A l’occasion de la Journée Mondiale de la Radio, l’Atelier des médias s'est délocalisé à l’Unesco. Notre invité était notre confrère Max Bale. Ce baroudeur et bidouilleur radiophonique est à l’initiative du projet de coopération international Planète Radio qui célèbre ses 15 ans cette année. Qu’est-ce que Planète Radio ? Comment ce projet vient en aide aux radios communautaires ? Quelles leçons a tiré Max de ses 15 ans d’expériences sur le terrain de la radio locale en Afrique ?
La radio est le média qui touche l’audience la plus large au niveau mondial. En Afrique, elle tient une place privilégiée car c’est le principal vecteur d’informations et de communication accessible à tous. Selon Max Bale, dans les pays en voie de développement, la radio contribue au processus démocratique en donnant la parole aux populations et en ouvrant sur l’extérieur.
Face à ce constat, les équipes de Planète Radio s’engagent depuis plusieurs années dans l’aide au développement, notamment technologique, des radios de proximité. Le but étant de soutenir les radios des régions reculées à s’engager pour l’accès à l’information.
Électron libre des ondes, Max Bale monte depuis 15 ans des radios locales et des studios de production sur le continent africain et, particulièrement, dans des zones reculées. Il récupère, pour cela, du matériel usagé des radios du nord et le recycle pour lui offrir une seconde vie dans les radios partenaires du monde entier.
Coup de pouce pour la planète : Un homme au courant !
Les actions de Planète Radio
Pour accompagner la professionnalisation des radios communautaires, le projet Planète Radio a plusieurs objectifs. L’équipe identifie les stations existantes et leurs besoins sur le terrain. Elle forme le personnel des stations pour une plus grande viabilité des services.
Pour cela, Max Bale et ses pairs renforcent les liens entre les différents acteurs du développement et les radios de proximité qui peuvent compléter leurs actions. Planète Radio conçoit et installe de nouvelles radios de proximité pour améliorer la qualité et la quantité des services rendus par les stations.
La débrouille reine
L'équipe de Planète Radio s'est, avec l'expérience, distinguée par son approche pragmatique adaptée aux contraintes du terrain. Outre le matériel et les ressources humaines, émettre des ondes exige de produire de l’électricité. Dans les zones reculées d'Afrique, les stations de radio sont alimentées par des groupes électrogènes dont l’approvisionnement en carburant dépend des réserves. Si l’alimentation se tarit, la diffusion est impossible.
Planète Radio a voulu produire de l’électricité dans les zones reculées en adéquation avec le contexte culturel et économique du pays. Max Bale et son équipe ont proposé des solutions : produire de l’énergie en temps réel. Après avoir étudié les différentes contraintes propres aux pays africains, ils ont mis au point deux technologies : la production électrique à partir d’huiles végétales combustibles (huile de palme) et la production électrique par traction animale (Petra). L’équipe a inventé un système où un boeuf attelé à un axe entraîne un alternateur qui produit de l’électricité. Ce procédé (Le Boeuf Qui Tourne) n’émet aucune pollution et crée de l’énergie gratuitement.
Le prochain défi : enseigner ces technologies aux populations et les répandre. Pour cela, Planète Radio forme les personnels des stations pour leur permettre d'être autonomes.
Des hommes au courant
Commentaire de serge katembera rhukuzage le 11 février 2013 à 3:22 En Amérique latine on commence à comprendre que la démocratie passe aussi par une plus grande inclusion des population dans l'accès aux médias. En Argentine et au Brésil des sérieuses reformes portant sur la législation des médias font débat. A titre d'exemple, il est interdit d'émettre meme en petite frequence dans l'état de Rio de Janeiro ce qui rend difficile l'implatation des radios communautaires. le problème est tout autre ici, il est encore question de briser le monopole des grands médias traditionnels et de rendre les populations pauvres plus autonomes. Il faut qu'eux memes puissent créer leur agenda.
Commentaire de serge katembera rhukuzage le 11 février 2013 à 3:41 voyez-vous le paradoxe? Il est plus facile de créer une radio communautaire en RDC qu'au Brésil (une démocratie depuis plus de 20 ans) où la législation bloque tout. c'est ça le grand défi ici.
Commentaire de thierry bourdin le 11 février 2013 à 20:57 Superbe initiative. :) Donnons la parole aux citoyens francophones.
Commentaire de Kodzo Adzewoda VONDOLY le 11 février 2013 à 21:23 Cette initiative doit s'étendre à plusieurs pays pour plus de vulgarisation.
Commentaire de SUY KAHOFI JISCHVI le 11 février 2013 à 22:39 Très belle initiative qui suscite des questions.
1 - Au-déla du matériel et des énergies renouvelables, quel accompagnement le projet apporte-t-il aux radios? (formation du personnel aux règles d'éthique dans la production radiophonique, les questions des droits de l'homme et de culture de la démocratie)
2 - Une fois la radios ''remodelées" quel suivi? (participation des communautés à la vie du média)
3 - Dans ce projet pour aider les radios du sud, existe-t-il une place pour les nouveaux médias? Je veux parler d'un pont entre ce média (la radio) et internet.
