Pourquoi il faut arrêtez de déifier Alassane Ouattara

« La Solution », c’est bien Alassane Dramane Ouattara. L’expression de la souveraineté du peuple l’a peuple l’a prouvé à plus de 54% des voix. C’est donc, le peuple qui est Dieu non Alassane. Arrêter de le déifier. Chaque Ivoirien sera jugé par son travail pour lequel il a été nommé ou élu et non par les honneurs qu’il aura rendu à Alassane ou à son épouse. C’est de cela qu’il s’agit, pour cette nouvelle Côte d’Ivoire qui annonce déjà les couleurs. Et comme nous Ivoiriens, sommes « des Éléphants », il faut que nous ouvrions tous, nos grosses oreilles, pour entendre et mieux véhiculer le message à ceux qui n’ont encore rien compris.

Pendant plus de quarante ans d’indépendance, les africains (intellectuels ou non) sont restés à déifier celui qui incarne leur différent Etat. Là où l’on attend d’eux, le résultat du boulot pour lequel ils sont nommés ou ont été votés par le peule. Conséquence, ces différents Présidents et Chefs d’Etat se sont transformés au fil du temps en véritable dictateur. Il faut arrêter tout ça et se mettre résolument au travail. « Ado » pour ses partisans du Rdr, « l’américain » pour le Rhdp  et Alassane Dramane Ouattara pour toute cette fédération de partis et de la communauté nationale et internationale, est le Président des Ivoiriens et tous les partenaires au Développement de la Côte d’Ivoire. Il y a une seule chose que tous devons, accepter et comprendre (ceux qui l’ont voté et ceux qui ne l’ont pas voté) pour ne pas plonger celui qui incarene désormais les Institutions de la République, dans les erreurs du passé et, remettre la Côte d’Ivoire sur les rails dans les 4 ans et 7 mois qui restent. Il faut l’aider à relever le défi de « La Solution » pourquoi pas, « pour chacun des Ivoiriens ».

Mettre fin au culte de la déification 

L’une des graves erreurs du peuple africains et particulièrement des Ivoiriens, c’est de déifier le culte de la personnalité qui incarne l’Etat. Or, celui même que ces personnalités déifient, va soit à l’église ou à la mosquée. Même s’il ne se rend dans aucun de ces cultes religieux, il croit au moins en Dieu. Donc, ici Dieu c’est vous le peuple et non lui. C’est vous qui, à travers votre expression dans les urnes qui l’avez porté à la tête de votre Etat. Vous êtes donc, son pouvoir. Il tire sa force et sa capacité à convaincre les partenaires au Développement de vos actes et comportements, à travers votre travail. Ce ne sont pas les discours à la « Alassane est Dieu », ou « c’est grâce à Alassane » que les blancs mangent, pour parler comme tout le monde. Ces blancs qui ne sont autres que les bailleurs de fonds attendent du peuple, le concret. Est-ce que vous, peuple de Côte d’Ivoire, en d’autres termes Dieu de Côte d’Ivoire ou Allah, Gnamien etc. de Côte d’Ivoire vous avez aidé pleinement votre élu à ce que la sérénité, la sécurité, la confiance etc. règnent pour que les partenaires au Développement s’installent et travaillent avec vous ? C’est de cela qu’il s’agit. Il ne s’agit pas de discours à déifier un être humain qui tire son pouvoir de votre souveraineté. Depuis, les années de l’indépendance les africains et particulièrement les Ivoiriens sont restés dans cette logique. Avec des groupes de supporters (club de soutien et autres), ce que certains leaders ont vite fait de qualifier de « suiveurs ». La campagne est terminée, la recréation aussi. Avec en prime le grand rôle joué par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire à réunifier la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara n’est pas Dieu encore moins son épouse. S’agissant de ce couple qui est un exemple sur lequel chacun peut facilement s’appuer, ils ont cru en leur projet. Celui de diriger un jour la Côte d’Ivoire et de rentrer dans l’histoire. Vous y avez cru avec eux, et les y avez accompagnés. Pourquoi à tour niveau vous ne leur présentez pas des projets fiables et vous vous contenter de vous transformer en griot. Comme si vous étiez encore en campage? Ils vous ont présenté leur programme de gouvernement ety leur projet de société. C ‘est en cela que vous avez fait confiance. A votre tour, présentez leurs vos projets puisqu’ils les exécutent.  Le moment de déification pour, au finish avoir un poste est révolu. Seul le travail bien fait à tous les niveaux, doit payer. Le temps de « m’as tu vu » doit être rangé loin dans les placards. Chaque Ivoirien doit pleinement jouer sa partition dans cette nouvelle Côte d’Ivoire en reconstruction où il y aura à boire et à manger pour tous ceux qui ont des projets bien ficelés. A propos de nomination, c’est ici le lieu est d’attirer l’attention du Premier responsables Ivoiriens sur la promotion du genre nos mamans, époux et femmes. Elles ont démontré leurs capacités à surmontés des défis là où l’époux est resté terré chez lui. Les cas comme la libération de la commune d’Abobo (je ne veux pas rentrer dans les détails). Elles ses ont illustrées de fort belle manière en sortant dans le sifflement des balles et obus à la recherche de nourriture pour la famille terrée dans les maisons. Il faut qu’elles soient au centre des nominations et, là où elles doivent être. Elles ne sont pas comme le dirait l’autre, la cinquième roue de la charrette, dont on a besoin quand rien ne va. Dans cette nouvelle Côte d’Ivoire, chacun doit être jugé par sa valeur, sa capacité à anticiper et à travailler selon les règles qui régissent sa corporation. Et non par des nominations de complaisance, sans aucune aucune qualification.

