Les responsables des centrales et confédérations syndicales avec leurs militants étaient dans la matinée d’hier au Parlement. En toile de fond, la décision de suspension des primes et indemnités. Après avoir donné de la voix sur l’esplanade, ces responsables syndicaux ont exigé l’abrogation de cette décision et par la même occasion, le retrait pur et simple de la loi sur l’exercice du droit de grève. Une attitude diversement appréciée.

Pascal Todjinou, Gaston Azoua, Dieudonné Lokossou, Georges Kakai Glèlè et leurs ouailles se sont encore signalés hier par une marche de protestation organisée sur le Parlement. Généralement, c’est la ville de Cotonou qui accueille ces marcheurs d’une matinée mais pour cette fois-ci, ils ont préféré aller exprimer leur mécontentement devant les élus de la Nation. Ils protestent contre la décision prise par le Chef de l’Etat, Boni Yayi de suspendre les primes et indemnités dans les sociétés et offices d’Etat. Après avoir fustigé cette décision, ils ont exigé son abrogation pure et simple au motif qu’elle pénalise les petits travailleurs qui ont contracté des prêts dans les banques et qui ne sauront comment faire pour le remboursement.
Quand on sait que le souci majeur qui sous-tend cette décision du Chef de l’Etat est de voir clair dans l’attribution des primes et indemnités, il y a lieu de s’interroger sur cette nouvelle attitude des syndicalistes. En effet, certaines primes attribuées aux agents et autres responsables des sociétés et offices sous tutelle de l’Etat sont aux yeux des observateurs excessives. C’est donc pour voir clair dans ce dossier que le Président Yayi a décidé de suspendre les primes, en attendant qu’une commission étudie les modalités d’attribution. Mais, il a suffi que la décision tombe pour que les responsables syndicaux embouchent la trompette pour crier à la violation de leurs droits.
Mais, à y voir de près, les responsables syndicaux ont peur que la mesure ne soit bientôt élargie à l’administration publique. C’est pourquoi, ils font feu de tout bois pour que la décision ne s’applique pas. En réalité, cette décision du Chef de l’Etat devrait s’attaquer en priorité aux agents de l’administration publique. De plus, vu la détermination de Boni Yayi qui est plus que jamais décidé à aller à la fermeté, Pascal Todjinou et ses alliés doivent comprendre que leurs grèves et autres mouvements ne pourront ébranler le gouvernement et son chef dans son élan de faire de la bonne gouvernance, sa tasse de thé.
Au lieu donc de jouer à faire peur aux autres parce que leurs intérêts personnels et égoïstes sont menacés, les responsables syndicaux ont tout intérêt à calmer leurs ardeurs, le temps que la commission qui est à pied d’œuvre dépose son rapport. Mieux, ils feraient mieux de se battre pour faire partie de cette commission. Ce faisant, ils auraient fait œuvre utile pour la postérité. C’est justement ce qu’a voulu leur faire comprendre le représentant du président de l’Assemblée nationale dans sa réponse à leur déclaration.
Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...