Le Ministère de l’Economie et des finances (MEF) et les responsables de la société Bénin Control Sa ont expliqué davantage les raisons motivant la réalisation du Programme de vérification des importations (PVI) nouvelle génération à la faveur d’une rencontre avec les patrons de presse, le mardi 23 août 2011 au Novotel à Cotonou.
 
 
Deux communications ont souligné l’importance du Pvi/nouvelle génération au cours ces échanges dirigés par le Directeur de cabinet du Ministère de l’Economie et des finances, Servais Adjovi. D’abord, la première intitulée : « Importance du Pvi/nouvelle génération dans l’économie béninoise : historique, contexte et enjeux ». Présentée par l’Inspecteur des douanes, spécialiste des questions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Maurice Emiola Adéfalou, elle a montré que la Douane béninoise occupe une position unique. Elle se trouve au centre de plusieurs centres d’intérêts à savoir ceux des organismes de prévention et de répression, de l’immigration, du ministère du Transport, du ministère de l’Agriculture, des associations et opérateurs commerciaux, du ministère du Commerce, de l’Institut des statistiques, des pays voisins et du réseau douanier international. L’administration de la douane détient la clé du succès des politiques adoptées en matière de fiscalité, de commerce, d’industrie, de protection sociale et de protection de l’environnement. Mais selon les diagnostics faits par l’inspecteur des douanes, ce pilier de l’économie affiche de plus en plus de mauvaises performances parce qu’il manque de grands moyens. Il a été noté une baisse considérable des recettes depuis 2008. Face à cela, il est désormais impératif de doter cette administration de nouvelles méthodes pour accroître ses rendements, les ressources intérieures provenant des recettes douanières occupant une part importante dans le budget national. Dans cette logique, il a déjà été conseillé aux pays en développement l’utilisation des sociétés d’Inspection avant embarquement (IAE) pour optimiser la mobilisation des recettes. Et l’IAE étant un système de contrôle des marchandises et de vérification des prix avant expédition depuis le pays d’exportation, et englobant aussi le PVI, plus de 35 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine le mettent l’explorent déjà. Une pratique reconnue par l’OMC et même par l’Organisation mondiale des douanes (OMD) qui en exige une mise en œuvre pour une durée limitée et le transfert de compétence aux administrations douanières. C’est donc pour repenser le système économique national que le Bénin exécute depuis plus d’une vingtaine d’années avec la collaboration des sociétés Cotecna puis BIVAC, a rappelé l’Inspecteur Maurice Emiola Adéfalou.
Les grands enjeux du Pvi /nouvelle génération
Le Bénin a initié des missions de diagnostics qui ont établi la nécessité d’ajouter au PVI classique d’autres axes de réformes. Il s’agira d’améliorer les procédures de dédouanement, d’automatiser la gestion du transit, des MAD, MAE et TAC afin de transformer la douane béninoise, l’une des administrations pionnières de la sous-région en un véritable centre moderne. Cela devra permettre également de modifier sensiblement la productivité du Port de Cotonou qui reste aujourd’hui l’un des ports sans scanner de la sous-région. Cette réforme aura à terme comme résultats outre, l’amélioration des recettes douanières, l’application de la valeur transactionnelle, l’intensification de la lutte contre la fraude et la compétitivité du Port de Cotonou.
Les outils du Pvi/nouvelle génération
Les patrons de presse ont ensuite eu droit ce mardi, au deuxième exposé qui portait sur « Les outils du PVI/nouvelle génération ». A entendre, le présentateur, le responsable des opérations à Bénin Control Sa, Anicet Houngbo, le système de contrôle est organisé d’une manière très efficace pour amener l’Etat à dynamiser ses activités liées aux importations sur tout le territoire national. En effet, il y aura l’Iae. Puis, le scanning pour simplifier et optimiser les procédures en vue de l’enlèvement rapide des marchandises. Cela contribuera à la lutte contre la fraude car la présence des scanners aura un effet dissuasif. La mise en œuvre de l’autre mesure, le tracking, défini comme un suivi électronique des marchandises en transit par balise GPS/GSM, induira la géolocalisation des camions en transit, évitera les contrôles intempestifs sur les routes. Mais elle provoquera aussi et surtout la disparition des faux frais. A la fin de chaque trafic, il sera délivré une attestation de suivi électronique. Il sera en outre instituté la certification des poids et quantités des biens débarqués en vrac au Port de Cotonou et la certification des poids et valeurs des marchandises aux frontières du Bénin

Source : Le Matinal
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Commentaires

  • Tout cela est bien beau, il reste à le transformer en actions concrètes et libres de part tous les pertenaires.
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