Dans leur tentative de justifier l’injustifiable,  les ténors de l’Union fait la Nation ne reculent  devant aucun argument. Il existe cependant des arguments simples et valables qui justifient ce K.O. La mauvaise foi et la caricature ne résistent pas toujours à l’épreuve des faits. Et quand le peuple décide, rien ne peut  le détourner de son idéal. 

 
De la supposée impossibilité d'un K.O lié au mode de scrutin
 
Inutile de rappeler qu’il n’existe aucune disposition constitutionnelle qui  empêche un candidat d’être élu dès le premier tour d’une élection présidentielle en République du Bénin pour peu que ce dernier ait obtenu plus de 50 pour cent des suffrages exprimés. Mieux, il existe des raisons factuelles qui militent en faveur d’un K.O au premier tour des élections présidentielles de Mars 2011. En effet, si depuis 1990, le peuple béninois n’a pas eu la chance d’expérimenter le K.O c’est bien parce que le paysage politique était toujours occupé par plusieurs présidentiables à fortes encrages régionales : Adrien HOUNGBEDJI, Albert TEVOIDJRE  puis Kolawolé IDJI dans l’ouémé-plateau ;  les SOGLO père et fils  et Lazare SEHOUETO dans le zou, les collines, le littoral et l’atlantique ; Bruno AMOUSSOU  dans le mono et le couffo ; Matthieu KEREKOU puis Boni YAYI dans le borgou, l’atacora et la donga.  Les premiers tours des élections présidentielles étaient donc caractérisés par une forte prééminence du vote pour le fils du terroir émiettant ainsi les suffrages au profit de ces différents ténors. Les regroupements au 2nd tour permettant alors la clarification du jeu.
Le regroupement de la plupart de ces ténors au sein de l’Union fait la Nation a eu l’effet de faire de ce premier tour un second tour avant l’heure, Boni YAYI se retrouvant seul face à ces mastodontes de la politique béninoise. Comme à l’accoutumée, « le vote selon les consignes du fils du terroir »  n’a pas atteint les mêmes proportions que «  le vote pour le fils du terroir » et la majorité virtuelle dont se prévalait l’Union fait la Nation s’est effondrée.
L’intoxication et la désinformation à l'épreuve des réalisations
 
Si la victoire du président de la république n’étonne pas les observateurs avertis, les scores remarquables qu’il réalise dans certains fiefs réputés de l’opposition démontrent bien que les populations sont restées insensibles aux machinations et autres complots d’intoxication pourtant savamment ourdis contre le président de la république par ses principaux rivaux et pourfendeurs. Elles ont préféré tenir compte de l’immensité  des chantiers de développement du régime Boni Yayi I, qui se répercutent sur leurs conditions de vie en des améliorations tangibles et palpables.
  • Les nauséabondes rumeurs sur le clash entre le très populaire Tundé Olofindji et le président de la république n’ont pas empêché ses congénères de Kétou de plébisciter ce dernier avec plus de  22 700 voix reléguant le fils du terroir Adrien HOUNGBEDJI au rang de bon deuxième avec moins de 14 500 voix, et faut-il le rappeler, c’est au nez et à la barbe d’un autre fils de la localité, le porte parole et secrétaire général de l’Union fait la Nation, Idji KOLAWOLE.
  • Dans le Mono, la maturité du peuple s’est traduit par le vote massif des habitants de l’arrondissement de SE en faveur de Boni YAYI, le classant premier loin devant l’Union fait la Nation alors que depuis plusieurs mois, une frange de la classe politique soutenue par des syndicalistes en manque de causes à défendre essaient de leur faire croire que le président et son gouvernement auraient orchestré l’enlèvement de leur frère Urbain Dangnivo.
  • Dans le littoral et dans l’atlantique, ou se retrouve la plupart des victimes de ICC Services, le message selon lequel le président Boni Yayi serait le principal instigateur de cette vaste escroquerie n’est vraisemblablement pas passé non plus. Les populations ayant préféré miser sur le prochain aboutissement des différentes démarches engagées par le gouvernement devant la justice et auprès des institutions bancaires pour les rétablir dans leurs droits. Là encore, le président candidat arrive en tête dans 7 des 13 arrondissements du littoral et dans l’atlantique pris globalement.
  • Dans sa Donga natale, Abdoulaye BIO TCHANE n’a pu se prévaloir de la contre-campagne que lui aurait faite le président Yayi pour mériter le vote de ses congénères, ceux-ci ayant préféré voter utile dès le premier tour. Les grandes régions cotonnières de la partie septentrionale du pays ont ignoré les manœuvres confusionnistes des membres de l’opposition qui rejettent sur le gouvernement la responsabilité du déclin de ce secteur nonobstant les lourds investissements consentis à l’origine par Boni YAYI dans l’agriculture.
En définitive, l’élection présidentielle de Mars 2011 a sonné le glas des vieilles méthodes de campagne basées sur les calomnies, le dénigrement réciproque plutôt que sur des projets de société et la défense d’un bilan. Désormais, plus rien ne sera comme avant.
Source: beninalalysis
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