Fatimé Zara, comme toutes les jeunes filles tchadiennes de son âge, avait le même rêve : arriver au bout de sa scolarité malgré les facteurs discriminants, trouver un travail et être aussi citée comme fierté chez elle, à l’image des grandes cousines qui le sont assidûment dès qu’il est question d’exemple dans une société qui offre peu de chance aux femmes. Au regard du modèle d’éducation qu’elle recevait des siens, il y avait pour elle de quoi croire à l’aboutissement d’un tel destin, certes, d’après les statistiques, inaccessible à beaucoup de jeunes filles de son milieu social. Fatimé Zara avait une confiance aveugle en ses parents qui remplissaient leur rôle à merveille, elle les aimait d’un grand amour et voyait en eux les meilleurs du monde. Elle le leur rendait bien en retour, s’attelant et respectant à la lettre leur discipline pour honorer sa famille si appréciée, une des plus pieuses de sa petite bourgade tchadienne. (Lire la suite)

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