La presse française va mal, très mal même. C'est le constat établi à l'occasion des états généraux de la presse écrite qui viennent de se dérouler à l'initiative de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État doit annoncer ce vendredi les leçons qu'il tire de ces travaux et les décisions qu'il prend dans ce domaine.

Etonnante situation que celle de ce président qui se mêle des affaires de ce "4e pouvoir". Une situation qui n'a rien de véritablement inédit en France, rappelle l'historien Patrick Eveno.

Maître de conférence à l'université Paris I et spécialiste de l'histoire des médias, je l'ai interrogé en marge des Assises du journalisme. J'ai fait appel à sa compétence mais aussi à son sens de l'humour. C'est lui qui définisaait ainsi le journaliste il y a quelques mois: “Tout le monde sait qu’un journaliste sert à cirer les pompes de ses chefs, de son patron, des publicitaires, des hommes politiques et des chefs d’entreprise. Ce qui lui permet au passage de gagner maigrement sa vie. S’il est un peu aigri de cette situation, il s’en satisfait parce qu’il ne saurait pas faire grand-chose d’autre dans la vie réelle et parce que la fréquentation des puissants lui donne quelque importance auprès de son entourage.”

Ecoutez l'interview (6 min. et 27 sec.)

[Un extrait de cette interview sera diffusé dans la prochaine édition de l'Atelier des médias]

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