"Pourquoi s'intéresser à Twitter quand on est une personnalité politique ? Quels sont les risques ?" C'est à ces questions que 3 personnalités politiques françaises étaient invitées à débattre par l'Express.fr. mardi 21 juillet de 13h à 14h.
Prévenus à l’avance, tous les utilisateurs de twitter pouvaient participer et poser leurs questions. Il suffisait d’ajouter le code #lexpress à leurs messages sur la plateforme de microblogging.
Pendant une heure, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique, Benoît Hamon, porte-parole du parti socialiste, et Alain Lambert, sénateur de l'Orne et ancien ministre du Budget, ont chacun posté près d'une réponse par minute.
Marie-Amélie Putallaz, journaliste et animatrice de communauté à l'Express.fr a encadré ce débat. Elle tire les premières conclusions :
Ecoutez l'interview (2 min. et 30 sec.)
Les participants ont eux aussi tiré le bilan des échanges. Alain Lambert a tweeté : "la concision évite quand même la langue de bois, elle oblige à élucider sa pensée pour répondre clairement". Nathalie Kociuscko-Morizet a jugé l'exercice "difficile" et écrit rester "dubitative sur la valeur ajoutée au débat".
Commentaire par Malik Berkati le 23 Juillet 2009 à 9 36
Si "il faut un deuxième temps de lecture" pour savoir si on peut tirer quelque chose et en connaître la qualité, je ne vois pas trop l'intérêt de l'exercice...le sentiment "d'immédiateté" et de rapidité que peut procurer la plateforme n'aurait plus trop de sens si il faut reprendre les 69 tweets de Lambert, 49 de Hamon et 53 de Kociuscko-Morizet pour en tirer des infos...autant lire une interview classique!
MaB
Commentaire par Marie Amélie le 23 Juillet 2009 à 13 09
Je n'ai peut-être pas été très claire... Je pense que pour les internautes qui voulaient une réponse à leur question et qui l'ont eue, il n'y a pas besoin d'un second temps de lecture. Ils ont eu l'occasion d'un échange et ont pu l'apprécier "en live". En revanche, pour ceux qui voudraient une vue globale, avec les axes et les temps forts, le second temps est nécessaire. Un peu comme dans un débat télévisé: les articles du lendemain, qui reviennent sur les positions des uns et des autres et soulignent les phrases les plus importantes ont du sens.
Commentaire par Malik Berkati le 23 Juillet 2009 à 14 59
Non, non vous avez été très claire, cependant je ne vois toujours pas l'utilité de la chose si ceci nécessite une seconde lecture pour ceux qui suivent le débat: personnellement, quand je suis un débat où que ce soit, je prends à l'extrême limite des notes persos, mais je n'ai pas besoin de lire un article pour me faire une opinion sur le débat...je ne lis l'article que si je n'ai pas assisté au débat et que j'aimerai savoir ce qui s'y est dit!
MaB
@Maire-Amélie en quoi cela est différent de http://www.20minutes.fr/vousinterviewez ou du "téléphone sonne".
Le fait que tout le monde peux s'exprimer sans filtre sur un système externe
Ou au contraire que twitter est un filtre avec des utilisateurs encore nettement avant garde en France ?
Un participant Alain Lamber fait un bilan "la tentation de la langue de bois ne m’a même pas effleuré une minute. " ... http://www.alain-lambert-blog.net/post/2009/07/22/Impressions-à-l’issue-du-1er-Twitter-débat%2C-organisé-par-LEXPRESS.fr
Commentaire par Marie Amélie le 24 Juillet 2009 à 15 34
Bonne question! Le fait que les échanges se produisent en dehors de LEXPRESS.fr, déjà. Le public est en effet différent. Et je pense qu'aborder un événement qui veut donner de l'information en dehors d'un média, c'est une expérience intéressante.
Commentaire par Malik Berkati le 24 Juillet 2009 à 17 51
Plus j'y pense, plus cela me déconcerte. Le fait que les participants au "débat" ne disposent que de 140 signes pour répondre permettrait donc d'éviter le langue de bois...au risque de faire vieux jeu, voire pour certains djeunes réac, je ne suis pas sûr que le format sms élève le débat. La langue de bois est certes un fléau de la rhétorique politique, mais la simplification des idées à travers l'appauvrissement du vocabulaire a ceci de plus dangeureux qu'elle simplifie également la sémantique du monde et sa vision...ceci dit, c'est moderne: Bush et Sarkozy ont à cet égard bien ouvert la voie et comme on s'habitue à tout, cela nous paraît à présent normal...jusqu'au prochain retour de bâton, vraisemblablement.
MaB
PS. je ne suis pas un anti-twitter primaire...j'ai moi-même un compte que j'utilise pour ce qu'il est: diffuser des liens, en suivre, râler souvent mais court et, de temps en temps m'extasier brièvement.
Ajouter un commentaire
Vous devez être membre du réseau « Atelier des medias » avant de pouvoir ajouter des commentaires!
Vous devez être membre du réseau « Atelier des medias » avant de pouvoir ajouter des commentaires!
Rejoindre ce réseau