Les tradipraticiens lancent un cri de détresse !

Malgré les efforts consentis,la médecine traditionnelle reste toujours le parent pauvre de la santé,ont laissé entendre hier,les tradipraticiens. Ainsi,ils veulent plus de considération,car,disent-ils,80 à 85 °/° de la population subsaharienne ait recours à la médecine traditionnelle. Selon eux, l’Etat sénégalais doit faire un état des lieux et un tour d’horizon, pour s’enquérir des difficultés que, les tradipraticiens rencontrent dans l’exercice de leur fonction. Il est paradoxal que la population africaine ait recours à la médecine traditionnelle alors qu’elle demeure encore,illégale, tolérée voire rejetée disent-ils. Selon eux,le meilleur moyen pour garantir une bonne sécurité,sied à mener un combat contre les charlatans.

Le 31 août 2009, l’Afrique et sa diaspora célèbrent le journée africaine de la médecine traditionnelle. Cette septième édition augure le début du bilan de la décennie 2001/2010 consacrée à la médecine traditionnelle. Voilà plus de trois décennies que la communauté internationale a non seulement reconnu le rôle de la médecine traditionnelle dans les soins de santé, mais les difficultés persistent ont laissé entendre plusieurs tradipraticiens que nous avons rencontré lors de la septième journée de la médecine traditionnelle. « L’Etat doit faire un état des lieux et un tour d’horizon pour s’enquérir réellement des maux qui assaillent la médecine traditionnelle » a déclaré Mr N’daw , représentant des tradipraticiens.D’après lui,les tradipraticiens attendent beaucoup de choses des autorités. « L’Etat a fait des efforts pour la médecine traditionnelle »dit-il. Avant d’ajouter : « que les publicités tapageuses dans les médias constituent un problème ».Pour Mme Sy de Enda Tiers Monde,il y’a aujourd’hui nécessité de reconnaître le travail colossal de la médecine traditionnelle. Raison pour laquelle, elle plaide pour la légalisation de la profession. Car, dit-elle,la médecine traditionnelle reste le parent pauvre de la santé. De son avis, elle pense que les difficultés persistent. Il va de soi qu’au plan stratégique, la réglementation en matière de plantes médicinales doit aller de pair avec la réglementation de l’exercice de la médecine traditionnelle dans l’optique d’établir une superstructure médicale forte d’une articulation officielle entre les savoirs thérapeutiques traditionnels et la recherche moderne. « Il ne s’agit pas de tomber dans le piège » renseigne le Dr Eric Dbodossou, le président de Prometra International. Pour garantir la sécurité des patients, il sied au premier plan, de « mener une lutte ardue contre les charlatans qui ont pignon sur rue »dit-il ;et notamment dans les villes africaines. En règle générale,le Dr Erick Dbodossou ,indique,que la notion de sécurité,de risque médical,renvoie à deux conceptions différentes selon que l’on se place dans l’une des deux médecines conventionnelle et traditionnelle. La relation Acte Médical/Sécurité du patient, diffère d’une culture médicale à une autre martèle le Dr Erick .Toutefois,au ministère de la santé,Farba Lamine Sall,le directeur de cabinet estime qu’il reste encore des efforts à faire. « L’adoption de la loi est vivement souhaité,car cette loi permettrait de garantir la sécurité des patients.En somme, les acteurs en médecines traditionnelles lancent un appel aux autorités pour ensemble conférer un franc succès.
Mapote Gaye

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