4 - Dans une politique d'aide à long terme, Planète Radio peut-il servir de plate forme pour promouvoir un système de parrainage des radios des radios du sud par celles du nord?
5 - Comment amener les médias du nord à comprendre que le matériel qu'ils n'utilisent plus peut servir des kilomètres plus loin?
Commentaire de mamadou traore le 11 février 2013 à 22:44 En Afrique créer une radio communautaire est facile, mais la maintenir en vie est autre chose
Commentaire de Kodzo Adzewoda VONDOLY le 11 février 2013 à 23:11 Ah beh oui! Si une radio communautaire vit longtemps, c'est qu'elle est la caisse de résonance pour le pouvoir qui gouverne le pays où elle est installée. Les expériences au Togo m'amènent à faire cette affirmation sans me tromper aucunement. Mais dans le secteur des media, tout propriétaire de radio communautaire doit pouvoir se doter des moyens de sa politique pour ne pas céder au bout de deux ou trois ans. Cela dépend aussi de la vision que l'on a pour ces projets. Si celui-ci peut aider les radios communautaires, ce serait bon.
Commentaire de SUY KAHOFI JISCHVI le 12 février 2013 à 14:51 Mamadou Traore tu as raison mais notre véritable problème c'est le matériel et les hommes pour poursuivre le rêve d'une ou de deux personnes
Commentaire de josiane michael kouagheu chemou le 12 février 2013 à 17:19 Lorsque je vais souvent en vacances à l'Ouest de mon pays (Cameroun), j'ai l'habitude d'écouter la radio "Midumba". Seulement, j'ai toujours un problème avec eux. Les programmes pour la plupart en langue "midumba", sont presque inexistences. On a l'impression que cette radio communautaire en manque. De plus, ceux existants sont plus urbains. Des musiques et tout.Moi j'ai toujours pensé que des programmes liés à l'agriculture, à la vie des villageois et autres auraient été plus appropriés. Alors, j'aimerai savoir:
1-Quel est le rôle de la radio communautaire?Qu'est ce qui peut expliquer ce manque?
2-Quelle doit être sa ligne éditoriale?
Maintenant, je vais revenir à Douala (capitale économique)
3- Dans une ville, quel rôle peut jouer la radio? Et dans un pays?
4-Quel est surtout l'avenir de la radio au vu de l'arrivée des Tic?
Commentaire de serge katembera rhukuzage le 12 février 2013 à 19:31 josiane, je crois que les habitants de la communauté doivent être capable de créer leur propre agenda. il faut qu'il s'auto-gouverne aussi bien du point de vue de la tecnique que du contenu diffusé biensur avec une dose de responsabilité. mais encore une fois, je crois qu'ils devraient définir par eux-même ce qui est intéressant pour la difusion...
Bienenfreund a promu le blog Les médias doivent-ils s'adapter aux envies de leur audience ? de Marie-Catherine Beuth
TCHAMBIRI Abdoubaki a commenté la photo de Simon DECREUZE
TCHAMBIRI Abdoubaki a promu le blog hooooo!!!! les conditions des étudiants au togo sont déplorables de TCHAMBIRI Abdoubaki
Aline marie-christine ZOMO-BEM a promu le blog CE QUE JE PENSE DE LA FÊTE NATIONALE DU CAMEROUN A PARIS de Aline marie-christine ZOMO-BEM
Billet de Aline marie-christine ZOMO-BEM
Discussion publiée par lawson melliAjouté(e) par Awa Seydou, Journaliste
Ajouté(e) par Awa Seydou, Journaliste
26 mai 2013 de 10:00 à 18:00 – La Grange
0 Commentaires 0 Promotions31 mai 2013 à 17:00 au 2 juin 2013 à 19:00 – MAH Building
0 Commentaires 1 Promotion
Démarrée par ATITSOGBE dans Actualité et débats il y a 8 heures. 0 Réponses 0 Promotions
Vous êtes étudiants, fonctionnaires, groupe d’amis ou de scouts et vous avez toujours rêvez de connaitre l’Afrique dans touts ses réalités bien sur en vous rendant utile en participant a un projet de…Voir la suite
Démarrée par ATITSOGBE dans Actualité et débats il y a 8 heures. 0 Réponses 0 Promotions
Vous êtes étudiants, fonctionnaires, groupe d’amis ou de scouts et vous avez toujours rêvez de connaitre l’Afrique dans touts ses réalités bien sur en vous rendant utile en participant a un projet de…Voir la suite
Démarrée par lawson melli dans Solidarité et Humanitaire il y a 11 heures. 0 Réponses 0 Promotions
Bonjour à tous, Nous rejoindre sur notre web pour plus de renseignements :Site web : http://msvd.orgPartir en Afrique mais en humanitaire ? Motiver par le volontariat et…Voir la suite
Démarrée par ousmane wade dans Actualité et débats il y a 17 heures. 0 Réponses 0 Promotions
Dans une Afrique troublée par les jihadistes et les rebellions,quels doivent la place et le role des médias?Voir la suite
© 2013 Créé par Ziad Maalouf.

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !
Rejoindre Atelier des médias