle de "self made magazines" si l'on peut dire, que l'on commence à entendre dans plusieurs projets et sites : des journaux auto-fabriqués en ligne par les lecteurs et utilisateurs eux-mêmes, et pouvant pousser jusqu'au print si affinités, qualité et rencontre avec un public.Les dominantes que je vois se confirmer dans ces tendances, sont cependant duales :- de plus en plus de contenus générés par l'utilisateur : quid dès lors de la place des journalistes?- de plus en plus de contenus ultra-ciblés : quid dès lors de l'information générale et des newsmag, privilégiant un regard, une qualité de plume et un parti pris éditorial sur l'actualité?- de plus en plus de "projets" tâtés et testés au rabais, en cassant les coûts de conception, design, maquette, etc.Plus ambitieuse, capitale et positive pour le maintien de la notion de "média", serait cette notion de la "présence en ligne élargie" (que je co-défends au sein du WebLab) : où le journal n'est plus qu'un marqueur, une balise collectant de temps à autres les contenus, mais aussi les reversant ailleurs, en accueillant d'autres, etc. D'où l'idée que le business publicitaire suive les mêmes voies d'agilité et d'ubiquité : le seul site de presse basé sur une seule "url" semble, aussi surprenant que cela puisse paraître, trop limité et appelé à disparaître.Editeurs, journalistes, commerciaux des médias, préparez-vous à cette révolution à plusieurs ingrédients! Du self média, du média éclaté, du média social, du média partout et... nulle part. Bref de plus en en plus d'agilité, de rapidité et d'individualité flattée. Question : sommes-nous, nous journalistes, prêts en 2009 à déjà travailler sur ces principes?
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