Poème : Du Rire Rageur

L’année 2011 nous a offert un spectacle à la fois tragique et magique.
Tragique parce que les peuples qui se sont levés un peu partout dans le monde arabe ont dû payer la liberté au prix du sang et de leurs vies.

Magique, parce qu’ils ont été acteurs et actrices pour que leurs rêves, leurs désirs deviennent des réalités (que ces révolutions, en tant que rupture, soient des réussites ou non l’histoire peut-être dans 10 ans nous le confirmera, mais on ne peut ignorer que les peuples eux-mêmes se sont donnés la possibilité d’un nouveau départ et que l’année 2011 si c’est l’année de la joie pour les peuples en pleurs, est aussi celle du déracinement de certains baobab).

A tous les martyrs de la liberté, à tous ceux qui sont encore sur le champ de bataille que ce soit sur le plan de la pensée ou des armes, à tous ceux qui dans nos pays de l’Afrique noir refusent la mixture démocratie-dictature, à tous les opprimés et indignés du monde entier, je dédie ce poème.


De ces rats rongeurs
De ces scélérats blagueurs
Ma gorge se serre et se meurs
De rire rageur


A quoi riment leurs raisons,
Ces rois forçats
Qui de leurs forces risibles
Se rient de leur peuple

Peuvent-ils de leur force faiblesse,
Des répressions et des discours de bassesse,
Venir au bout
De leur peuple debout ?

Sont-ils des inactuels cruels
Ces cerveaux sans programmes curieux ?
Portaient-ils en eux, ou un fiel
Ou un troupeau de démons vicieux ?

Contre votre orgueil satanique
Le courroux de la bête Liberté
Se dressera dans les prisons de fierté,
Et vous serrez pris de panique.

Déjà voici que l’étoile de ce jour
Pointe déjà à l’horizon éternel
Où des combattants libres au son des tambours
Effacerons les larmes de *Rachel


*Rachel est une figure biblique, femme de Joseph, elle donnera finalement deux fils Joseph puis Benjamin, dont la naissance lui coûta la vie alors que la famille revient dans le pays de Canaan (Genèse 29). Le tombeau de Rachel, lieu saint du judaïsme, symbolise pour les Juifs la route que les Judéens prirent lors de l’exil de Babylone. La tradition juive enseigne que Rachel pleure pour ses enfants et quand les juifs furent exilés, elle pleura car ils passèrent devant son tombeau sur le chemin de Babylone.

Le prophète Jérémie l’évoque à cet effet : « Une voix retentit dans Rama, une voix plaintive, d’amers sanglots. C’est Rachel qui pleure ses enfants, qui ne veut pas se laisser consoler pour ses fils car ils ne sont plus.
Ainsi parle Adonaï : que ta voix cesse de gémir et tes yeux de pleurer, car il y aura une compensation à tes efforts, parole d’Adonaï, ils reviendront du pays de l’ennemi.
Et il y a de l’espoir pour ton avenir, parole d’Adonaï, tes enfants rentreront dans leur domaine
» Jérémie 31 : 14-16.

Matthieu aussi dans son deuxième chapitre au verset 18 reprend cette figure de Rachel pour exprimer la douleur d’Israël lorsque Hérode fit assassiner les Saints enfants.

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