Il faut donner l’information à toute la presse sans distinction…

Le noeud gordien de la promotion de la Cote d’Ivoire, c’est bien le droit à l’information pour tous. Et ce, sans distinction d’ethnie, de religion et de parti politique. C’est pourquoi, il faut donner la chance à tous les Ivoiriens. Quand un dossier est refoulé il faut qu’il soit motivé. Pour ce faire, partout où il sera question de recruter, la Direction de communication doit être efficace et prête à motiver les refus de tel ou tel dossier avec des preuves en se basant sur des faits réels, quand la presse sérieuse voudra des recoupements d’information. Rien ne doit être tabou. Si le gouvernement Soro veut voir une presse crédible et, la presse ivoirienne est compétente dans ce sens, il faut que toutes les directions de la communication de tous les services soient ouvertes à tous les journalistes même aux indépendants 24H/24H. A commencer par celui du Président de la République et des Institutions en passant par la Primature. Ces sont des numéros qui doivent être publiés officiellement aux journalistes ivoiriens. Il faut éviter de frustrer les collecteurs d’information qui le plus souvent sont obliger de se rabattre sur des confrères étrangers pour avoir le numéro privé du Directeur du service de communication de la Présidence et des autres Institutions. Il faut éviter à la presse ivoirienne des écrits ou des journaux télévisés ou radiodiffusés des écrits ou dire, « nous avons en tenté en vain d’avoir la version de X ». Ce x a un représentant qui n’est pas nommé par complaisance donc, par compétence il doit assuré pleinement la suppléeance. Il peut donner l’information juste au journaliste le temps que cela soit rattrapé plus tard par le responsable, si possible. Il y a donc, du boulot. Cela passe impérativement par la l’ouverture d’esprit des uns et des autres. Mieux, les différents directeurs de la communication doivent savoir que tous les journaux qu’ils soient des sites en lignes (à saluer pour l’effort fournis par les journalistes pendant la période difficile) ou en papiers, hebdomadaires ou périodiques sont animés pour la plupart par des journalistes professionnels. De fait, il faut que ces directions recensent déjà tous ces organes (quotidiens, hebdomadaires, périodiques et les sites en ligne) afin que pour les informations de premières mains, chacun des organes soient dans le temps. Ce serait une lapalissade d’affirmer que les sites en ligne ont joué un rôle très important au plus fort de cette crise, au moment où les confrères des journaux en papier n’avaient pas toute la sécurité requise pour paraitre leurs organes. Si on doit sortir du sous-développement, il faut arrêter les pratiques folkloriques qui  n’ont rien apporté à l’Afrique et particulièrement à la Côte d’Ivoire depuis plus de 40 ans d’indépendance. « Lui il est de quel journal , c ‘est eux qui nous attaquent? », il faut laisser les organes de régulation faire leur travail. A lire le programme du gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara et son projet de société, l’on se rend compte qu’il veut travailler avec tous les Ivoiriens de tous bords.

