ON RAMASSE LES FILLES

Ces adolescents aux visages décomplexés n’ont aucune alternative que d’être ramasseuses d’ordures, pré collectrices d’ordures et apprentis éboueurs. Du nord au sud et de l’Ouest
à l’Est en passant par le centre de la Côte d’Ivoire.



On y rencontre des adolescentes et jeunes filles dont l’âge varie entre 8 et 18 ans en train de se pavaner dans les marchés, ménages et autres coins des quartiers.


Ces apprentis éboueurs affectés par le maux de la pauvreté parce que leurs géniteurs n’ont pas des revenus réguliers pour assurer leur scolarisation alors elles sont obligées d’être pré collectrices d’ordures.



Faisant du porte à porte, magasin à magasin et signant des contrats verbaux (Mama tu ou vous venez ramasser mes ordures chaque matin ou les soirs) avec des commerçants et ménages.Le prix de cette cuvette pleine varie entre 25 & 100 Francs CFA selon le
poids des ordures.

Une fois qu’elles ramassent et à opposer sur la tête, destination à la benne à ordure pour le
déversement.



Ces jeunes filles ont un avenir incertain, ne connaitront jamais ce qu’on appelle la scolarisation, allé à l’école, apprendre à lire et à écrire car « savoir lire et écrire est
un atout inestimable pour tout enfant »
. En Côte d’Ivoire, l’étataffirme que l’éducation est gratuite pour tous les enfants en âge d’être scolarisés alors je stipule que tout cela est irréel et incapable à endosser une éducation de qualité. La société civile chargée de faire pression sur l’état à respecter et assurer ses devoirs est corrompue et quasi inexistante.


Mais le métier de pré collecteur qu’effectue ces filles dont je qualifie de dangereux du fait de la misère dont elles sont bourreaux.



Ces filles ont aussi des difficultés dans l’exercice de leur fonction dont elles m’ont notifié que souvent, certains clients véreux n’ayant aucune compassion à l’égard de ces infortunées refusent de solder ou payer la note. L’argent gagné la journée est remis à maman. Elles ont relaté quelque chose de plaisant et rassurant « nous savons que notre place est à l’école mais nos parents étant pauvres ; nous ne pourrons pas avoir le même rêve que nos camarades... Quand nous aurons assez d’argent, on fera du vrai commerce car demeurer dans ce métier n’est pas promettant ».



Sachez que bons nombres de ces petits métiers (ramasseuses d’ordures, Madame Bagages, Enfants Pousseurs de Bourrette, Ramasseurs de canette, Nettoyeurs de pare brise de voitures aux feux tricolores...)
on vu le jour en Côte d’Ivoire du fait du manque de lucratifs dont les parents doivent remettre à leurs enfants. Fort de cela, les enfants étant témoins de la galère, n’ayant plus de garantis pour leurs désirs ou loisirs, se livrent à la débrouillardise de la rue dont ils doivent être serviables et très solvables.

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