A force de parler en bien ou en mal de Karim Wade dans tous les journaux et dans toutes les radios et télévision du Sénégal et tous les jours et toutes les nuits, consciemment ou inconsciemment on en arrive à construire un personnage politique qui ne l'a jamais été, qui ne l'est pas peut-être pas encore, mais qui pourrait bien le devenir non pas en héritant d'un trône monarchique imaginaire venant d'un père, mais en assimilant les grandes leçons d'un père qui reste à mon avis l'un des plus admirables hommes politiques de notre pays, je ne veux pas dire celui qui aura donné au peuple sénégalais les fruits attendus et légitimes d'un dur et long combat, mais incontestablement celui qui aura contribué après d'autres bien sûr, à donner aux sénégalais la vertu et le sens de la lutte démocratique. Si jamais Karim Wade arrive à avoir l'intelligence et le courage de son père, alors il pourrait devenir un adversaire redoutable. Le pire pour un nouvel entrant dans la politique c'est de commencer par de grandes victoires.

Les grands échecs, les grandes humiliations ou les tentatives de ce genre font quelquefois les grands soldats dans tous les fronts de la vie. On voudrait que le fils arrêtât le combat dès le premier K.O debout en oubliant que le père-entraîneur en a reçu des milliers et de milliers sans périr ni renoncer au combat.

C'est pourquoi j'admire le Premier Secrétaire du Parti Socialiste sénégalais, l'héritier de Senghor: Ousmane Tanor Dieng. Beaucoup s’attendait aussi à la mort de l’Arbre du Parti Socialiste mais l’héritier et ses camarades n’ont pas cessé de l’arroser au milieu du désert des flammes de la première alternance desquelles beaucoup cherchèrent à échapper après avoir s’être abrité sous son magnifique feuillage. C’est pourquoi nous le voulons nous aussi là où d'autres souhaitent voir Karim ou Niasse ou Bathily, ou Talla Sylla, ou Diallo ou encore Macky Sall ou Aïssata Tall Sall ou Landing Savané ou un autre. Car on peut bien supposer que ceux qui savent gérer les crises de ce genre devraient savoir quelque chose sur d’autres crises semblables dans la vie sociale.

Restons les démocrates que nous avons toujours été et qui ont demandé à Abdou Diouf de laisser la place à un autre avec son équipe pour voir. Même si Dieu voulait usurper le trône de la république du Sénégal, il verrait que le Sénégal n'est ni une Eglise pour un pape, ni une mosquée pour un Khalife et encore moins ce dont on dit qu'il pourrait le devenir. Il y a toujours dans les vrais Etats et républiques des moyens sûrs et légitimes pour freiner tout usurpateur du pouvoir politique.

Il y a toujours eu et il y'aura toujours dans les mondes les plus corrompus parce que les plus insatisfaits,des vies humaines qui ne répondront jamais d'un crime de vol ni devant Dieu et encore moins devant les hommes qui n'ont rien qui mérite d'être volé malgré leurs mines d'or.

Mourir la conscience tranquille est fondamentale sans prétendre être ange.


Vive le pays
Vive le Peuple
Vive la démocratie
Vive la vérité
Que le meilleur gagne et que le meilleur soit toujours le bien du sénégal au-dessus de tout sénégalais et pour tout sénégalais et que nous produirons nous tous en partant de ce que la Nature et les Anciens nous ont laissé.


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Commentaires

  • je très content de ta réaction.tu me sembles vouloir être un témoin et un observateur et objectif.Et que penses tu de la question de l'interdiction de la mendicité dans les rues du sénégal?
  • le débat sur la vie politique au Sénégal prend de la hauteur avec votre tribune que je viens de lire ce soir. C'est à peine si je ne m'en veux pas de ne pas l'avoir fait plus tôt. Il n'empêche que la portée de votre message est forte. Car le débat n'est de voir Karim Wade ou quelqu'un d'autre arriver au pouvoir, mais d'y parvenir par les chemin et jeu démocratiques. A mon avis, vous l'avez souligné en filigrane, le débat au Sénégal fait une fixation sur la personne de Karim, que l'opinion semble oublier qu'il a les mêmes droits et devoirs que les autres 11 millions de Sénégalais. Si Karim Wade est investi par son parti pour briguer la magistère de la République...et que le véridict des urnes le lui destine, je ne comprends pas pourquoi les bienpensants de salons de Dakar anticipent cette probabilité et émettent déjà une sorte de fatwa s'y opposant. Le tout, vous l'avez également dit, est de voir vaincre le meilleur dans les règles de l'art pour essayer de corriger et poursuivre la DYNAMIQUE déclenchée sous le mandat de Abdoulaye Wade. Osons aussi le dire dans les débats contradictoires que le Sénégal a décollé sous ces mandats. En même temps, on peut toujours faire mieux. Là devait porter le débat, qui consisterait à esquisser des propositions à même de nous y conduire. Merci pour ce palier.
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