Sotchi, "la Riviera Russe", voilà le sobriquet de la ville où se tiendra les Jeux Olympiques d'hiver. Un lieu de vacances peu connu en Europe de l'Ouest. Si l'on s'approche de la mer Noire en voiture ou en avion, on découvrira la prunelle des yeux de Vladimir Poutine. Parmi les choses qu'il chérit vraiment, il ne faut pas oublier son pistolet qu'il place dans sa table de nuit avant de dormir et qu'il garde soigneusement. Il est toujours méfiant de finir assassiné comme les journalistes qui par hasard  disparaissent dans toute la Russie.

Les Jeux Olympiques de Sotchi

Du 07 au 23 février, malgré la révolution en Ukraine, l'imposition de la loi islamique par le président Ramzam Kadyrov en Tchétchénie, les enlèvements et  les meurtres de journalistes dans toute la Russie, le monde tiendra les Jeux Olympiques d'hiver à Sotchi. Aucun mort ne l'empêchera. Rien d'étonnant.

Le Mexique tint les jeux en 1968 malgré le massacre de Ttatelolco. L'Argentine fut l'hôte et le vainqueur de la Coupe Mondiale en 1978  avec un dictateur comme Videla qui souhaitait bonne chance à son équipe dans les vestiaires. Après tout, Sotchi était le lieu de vacances de Staline. En voyant de près, que Sotchi soit une ville Olympique tombe à pic avec tous les autres précédents.

Munich 1972, l'histoire qui ne peut pas se répéter à Sotchi

Maintenant ce qui compte pour Poutine c'est que le terrorisme islamique cherchant à séparer la Tchétchénie du reste du pays ne profite pas de cet événement pour fomenter d'autres attentats.

Il fait confiance en Ramzam Kadyrov, un homme musulman, chef de la Tchétchénie, ami de la Charia et soupçonné d'avoir fait assassiner la journaliste Politkovskaïa. La presse n'est pas un obstacle pour ces hommes ambitieux.

Comment oublier le désastre du massacre des Jeux Olympiques de Munich? Toute l'équipe israélienne fut kidnappée et assassinée par le groupe terroriste Septembre noir.

Que ces séparatistes de la Tchétchénie réussissent à répéter ce chapitre macabre dans la ville de vacances de Staline s'avère presque impossible.

Persécution des gays en Russie

Poutine exige être à la hauteur de la Chine. Son sentiment est presque comme celui ci: "Que le monde occidental sache que la Russie n'a rien à envier des américains en matière d'organisation et que l'Union Européenne sache que persécuter la communauté homosexuelle est presque comme lutter contre la pédophilie". Le président russe veut faire étalage qu'il n'y a rien à craindre sur son territoire. 

Ce que l'on peut accorder à la Russie concernant la Chine est qu'en matière de droits de l'homme, les deux géants sont à la même hauteur.

Même le maire de Sotchi, un autre allié de Poutine a déclaré hier que "l'homosexualité n'est pas admise".

Ainsi le Kremlin continue à souffler sur le braises et essaie de se servir des cas de pédophilie en Belgique et en Irlande afin de museler tous ceux qui le taxent de dictateur en Europe.

Il a réussi à accomplir son premier but malgré la tentative de quelques personnalités de boycotter son gouvernement odieux.

Si Videla trouva les moyens d'organiser la Coupe Mondiale malgré toute la tuerie flagrante en 1978, Poutine a su le surpasser. Le dictateur argentin allait jusqu'au point de se moquer des droits de l'homme en faisant des calembours: "Droits de l'homme? Chez nous on est droits et humains"

Homosexualité pas admise


Le second but de Poutine est presque un amalgame d'idées avec lequel Poutine cherche à augmenter sa popularité dans la zone rurale où l'homosexualité est combattue et perçue comme une maladie mortelle.

Rien ne peut empêcher que Sotchi soit le nouveau paradis pour la Coupe Mondiale 2018. Si Videla pouvait sortir de sa prison et lui donner un conseil, Poutine saurait le remercier infiniment.

La semaine passée le président tenta de désarçonner le journaliste américain George Stephanopoulus en disant qu'aucun homosexuel ne s'est jamais plaint en Russie devant les autorités.

Videla et Poutine

Le malheur des hasards: en 1978 Videla évoquait les mêmes propos de los desaparecidos dont les grand-mères manifestaient en face de la Casa Rosada, le palais présidentiel.

Entêté et persuadé qu'il fallait "nettoyer" l'Argentine et gagner la guerre, Videla décida de voler les enfants de ses ennemis.

Poutine semble suivre son exemple pas à pas: son congrès, la Douma, s'apprête à légaliser que les enfants d'un couple homosexuel soient séparés de leur familles.

Les enfants n'appartiennent plus à leurs parents, sinon à l'État, c'est à dire, à Vladimir Poutine. Tout ce qu'existe, tout être vivant en Russie lui appartient. Des nourrissons, des enfants, tous ce qui travailleront pour lui dans l'avenir. Mais Poutine fait plus confiance à son arme au feu auquel il reste attaché. Un pistolet ne pleure pas. Bien évidemment.

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