L’équipe de l’Atelier a pu assister aux 43èmes Assises de l’Union de la Presse Francophone (UPF) à Dakar. Compte rendu de cet événement avec Jean Kouchner, secrétaire général international de l'UPF, une organisation née au début des années 50.

 

Voici quelques extraits tirés de l'entretien.

Les Assises du journalisme francophone

“Il s’agit pour les journalistes et les médias de se concerter et d’échanger autour de cette grande question qu’est le numérique. Cela intervient sur la nature technique du support de presse mais aussi sur la pratique des journalistes.
(...) Les choses s’accélèrent. (...) En Afrique par exemple la télévision numérique arrivera l’année prochaine. Si on n’y prend pas garde les investissements étrangers viendront interférer avec les cultures locales. Il faut que les états aient les moyens de produire leur propre contenu.”


Le journalisme citoyen

“Force est de constater que sur internet on trouve toute une série d’informations qui sont mises en oeuvre par des personnes qui n’ont pas fait d’école de journalisme.
Comme journalisme, je revendique le droit de me faire engueuler. L’information sur laquelle je travaille c’est un droit des citoyens. Alors si je me mets mal en oeuvre ce droit là, ils ont le droit de me le faire savoir. Un des intérêts d’internet c’est que c’est justement très rapide.
Chacun a le droit de s’exprimer, même s’il n’a pas fait d’école.”

Quelle place pour les blogueurs ?

“La réalité d’aujourd’hui c’est cella là. Il y a des blogueurs, il y a des gens qui mettent en scène l’information différemment .
L’expérience assortie à l’échange permet de devenir journaliste.
On ne naît pas journaliste on le devient par différents biais. Il ne faut pas opposer un “grand” journaliste sorti d’une grande école et un “petit” journaliste qui aurait la prétention de mettre de l’information sur un blog. “

Conclusion

 

“Il nous semble nécessaire que les États s’intéressent de près au développement de l’information sur internet et que les médias numériques aient les moyens nécessaires pour faire face aux enjeux.
Il ne faut pas simplement se réjouir d’internet mais il faut s'intéresser et soutenir la fabrication des contenus avec le soucis du respect de l’indépendance des médias. “

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Ziad Maalouf est journaliste, producteur de l'Atelier des médias RFI

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Commentaires

  • Très vrai...parfois les gens croient que le journalisme n'a pas d'école,surtout ici en ville de Goma en RDC,c'est devenu un métier de tout le monde,il y a création des radios  ça et là et chacun cherche les membres de sa famille.Certains se font passés comme de petits journalistes en disant qu'ils sont blogueurs et freelance alors que devant les matières apprises à l'école nulles.Ce métier dans cette région nécessite encore un recyclage.Aujourd'hui nous assistons  déjà à des universités où l'on trouve les SIC et c'est delà que nous gardons espoir!!!!

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