Paul Biya, trahi par sa Communauté Beti, Fang, Bulu et les Autres Communautés du Cameroun

Comment voulez que je me taise ?
Docteur Mathieu MBARGA-ABEGA, journaliste politique- Paris

Quand Paul Biya, accède au pouvoir en 1983, il s’est immédiatement entouré des représentants de sa communauté, Beti, Fang et Bulu, qu’il a fait nommé ensuite, Députés, Ministres et Sénateurs, présidents directeurs généraux et directeurs généraux dans de grandes entreprises du Cameroun. Pour gouverner le Cameroun, équilibre régionale oblige, s’est ajouter, à cette garde très rapprochée de Paul Biya, les représentants d’autres communautés du pays ; Douala, Bassa, Bamiléké, Haoussas et anglophone, eux aussi, nommés, Ministres, Sénateurs ensuite Députés, Maires etc.
Mais, les représentants de la communauté, Beti, Fang et Bulu, ont occupé, et occupent toujours presque tous les postes importants au Cameroun de Paul Biya.

Un comportement injuste, pour les non Beti, Fang et Bulu, du pays. Mais, il faut bien admettre qu’il n’y a rien d’étonnant de ce comportement qui existe dans l’organisation des équipes de cercles de pouvoirs dans le monde, et que Paul Biya, n’est pas le seul président de la planète à s’entourer de ses personnes de confiance.

En revanche, ce qui étonne et laisse le peuple camerounais pantois, depuis la gouvernance de Paul Biya, en 1983 à ce jour. C’est bien, l’incroyable incompétence de représentants de la communauté, Beti, Fang et Bulu, dans l’exercice de leur mission gouvernementale et à la direction des grandes entreprises de l’Etat au Cameroun, quand bien même cette incompétence, concerne aussi les représentants des autres communautés : Douala, Bassa, Bamiléké, Haoussas et anglophone, également de la garde très rapprochée du président Paul Biya.
Le cas des représentants Beti, Fang et Bulu, qui encercle le président Paul Biya, au pouvoir depuis trente trois ans, fait terriblement honte.

Ces représentants sont mauvais en politique et dans le monde des affaires commerciales. Tenez, quand on est au cœur du pourvoir, comme ils le sont depuis trente trois ans, et que l’argent de l’Etat, c’est presque leur argent, ce n’est pas en construisant une maison au village, une épicerie, de petites écoles, d’auberges et de églises, ici et là, qu’on devient un grand industriel, ou un véritable homme d’affaires comme Monsieur Victor Fotso, de la communauté Bamiléké. Bien sur que non. Il faut des compétences particulières, une grosse ambition et un peu plus de créativité.
Sans nostalgie excessif du passé, il faut reconnaitre qu’Ahmadou Ahidjo, ancien chef d’Etat camerounais, fut un vrai bâtisseur de son pays le Cameroun. Il demeure aux yeux de nombre de Camerounais, un homme d’action, fière, patriote et ambitieux, quand bien même, certains de ses frères camerounais, lui reprochent, toujours d’avoir été à l’origine de nombreuses fautes pendant sa gouvernance, nul n’est parfait.
Le président Ahmadou Ahidjo, à l’inverse du président Paul Biya, avait par exemple su s’entouré de hauts cadres Camerounais, extrêmement compétents, travailleurs, fidèles et patriotes, auxquels, il exigeait de meilleurs résultats, quant à leur mission de développement, du Cameroun, de l’intérieur et qu’à l’étranger.
Trente trois ans, après son départ des affaires publiques du pays, le peuple camerounais, se souvient encore des grandes réalisations du président Ahmadou Ahidjo; le Palais des Congrès de Yaoundé, le Stade de football qui porte son nom, le Palais Présidentiel d’Etoudi, l’aéroport de Douala etc. C’était hier.
Aujourd’hui, et à l’inverse du président Ahmadou Ahidjo, le président Paul Biya, donc sa gouvernance de trente trois ans de pouvoir, affiche du bien de vue du développement global du Cameroun, des résultats médiocres. C’est peu de dire en 2016, que Paul Biya, n’a pas de chance avec sa garde très rapprochée, composée de représentants des communautés, Beti, Fang, Bulu et celles des Douala, Bassa, Bamiléké, Haoussas et anglophone.
Cette garde très rapprochée a été et est toujours incapable de faire des réformes ambitieuses et de fixer les règles claires pour le développement tant attendu dans les dix régions du Cameroun. Résultat, le peuple camerounais, depuis trente trois ans, est abandonné à lui-même : chaque Camerounais, pour sa survie, a son développement, sa culture, sa politique, sa démocratie, ses valeurs, son marabout, son pasteur, son prêtre…

Le président Paul Biya, après avoir fait confiance et donnée d’importants moyens d’action à sa garde très rapprochée, pour construire le Cameroun qui vient, sans succès. Paul Biya, doit à ce jour se sentir bien trahi, à la fois par les représentants de sa communauté, Beti, Fang, Bulu et celles des communautés, Douala, Bassa, Bamiléké, Haoussas et anglophone. Comme le dit avec un grand sérieux un Camerounais, qui a préféré garder l’anonymat, « Il n’y a pas au Cameroun un seul ministère ou une grande entreprise d’Etat, qui affiche fièrement un bilan positif de son action annule. Dans ces établissements, il n’y a que faillite et désolation », conclu-t-il, volontiers.
Un drame pour le peuple camerounais qui, avait pourtant placé son espoir à la politique du renouveau prôné par Paul Biya, dès sa prise de pouvoir en 1983. Aujourd’hui, le peuple camerounais est doublement déçu : - la crise économique qui étrangle le Camerounais lambda, et pas l’élite du pays, la corruption, des injustices sociales et la pauvreté en augmentation au Cameroun.
Oui, le Cameroun, va très mal et il ne faut pas être divin, pour savoir que le président Paul Biya et son équipe au pouvoir ne rattraperons pas, avant 2018, fin de son septennat, l’énorme retard de développement de trente trois ans, d’inaction gouvernementale. Pour le Cameroun et son avenir, deux priorités s’imposent au président Paul Biya, qui peut encore beaucoup faire pour son pays, à condition qu’il n’utilise pas le logiciel du passé :
- Première priorité : Que Paul Biya, prépare en bonne intelligence, l’alternance politique au Cameroun, ainsi, il redeviendra un président dans l’action, comme il a su l’être lors du conflit frontalier qui opposait le Nigéria et son pays.
- Deuxième priorités : Paul Biya, seul commandant de bord du bateau camerounais en difficultés économiques et sécuritaires, doit exigé au gouvernement de Philémon Yan, l’accélération des travaux qui illustrent sa politique des grandes réalisations, et de mettre en pratique, une réelle politique de l’emploi des jeunes et d’adultes, c'est-à-dire, il faut aller vers les Camerounais pour connaître leurs problèmes et les résoudre. Autrement dit, enfermer dans le déficit de développement du Cameroun d’aujourd’hui, le président Paul Biya, ne doit pas déplacer la pensée des Camerounais, vers la guerre qui a cours au Nord et à l’extrême Nord du Cameroun,sans démagogie.

Par Docteur Mathieu MBARGA-ABEGA, Journaliste politique et écrivain

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