Une chose est clair, c’est que la presse dans sa diversité a joué un grand role dans la conquete du pouvoir du brave-che. Il faut redoubler d’effort dans ce sens pour que les journalistes épousent le fait que le travail qu’il a entrepris n’est pas celui du RDR, encore mois du RHDP mais, des Ivoiriens. Que ceux qui occupent ou occuperont la tête des ministères, directions, et autres lui facilitent la tache, en aidant la presse à faire sont travail dans la transparence selon l’étique et la déontologie du métier. Seules les critiques objectives et saines peuvent emmener le pouvoir à revoir sa copie pour une démocratie saine.

L’une des « Solutions» et non des moindres

Réussir à réconcilier les Ivoiriens avec eux-mêmes, sans les frustrer. Cette « Solution » parmi tant d’autres se présente comme l’équation la plus difficile. Mais, pas impossible si le staff politique, technique et scientifique du Rhdp et de la société civile coordonnent leurs efforts pour déceler, dans les moindres détails les erreurs commises par ses prédécesseurs depuis l’ère Félix Houphouët Boigny jusqu’à Gbagbo en passant par Aimé Konan Bédié et le général Robert Guéi. Des éléments communs sortiront. C’est ce que les scientifiques appellent : le facteur commun. Suivront ensuite d’autres sous éléments dans toutes les autres couches. Le facteur commun servira de véritable déclic pour faire avancer la nouvelle Côte d’Ivoire dont, rêve tant les Ivoiriens avec, à leur tête le Dr. Alassane Dramane Ouattara. Ces facteurs communs qui doivent être décelé chaque mois par ce comité doit faire l’objet d’encart dans la presse et en toutes langues avec, des commentaires précis et crédibles partout où besoin sera. Cela évitera des interprétations à la « nous avons lutté et on nous oublie. Ou c’est dans notre région que nous avons massivement voté et nous n’avons même pas de cadres dans le gouvernement encore moins directeur général ». Concernant les nominations, il y a certes la compétence mais, il ne faut pas occulter le mérite. C’est aussi l’une des « Solutions» qui se présentent déjà comme une grave équation, signe de division. Il faut déjà panser cette plaie au moment où elle n’a pas encore commencé à saigner. Le travail scientifique, technique qui attend les proches collaborateurs d’Alassane Dramane Ouattara n’est pas un jeu d’enfant. Il faut savoir aller vite mais, sans se tromper. Au fin de ne pas tromper Alassane qui a porté la confiance du peuple sur ceux qui doivent ce travail dans l’ombre. C’est ici, que la Majorité qui a voté Alassane qui doit jouer pleinement son rôle en collaboration avec le comité mis en place dans ce sens. Il s’agit du grand nord, du grand ouest, du grand centre. A ceux-là, s’ajoutera le reste. Il faut que cette Majorité accepte certains « sacrifices » même, si elles seront douloureuses parfois. Et ce, à travers des meetings de sensibilisations et d’explication avec, des mots justes et conciliateurs. Il est clair qu’en tant qu’ « américain», Alassane Dramane Ouattara ne laissera pas pour contre les Ivoiriens qui présenteront des projets crédibles dénudés de toutes fantaisies, à la recherche de l’argent facile. Cela fait parti de son projet de société et les partenaires sont prêts dans ce sens. A en croire, les premiers responsables de l’UE en Côte d’Ivoire. Il faut se mettre au travail, et ce travail passe par la construction de l’avenir de chacun des Ivoiriens qui croient à une nouvelle Côte d’Ivoire. Pour parvenir à cette nouvelle Cote d’Ivoire, il faut des conseillers qui disent la vérité et non des délateurs qui ne peuvent rien lui poposer en retour.

                                                                                   Sériba Koné

                                                                               seriba67@yahoo.fr

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...