PAUL BIYA : UNE GOUVERNANCE QUI DIVISE LES CAMEROUNAIS
Comment voulez-vous que je me taise ?
Docteur Mathieu Mbarga-Abéga, Journaliste Politique et Écrivain

« Le Camerounais de l’étranger », c’est ainsi que le président Paul Biya, nomme le Camerounais de la diaspora, dans son article de décret 120, une faute politique lourde de conséquence. Ce décret montre de manière extrêmement précise, une gouvernance qui divise de manière éhontée les Camerounais du pays et ceux de la diaspora, c’est fort regrettable. 
En signant ce décret assassin, qui fait du Camerounais de la diaspora, étranger dans son pays d’origine, Paul Biya refuse de fait, de constater que chaque pays au monde et depuis la nuit des temps, bénéficie de formidables atouts de sa diaspora. En Afrique subsaharienne par exemples, on compte le Sénégal, le Mali, l’Algérie et le Maroc. Pourtant, en trente quatre ans de pouvoir sans partage, Paul Biya, n’a pas prouvé que les Camerounais du pays, seuls, soient capables de développer le Cameroun qui vient. Alors de quoi parle-t-on ? 

QUI EST VRAI ET FAUX CAMEROUNAIS EN 2016 ?

Chercher à diviser d’avantage les Camerounais en 2016, c’est montrer au grand jour, l’impuissance politique de la gouvernance du Président Paul Biya, dans bien des domaines, notamment le développement global et spécifique du pays. Le président Camerounais et son entourage, cherchent de faux boucs-émissaires, pour cacher l’immobilisme en général de l’action gouvernementale. Une manœuvre politique dangereuse pour l’avenir du Cameroun. Souvenons-nous de la politique de l’ivoirité en Côte d’Ivoire, du temps de la gouvernance de l’ancien-président Konan Bédié, et le drame qu’a connu par la suite, le peuple ivoirien. 
Autrement dit : - quand depuis trente quatre ans, la gouvernance de Paul Biya, ne développe pas fortement le pays, les Camerounais manquent toujours de l’eau potable, d’électricité, de routes, ils sont aussi victimes des inondations du pays et dans le littoral, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand le Cameroun dans bien de domaines est dirigé à l’envers de ce qu’il faut faire, par exemples : l’école publique, n’apprend pas sa jeunesse la discipline, l’effort des mémoires et la transmission de valeurs, d’apprendre à se comprendre, à s’apprécier, à s’aimer, à se soutenir pour faire un travail commun et pour l’intérêt supérieur de la nation camerounaise, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand les richesses du pays ne profitent pas aux filles et aux fils du pays, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand la tolérance, la solidarité et le respect n’existent pas entre Camerounaises et camerounais, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand les injustices sociales augmentent d’année en année au pays de Paul de Paul Biya et que, le développement du pays en termes d’infrastructures, ne concerne pas les dix régions du Cameroun, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand les riches Camerounais n’investissent pas dans leurs pays, pour créer des emplois pour les jeunes, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand la lutte contre la corruption est en sommeil profond et que, la direction des affaires du Cameroun, encense les médiocres, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand le Camerounais de la diaspora par un décret présidentiel est considérée comme étant un étranger dans son pays d’origine et que, les restes du président Ahmadou Ahidjo, premier président Camerounais sont toujours au Sénégal, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand les chantiers des travaux publics du pays sont en retards, quand ils ne sont pas abandonnés, et que l’image du pays est mauvaise à l’étranger, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
- quand depuis trente quatre ans de pouvoir biyaïste, les Camerounais en général, entretiennent entre communautés: la division, l’égoïsme, le tribalisme, la méchanceté, la mauvaise foi, le mépris, l’indifférence, l’irresponsabilité individuelle et collective, ce n’est pas la faute du Camerounais de la diaspora ?
Enfin, le président Paul Biya et le gouvernement de Philémon Yan, doivent quand même admettre que la construction durable du Cameroun qui vient, c’est bien l’affaire des Camerounaises et des Camerounais du pays et ceux de la diaspora, qu’à force de trouver de faux boucs-émissaires, non seulement ça finit par ce savoir, mais ça montre également le déficit d’une vision augmentée de la gouvernance du président Paul Biya. 
Docteur Mathieu Mbarga-Abéga, Journaliste politique et Écrivain

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