Nomination des directeurs généraux

Pourquoi pas, compétence et mérite

Lentement mais, surement le Président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara est en train de nommer les différents directeurs généraux. On peut le dire tout net, la Côte d’Ivoire respire enfin !

Les critères de choix des nominations sur la base de la compétence, de la confiance, de la loyauté, de la disponibilité et d’autres paramètres qui souvent échappent au commun des mortels sont vertement critiquées par des observateurs de la scène politique ivoirienne. Sans vouloir citer de noms au point rendre le climat délétère, voici certaines propositions qui, à la limite, peuvent éclairer la classe politique et peut être éviter les erreurs du passé.

L’appel à candidature

Pour éviter des commentaires à la : « c’est nous qui avons porté Ado au pouvoir», il serait souhaitable de procéder par appel à candidature à certains postes de responsabilités notamment, à la tête des directions. Les exemples sont légions dans ce cas. Mais, le seul cas de l’actuel ministre de l’Economie et des Finances Charles Diby Koffi achève de convaincre. Trésorier à Abengourou, à Daoukro… il va déposer ses valises à Abidjan grâce à son ardeur au travail. Très vite, il va gravir des échelons jusqu’à postuler à un appel à candidature. Il devient le premier directeur général du Trésor de Côte d’Ivoire, nommé par appel à candidature. En moins de six ans, les résultats réalisés par Charles Diby Koffi ont fini par épater les plus sceptiques. Ses qualités sont aujourd’hui, mondialement reconnues. Ses parrains ne se comptent plus dans le milieu sélectif de l’économie où la moindre erreur n’est pas pardonnable. Il s’est départi de la politique politicienne en se faisant juger au résultat. Sa reconduction par le Président Alassane Ouattara au poste de ministre de l’Economie et des Finances n’a étonné personne. Bien plus, cette reconnaissance du mérite a été favorablement accueillie par la majorité des Ivoiriens et des observateurs de la scène politique ivoirienne.  L’appel à candidature par un cabinet d’experts peut aider les différentes valeurs intellectuelles et humaines de chaque parti politique à monnayer leurs talents en postulant.  Au résultat, personne ne criera quoi que ce soit.

Pourquoi la compétence et le mérité

Si cette option n’est pas choisie, alors celle qui est plus politicienne est basée sur des bases que seul le politique sait. Mais, là encore il faut coupler la compétence et le mérite. Au Rhdp, il y a des cadres (hommes et surtout femmes) compétents. Qui sont des diplômés. Ils attendent que le salut vienne du travail qu’ils ont abattu jusqu’à ce qu’un fils d’Houphouët revienne au pouvoir. Ils ont mouillé le maillot comme le dirait le sportif. Ce sont les méritants. C’est vrai qu’il y a certain qui ne sont pas compétents mais, ici il faut s’appuyer sur le couplet compétence-mérite afin que ces valeurs qui n’ont pas la compétence, voient réaliser leurs projets, par ceux qui ont la compétence et le mérite.

Comparaison n’est certes pas raison mais, l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo c’était fait entourer de cadres compétents mais, cela n’a pas empêché la Côte d’Ivoire de sombrer dans le chao. Il faut le mérite pour éviter des situations de dérapages vécues par le passé.

                                                                                                      Sériba Koné

                                                                                                seriba67@yahoo.fr

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