Mea culpa Les excuses de BBC

Ceci après avoir publié par «erreur» l’information selon laquelle la présidente du Sénat,  Lucie Milebou Aubusson a été désignée comme présidente intérimaire du Gabon en l’absence du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba hospitalisé en Arabie Saoudite.

 

 

C’est un cinglant droit de réponse qui a été servi à la chaine britannique BBC par le ministre de la Communication, Guy-Bertrand Mapangou, le 15 novembre dernier. Le porte-parole du gouvernement a alors dénoncé « le manque de professionnalisme du correspondant de BBC à Libreville» pour avoir annoncé que Lucie Milebou Aubusson a été désignée comme présidente intérimaire du Gabon en l’absence du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba hospitalisé en Arabie Saoudite. D’après lui, cette radio n’a pas vérifié et recoupé l’information avant sa diffusion. Il a par ailleurs déploré «une mauvaise interprétation d’une décision de la Cour constitutionnelle». A sa suite, la Haute autorité de la communication (HAC), instance de régulation en matière de communication au Gabon, ne s’est pas fait prier pour suspendre le correspondant de BBC à Libreville, auteur de cette fausse information. Charles Stéphane Mavoungou a ainsi été interdit d’activité professionnelle pendant une période d’un mois.

En effet, depuis l’hospitalisation du président gabonais, Ali Bongo, le 24 octobre dernier à Riyad en Arabie Saoudite, les Fake news ne cessent de pleuvoir sur les réseaux sociaux. Même ceux présentés comme médias sérieux ont volé bas à ce sujet. Le grand journal français Le Monde n’y a pas échappé. Alors que l’Agence France Presse (AFP), a aussi indiqué récemment que la présidence de la République gabonaise avait «reconnu implicitement la gravité de l’état de santé d’Ali Bongo». Celle-ci venait pourtant de déclarer l’inverse, en faisant savoir que la santé du chef de l’Etat allait en s’améliorant très sensiblement. Tout comme l’AFP a affirmé que la Cour constitutionnelle a modifié la Constitution alors que sa présidente, Marie-Madeleine Mborantsuo ainsi que de nombreux constitutionnalistes, ont clairement indiqué qu’il ne s’agissait que d’une précision apportée pour combler un vide juridique.

En guise de rappel, la British Broadcast Corporation (BBC) a publié dans un article publié du 15 novembre dernier au matin, dans la rubrique Afrique de son site internet, que la Cour constitutionnelle du Gabon a désigné la présidente du Sénat, Lucie Milebou Aubusson, à assurer l’intérim à la tête du Gabon. Ceci à la place du président Ali Bongo, interné à l’hôpital roi Fayçal de Riyad en Arabie Saoudite. Une information qu’elle a rectifié quelques minutes après en ces termes : « La Cour constitutionnelle n’avait pas désigné un président par intérim comme nous l’avions indiqué. L’information a été corrigée dès que nous avons réalisé notre erreur et nous nous en excusons». Pour ce média réputé pour sa rigueur professionnelle, il s’agit d’une faute professionnelle en raison de la publication de cette fausse information. Conséquence, l’article a été retiré de son site internet cinq heures après sa publication.

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